mercredi 19 septembre 2018

Bilan 2018

Faire le point après une semaine de recul.

Sur EB (ancienne plateforme où Souffle de songe a "éclos"),
j’avais effectué un bilan suite à une vingtaine d’années d’utilisation d’Internet ;
il en ressortait que seule la blogosphère me plaît et me stimule à l'utiliser.
Pour le reste, grosse déception concernant ce que devient le Net.

Aujourd’hui, je dois reconnaître que je commence à saturer.

Je ne comprends pas les motivations et attraits des gens (en société), ni des internautes.
Lorsque je tenais le blog Tarot-ressource (mon premier blog, didactique, tué par les publicités),
je ressentais le désagréable sentiment que le public venait uniquement pour consommer…
De façon générale, j’ai l’impression que les internautes cherchent de la distraction.
Je ne comprends pas, par exemple, le peu d’intérêt pour la rubrique « initiation »
(où se trouvent des extraits de l’enseignement de G. I. Gurdjieff).
Comment saisir le peu d’intérêt pour ce qui permet d’avancer,
d’évoluer vraiment, de croître (mais pas en PIB, zut alors) ?
Est-ce dû au fait qu'il faille fournir quelques efforts
(pour assimiler l'enseignement,
puis le mettre en pratique en l'intégrant à notre quotidien) ?

Ne donnez point les choses saintes aux chiens ;
ne jetez pas non plus vos perles devant les pourceaux,
de peur qu’ils ne les foulent aux pieds (…)

‒ St Matthieu


Les gens font comme s'ils avaient tout compris et expérimenté,
comme s'ils se situaient au sommet de l'évolution,
comme si tout allait plutôt bien ;
et ce, même dans la blogosphère,
au point que je nous sens « en marche » (osé-je écrire).
Pourtant, au quotidien et dans les faits, nous régressons ;
et autant les incessants contrôles énervants
que les contraintes de plus en plus nombreuses
ne cessent de nous pourrir l'existence, en nous bouffant notre temps.
Exemple : j’ai passé la journée du 17 septembre dans les trains,
or maintenant, pour rejoindre les quais, il faut scanner le billet
et, comme ils affichent le quai au dernier moment,
nous nous retrouvons à devoir faire la queue devant les portes d’accès au quai.
Et "tout le monde" de trouver ça normal, peut-être rassurant (?), comme allant de soi
(alors que c’est nouveau, cette nouvelle contrainte).
Pour parler le langage « in » si vil :
à chaque nouveaux interdits et contraintes,
nous nous mettons à jour, vite, pour ne pas avoir de problème,
mais pour le reste...


Revenons à la blogosphère.
Mes questions du moment :

- Qu’est-ce qui intéressent les blogueurs et leurs visiteurs ?
Une soi-disant culture ? Se confirmer ô combien on est cultivé ?
(Questions ne concernant pas les collages percutants de Tmore)
D'espérer recevoir de complaisants retours et flatteries ?
De s’écrire des gentillesses et des compliments ?




- Noue-t-on vraiment des e-liens sur le Net ?
Je veux dire : peut-on parler de communication,
d'interactions enrichissantes pour toutes les parties ?
J’ai tendance à penser que oui, avec certains pour le moins.
Exemples :
Virevolte, avec qui j'entretiens une e-relation depuis environ quatre ans,
qui réagit spontanément, sans fioriture superflue, lorsqu'elle a quelque chose à relever ;
et Cres qui écrit comme il pense, et semble réfléchir au texte lu puisque
à chaque fois qu’il laisse un morceau de musique, c'est en résonance avec la publication.

- Que ce soit dans nos existences comme dans la blogosphère :
que partageons-nous ?

Que devenons-nous ?

Vers quoi, où, nous dirigeons-nous ?

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PS : je n’ai pris aucune décision concernant la suite dans la blogosphère,
c’est juste un besoin d’exprimer mon ressenti du moment, en faisant ce bilan.
Donc merci de ne pas intervenir pour me renvoyer des sensibleries sentimentales.


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vendredi 7 septembre 2018

Gentil, à quelle fin ?

Le propos qui suit n’engage que son auteur.
Le lecteur peut l’aborder comme étant une introspection de l’auteur.

Ce que tu trouves gentil,
est-ce pareil que ce que je trouve gentil ?

Qui décide de ce qui est gentil, des critères de la gentillesse ?

jeudi 6 septembre 2018

Regret du gentil

Patient, j’attends
Les obstacles surgissant d’eux-mêmes
Où se fracassent
Les sans-âmes incompétentes
À l’esprit embrouillé de chiffres
Idéalisant une éternité dorée
En maltraitant le vivant.

mercredi 5 septembre 2018

Émotion pure, Bonté


À celui qui veut vivre
attentivement
il sera donné en plus
de ses mille et une raisons de rire
de ses mille et une raisons de pleurer
l'émotion pure et permanente
d'exister...


Puis le sentiment étrange
de l'Incompréhensible Bonté
qui sans cesse nous annihile
afin que dans cette trouée
l'Espace
nous devine.



‒ Jean-Yves Leloup


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mardi 4 septembre 2018

La saveur de l'attention


Ce que nous appelons « terre d’exil »*
est souvent « terre promise »
à laquelle manque notre attention.


S’il faut revenir quelque part,
revenir à ce qui est,
il n’y a pas d’autre chemin
que l’attention,
que celle-ci soit sensible,
affective, intellectuelle ou spirituelle…


« Les biens les plus précieux
ne doivent pas être cherchés mais attendus » :
c’est de la qualité de notre attente
ou encore de notre désir
que naît la qualité de notre attention.


L’attention est alors
un autre nom pour l’Amour,
quand celui-ci ne se contente pas
d’émotions ou de bonnes volontés
mais devient l’exercice quotidien
d’une rencontre avec ce qui est,
avec ce que nous sommes.


À travers les labyrinthes de nos préoccupations,
il faudra garder un fil d’heureuse vigilance.
Sans cette vigilance
comment pourrions-nous reconnaître
la présence Une
sous ses formes multiples
et goûter la Saveur (Sapienza) ?
Comment pourrions-nous
« prendre soin de l’Être » ?

– Jean-Yves Leloup

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Note

* Plus avant dans le livre de cet auteur, il est expliqué ce qu'il entend par « terre d’exil » :
Elle
(l'attention) nous fait revenir de cet exil qui est l'oubli de l'Être... 

On peut en déduire que la « terre promise » se trouve proche de l'Être (ou Soi).


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lundi 3 septembre 2018

Lâches à poches pleines

Plus on est riche, plus on est lâche.

La lâcheté des hommes se croyant supérieurs
ressort explicitement par exemple avec l’emploi des armes.

samedi 1 septembre 2018

Omnipotent Ordre des médecins

La médecine occidentale contemporaine ?
Un moyen de nier le corps
et d’évoluer dans le déni de son expression.

vendredi 31 août 2018

Bleu de nuit


Pourquoi tu ne te laisses pas aimer ?

Pourquoi tu reprends ce qu'on te donne ?





jeudi 30 août 2018

Dæmenzia vs Essenzia

Dæmenzia s’épanouit lorsqu’on agit à l’encontre de sa propre conscience,
en se convaincant que c’est le bon choix, qu’il n’y a pas d’autre possible
que de souffrir en faisant ce qu’une part de soi déteste et répudie.

Justification, rationalisation, banalisation, normalisation.

mercredi 29 août 2018

S'adresser au docteur

Hiérarchie

Politique

Vouloir être vénéré

Sentiment de puissance


Toute relation est politique, prétendent certains.

Un médecin, est-il mon supérieur hiérarchique ?

dimanche 26 août 2018

Caravane passe

Aux migrants et réfugiés climatiques, politiques et autres.
Aux gens de la route, aux âmes bohèmes, aux esprits curieux de la différence
.

Par solidarité et souci d'entraide, devenons tous zinzins.
Des zinzins, oui,
mais Moretto :



Un cauchemar, heureusement !

My holy Gun, quel cauchemar.

Y a des matins, on est content de se réveiller,
dans ce monde où règnent les justes et sages.

samedi 25 août 2018

Normes et petits métiers

Dès les débuts de l’industrialisation,
des personnalités se sont insurgées à cause…
de la disparition des petits métiers.
Par exemple : ceux qui tissaient mains les habits, les tapis, etc.,
qui, d’un coup, se sont vus remplacés par des ouvriers à la chaîne,
produisant des habits et tapis à la chaîne, identiques et sans "saveur".

vendredi 24 août 2018

De l'Italie

A nonna Laurina,
che tiene il sano nel mio cuore.


Un bâtard, né en ceinte terre de France,
est apparu tout blond aux yeux bleus,
alors que, pourtant, pour le sûr,
son sang est italien à 50%, par sa mère.

jeudi 23 août 2018

Bénédiction de Là-Haut

Les occidentaux, suffisants, prétendent ne croire qu’en un seul Dieu,
un fainéant anti-rasoir aimant excessivement les petits angelots.

mercredi 22 août 2018

De la sécurité

Quand on parle de « sécurité »,
de quoi s’agit-il exactement, de quoi parle-t-on au juste ?




Ce que nous appelons « sécurité » est un sentiment,
plus précisément un ressenti, soit : un sentiment intérieur.

lundi 20 août 2018

Esprit guerrier

Le changement en lui-même n’est pas douloureux.
C’est la résistance au changement qui est cause de douleur.

L’aspect global de l’être n’est pas une qualité du mental
mais un aspect de l’Esprit.

dimanche 19 août 2018

Masse à la masse

Selon ma compréhension,
à cette heure,
en simplifiant un maximum,
la situation mondiale se présente de la sorte :
•    Un très faible pourcentage de l’humanité, une poignée d’entre nous,
luttent, résistent, s’opposent, se révoltent, se marginalisent, etc.,
afin de contrer le mal émotivo-cérébral qui se diffuse inexorablement.

vendredi 17 août 2018

Sacré Belzébuth

Anecdote (déjà racontée sur l’autre plateforme)

Vers 1997, j’ai testé une approche thérapeutique nommée « méthode Grinberg ».
J’ai consulté durant ~7 mois, une fois par semaine.
Dans un premier temps, je restais simplement couché sur le dos,
habillé, les pieds nus (même en hiver).
La séance se déroulait en deux temps :
- d’abord, le thérapeute me regardait-touchait les pieds, tirait les doigts,
massait, appuyait à certains endroits (méthode inspirée, en partie, de la réflexologie) ;
et, pendant ce temps, il me disait ce qu’il voyait dans mes pieds,
de mes humeurs et autres de la semaine écoulée.
Il lisait mes pieds !
C’est le moment de la séance que je préférais.

- Durant la seconde partie, le thérapeute me tournait autour et appuyait ou touchait
ou effleurait certains endroits de mon corps. Cette partie m’a moins convaincu.

Un jour, cela faisait ~4 mois que j’y allais,
je me suis couché et la personne s’activait sur mes pieds.
Soudain, j’entendis : « vous êtes amoureux ? »
Moi : « euh, ben non, pas du tout, non »
Le thérapeute, étonné, de poursuivre : « vous avez fait une rencontre ? »
Moi : « non, rien de spécial cette semaine. »
Lui : « au travail, un nouveau collègue ? »
Moi : « non »
La personne d’insister, essayant plusieurs pistes.
Et, tout à coup, j’ai entendu « vous lisez quoi en ce moment ? »
Moi, d’un coup illuminé,
tilt, ça y est, voilà ce qu’il voit de changé :
« à la bibliothèque, j’ai trouvé cette semaine un livre incroyable
qui me remue profondément, qui me bouleverse ».
C’était ça.
Le thérapeute voyait mon chamboulement dans mes pieds !

Quel était donc ce livre ?

Récits de Belzébuth à son petit-fils, de G. I. Gurdjieff.




En ce temps-là, j’avais un horaire de travail décalé,
je commençais à 16h30 et avais souvent congé la semaine (travaillant le week-end).
Durant une dizaine d’années, j’ai passé beaucoup de temps
à la bibliothèque bien fournie de la ville où je vivais alors.
Je m’y rendais mû par deux motivations :
- pour me distraire, découvrant le monde de la BD dite adulte ;
- et pour y rechercher des livres intelligents, que j’aurais qualifié alors
de spirituel et aussi, mystique, transcendant, permettant de progresser.
Je me suis intéressé également à la psychologie, un peu de philosophie, etc.
J’en ai consulté et emprunté beaucoup, de toutes sortes et de divers auteurs.
Dans la plupart des livres se trouvent des informations intéressantes,
et même des enseignements partiels, mais il faut trier (esprit critique)
car, comme dans la Bible, il y a beaucoup de superflu, d’égocentrisme,
de vanité et aussi, de "mystères" fabriqués autour de quelque chose
qui n’est mystérieux que pour l’auteur…

Avec G. I. Gurdjieff, il n’y a rien à jeter.
Aucun déchet, pas de superflu ni d’inutile.
Tout ce qu’il a écrit, ainsi que l’enseignement qu’il a transmis,
peut être vérifié in vivo, par soi-même, durant le quotidien, au fil du temps.

« Vous êtes amoureux ? »


Infos sur l’utilisation de cette rubrique initiation

Sur Blogger,
il n’est pas possible de faire une opération basique comme changer l’ordre de parution !

Pour découvrir et s’imprégner de l’enseignement de Gurdjieff, procéder :
soit dans l’ordre de publication,
soit au pif, à l’intuition ou à l'envie du moment,
non sans avoir lu et relu « le maître et son cocher ».

Se rappeler que ce n’est ni la destination ni la réussite qui comptent,
c’est le cheminement qui importe, ce qu’il se passe (ou non) en route…

Voici la liste, liée, des publications :
1. Dépasser la mécanicité
2. Connaître, nos fonctions
3. Intériorité, solidifier
4. Être et persona
5. 3 forces et des lois mécaniques
6. Matière et énergie
7. Le maître et son cocher
8. But, devenir, altruisme
9. Connais-toi toi-même
10. Récapitulatif et rappel de soi
11. Étude de la loi de sept
12. Loi de sept et impulsions volontaires
13. Mouvements extérieurs et intérieurs
14. Faux-moi et niveaux de conscience
15. Pas de vrai moi sans "l’autre"
16. S’identifier et s’oublier
17. Se considérer, et considérer que…
18. Défense psy contre les chocs
19. Tampons et contrôle
20. Paraître et être, un juste dosage
21. Gérer son potentiel énergétique
22. Influences et centre magnétique
23. Des cosmos, 3 dimensions accessibles
24. Mourir pour renaître
25. Faire, magique ; et faux-moi
26. Énergie et accumulateurs
27. Exister avec un répertoire de moi
28. En chacun, "ça" aime ou non
29. Et le sexe alors ?
30. Le mage révèle quelques dons
31. Objectivité : au-delà de la dualité
32. Le langage des oiseaux
33. Être aligné en soi, simultanéité
34. Idéaliser, est-ce sérieux ?
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Autres liens (textes autour de Gurdjieff)

* Pudeur
* Leurre d’art
* Germe d’âme
* Âme, efforts et souffrance volontaires
* Fonctionnement humain
* Un fleuve, deux courants
* Histoire de Ge


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Idéaliser, est-ce sérieux ? (G XXXIIII)

Dans cette rubrique paraît une série d’articles portant sur la connaissance de soi,
articles se composant d’extraits de l’enseignement de G. I. Gurdjieff,
selon les notes prises par P. D. Ouspensky, l’un de ses élèves.
G. I. Gurdjieff tenait sa connaissance de la « tradition ancienne ».

Ma motivation : se désenvoûter (un max. d'entre nous).
 
     Soyez votre propre flambeau et votre propre recours.
– Sagesse orientale
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Qu’entend G. I. Gurdjieff, au juste, par « être sérieux » ?
Beaucoup de choses vous restent incompréhensibles
parce que vous ne tenez pas compte de la signification
de quelques-uns des mots les plus simples ; par exemple,
vous n’avez jamais pensé à ce que veut dire « être sérieux ».
Essayez de répondre vous-mêmes à cette question.
Que signifie : « être sérieux ? »
- Avoir une attitude sérieuse envers les choses, dit quelqu’un.
- C’est bien là ce que chacun pense, dit Gurdjieff ;
en réalité, c’est exactement l’inverse.
Avoir une attitude sérieuse envers les choses ne signifie pas du tout être sérieux,
étant donné que toute la question est de savoir « envers quelles choses ».
Un très grand nombre de gens ont une attitude sérieuse envers des choses insignifiantes.
Peut-on dire qu’ils soient sérieux ? Bien sûr que non.
L’erreur vient de ce que le concept "sérieux" est pris dans un sens très relatif.
Ce qui est sérieux pour l’un ne l’est pas pour l’autre, et inversement.
(…)
Une seule chose est sérieuse pour tout le monde et en tous temps.
L’homme peut plus ou moins s’en rendre compte,
mais le sérieux des choses n’en sera point altéré pour autant.
Si l’homme pouvait comprendre toute l’horreur de la vie des gens ordinaires
qui tournent en rond dans un cercle d’intérêts et de buts insignifiants,
s’il pouvait comprendre ce qu’ils perdent,
il comprendrait qu’il ne peut y avoir qu’une chose sérieuse pour lui :
échapper à la loi générale, être libre.
Pour un homme en prison et condamné à mort, que peut-il y avoir de sérieux ?
Une seule chose : comment se sauver, comment échapper.
Rien d’autre n’est sérieux.

Concernant l’engagement de quelqu’un dans un travail sur soi,
G. I. Gurdjieff précise :
Avant tout, il doit savoir jusqu’où il veut aller,
et ce qu’il est prêt à sacrifier.
Rien n’est plus facile, ni plus vain, que de répondre : « tout ».
L’homme ne peut jamais tout sacrifier
et cela ne peut jamais lui être demandé.
Mais il doit définir exactement ce qu’il est prêt à sacrifier,
et ne plus marchander à ce sujet par la suite.
Ou bien il en sera de lui comme du loup du conte arménien.
Vous connaissez le conte arménien du loup et des moutons ?
Il y avait une fois un loup qui faisait de grands massacres de moutons
et semait la désolation dans les villages.
A la longue, je ne sais trop pourquoi,
il fut soudain pris de remords et se repentit ;

aussi décida-t-il de se réformer et de ne plus égorger de moutons.
Afin de tenir sérieusement sa promesse, il alla trouver le curé
et lui demanda de célébrer pour lui une messe d’actions de grâces.
Le curé commença la cérémonie ;
le loup y assistait, sanglotant et priant.

La messe dura longtemps.
Le loup avait exterminé pas mal de moutons du curé
et celui-ci priait donc avec ardeur afin que le loup s’amendât réellement.
Soudain le loup, ayant jeté un regard par la fenêtre,
vit les moutons qui rentraient au bercail.
Il ne pouvait plus tenir en place ;
mais le curé s’éternisait dans ses prières.
A la fin, le loup ne put se contenir davantage et cria :
« Finissons-en, curé ! ou tous les moutons seront rentrés,
et je n’aurai plus rien pour dîner ! »
C’est un conte très savoureux, parce qu’il dépeint admirablement l’homme :
l’homme est prêt à tout sacrifier, mais quant à son diner d’aujourd’hui,
c’est une autre histoire…
L’homme veut toujours commencer par quelque chose de grand.
Mais c’est impossible ; nous n’avons pas le choix :
il nous faut commencer par les choses d’aujourd’hui.

* * *

Ensuite, G. I. Gurdjieff a expliqué des méthodes par rapport à la respiration
que je ne recopie pas ici car il est dangereux d’intervenir sur la respiration.
Il faut savoir que nos mouvements ainsi que nos postures
sont directement reliés à notre façon de respirer.
Par exemple, si vous respirez mal ou que vous vous sentez anxieux, angoissé(e),
commencer par changer de posture (si vos bras sont croisés, décroisez-les
et levez-en un pour le poser sur l’accoudoir, par exemple,
ou si vous êtes prostrés, redressez-vous ; etc.)


Un résumé 

Le travail sur soi doit commencer par le corps et ses habitudes,
ainsi que par l'attention à la respiration 
(respirer profondément durant des moments de détente physique,
ou si vous faites du yoga, etc., en se rappelant soi-même). 

Le but, disait Gurdjieff, est la maîtrise de l’organisme,
et l’assujettissement de ses fonctions conscientes et inconscientes à la volonté.

La visée du travail sur soi consiste en le sacrifice de la fausse-personnalité
et de sa souffrance, ce qui permet la croissance de l’être.
Plus précisément,
il s’agit de parvenir à sacrifier l’illusion du moi-je et de ses savoirs,
ainsi que l’illusion de liberté que l’on croit disposer.
Se rappeler que :
fausse-personnalité = faux-moi = faux-désir = fausse-volonté = fausses motivations.

Apprendre à distinguer la volonté automatique, conditionnée par Mère Culture,
d’une volonté propre et consciente nous poussant à avancer, évoluer, croître…
Se rappeler, comme vu avec D. Quinn et défis de l'humain, que :
la culture et l’activité psychique sont interdépendantes.
Si la culture s’appauvrit, le psychisme s’appauvrit ;
et vice-versa, si le psychisme s’appauvrit, la culture s’appauvrit.
On comprend l’indignation de certains du niveau des TVréalitéshow, par exemple.
Si la culture s’enrichit, l’activité psychique s’enrichit (et vice-versa)…

* * * * * * * * *

Nous voilà au bout du livre d’Ouspensky.
Bien que ce ne soient que des extraits, vous profitez d’un tour complet.

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Être aligné en soi, simultanéité (G XXXIII)

Concernant le travail sur soi-même, G. I. Gurdjieff a expliqué :
Si l’homme était capable de travailler sur lui-même,
tout serait très simple et les écoles seraient inutiles.
Mais il ne le peut pas,
et il faut en chercher les raisons dans les profondeurs mêmes de sa nature.
 
Je laisserai de côté pour le moment son manque de sincérité envers lui-même,
les perpétuels mensonges qu’il se fait, et ainsi de suite –
et je rappellerai seulement la division des centres (
positif et négatif soit, en conflit).
Cela suffit à rendre impossible à l’homme un travail sur soi indépendant.
 
Vous devez comprendre que les trois principaux centres
– intellectuel, émotionnel et moteur – sont interdépendants,
et que, chez un homme normal, ils travaillent toujours simultanément.
C’est précisément ce qui constitue la difficulté majeure dans le travail sur soi.
Que signifie cette simultanéité ?
Cela signifie que tel travail du centre intellectuel est lié
à tel autre travail des centres émotionnel et moteur – c’est-à-dire qu’une certaine sorte
de pensée est « inévitablement » liée à une certaine sorte d’émotion,
et à une certaine sorte de mouvement (ou de posture),
et que l’une déclenche l’autre ;
autrement dit, que telle sorte d’émotion déclenche tels mouvements ou attitudes,
et telles pensées, de même qu’une certaine sorte de mouvements ou de postures
déclenche certaines émotions, ou états d’esprit, etc.
Toutes les choses se tiennent,
et il n’en est pas une qui puisse exister sans une autre.
 
Maintenant, imaginez qu’un homme décide de « penser » d’une façon nouvelle.
Il n’en continue pas moins à sentir de la vieille façon. (…)
Ou bien,
imaginez qu’il ait coutume de fumer des cigarettes chaque fois qu’il veut penser.
C’est là une habitude motrice.
Il décide de penser d’une façon nouvelle.
Il commence par fumer une cigarette – et retombe aussitôt dans sa pensée routinière,
sans même s’en rendre compte.
Le geste habituel d’allumer une cigarette
a déjà ramené ses pensées à leur ancien diapason.
(…)
L’unique possibilité de les faire travailler (
les trois principaux centres de l’être)
d’une manière nouvelle est donc le plus souvent de commencer par le centre moteur,
c’est-à-dire par le corps.
Un corps paresseux, automatique, et plein de stupides habitudes,
stoppe toute espèce de travail.

Précision : lorsque Gurdfieff parle d’un « paresseux »,
il fait allusion à la paresse de travailler sur soi-même,
de produire des efforts et même des sur-efforts pour avancer, évoluer,
ce qui n’est possible qu’en contrant certaines habitudes et automatismes.


Un participant demande à G. I. Gurdjieff :
- Mais certaines théories affirment que l’on doit développer
le côté moral et spirituel de sa nature,
et que si l’on obtient des résultats dans cette direction,
il n’y aura pas d’obstacles de la part du corps.
Est-ce possible ou non ?
 
- A la fois oui et non, dit Gurdjieff. Tout est dans le "si".
« Si » un homme atteint la perfection de la nature morale et spirituelle
sans empêchements de la part du corps,
le corps ne s’opposera pas aux accomplissements ultérieurs.
Mais par malheur cela n’arrive jamais,
parce que le corps intervient dès les premiers pas,
intervient par son automatisme,
par son attachement aux habitudes,
et avant tout par son mauvais fonctionnement.
 
Le développement de la nature morale et spirituelle
sans opposition de la part du corps est théoriquement possible,
mais dans le seul cas d’un fonctionnement idéal du corps.
Et qui est en mesure de dire que son corps fonctionne idéalement ?

Rappel : l’humain, étudié façon Gurdjieff, se construit sur trois étages (c’est une image).
Le premier étage de l'usine regroupe trois centres,
dont les centres principaux moteur et instinctif, à quoi on ajoute le centre sexuel.

Gurdjieff a précisé qu’un humain peut parfaitement vivre
en n’utilisant que l’étage du bas de ce qui constitue sa personne.

Au niveau du second étage de la personne se trouve le centre émotionnel.
Au niveau du troisième étage de cette usine humaine se trouve le centre intellectuel.

NB (et répétition) : on peut vivre, ce qui est le cas pour la plupart d’entre nous,
qu’en utilisant l’étage du bas (centres moteur-instinctif et sexuel),
les centres émotionnel et intellectuel fonctionnant au service du premier étage de l'usine.
Dans ce cas,
les centres émotionnel et intellectuel ne fonctionnent que de façon mécanique,
par automatismes, selon les culture et éducation reçues, et ils sont, chacun, bipolaires (conflit),
par exemple « j'aime/j'aime pas » et « je veux/je ne veux pas ».
C’est pourquoi, pense-je, Gurdjieff les distingue des centres supérieurs,
soit : des centres émotionnel supérieur et intellectuel supérieur,
centres dont le fonctionnement est conscientisé, en voie d’être maîtrisé.

Donc, en résumé, pour changer vraiment (avancer, évoluer, croître),
il est important de travailler sur les trois étages de la personne « simultanément »,
en commençant par le centre moteur.


G. I. Gurdjieff poursuit :
De plus, il y a erreur sur le sens des mots "moral" et "spirituel".
J’ai assez souvent expliqué auparavant que l’étude des « machines »
commence non par celle de leur "moralité" ou de leur "spiritualité",
mais par celle de leur mécanicité et des lois qui régissent cette mécanicité.
 
L’être des hommes n° 1, 2 et 3 est l’être de machines
qui ont la possibilité de cesser d’être des machines,
mais qui n’ont pas encore cessé d’être des machines.
 
- Mais n’est-il pas possible pour l’homme d’être immédiatement transporté
à un autre niveau d’être par une vague d’émotion ? demanda quelqu’un.
 
- Je ne sais pas, dit Gurdjieff.
De nouveau nous parlons des langages différents.
Une vague d’émotion est indispensable,
mais elle ne peut pas changer les habitudes motrices ;
par elle-même, elle ne peut pas faire travailler correctement
des centres qui toute leur vie ont fonctionné de travers.
(…)
Il n’y a pas de miracle possible pour une machine.
Il est déjà assez miraculeux qu’une machine soit en mesure de changer.
(…)
Aucune vague d’émotion ne peut durer dans la vie,
aucune vague d’émotion ne peut donc provoquer le moindre changement d’être.
(…)
Je vous parlerai maintenant d’un certain défaut de fonctionnement du corps
qu’il est en tout cas indispensable de corriger.
Tant qu’il persiste, aucune sorte de travail, serait-il moral ou spirituel,
ne peut se faire de manière correcte.
 
Vous vous rappellerez que lorsque nous avons parlé du travail
de "l’usine à trois étages",
je vous ai expliqué que la plus grande part de l’énergie élaborée par l’usine
est gaspillée en pure perte, notamment en tension musculaire inutile.
Cette tension musculaire inutile absorbe une énorme quantité d’énergie.
Et dans le travail sur soi, l’attention doit d’abord se porter là.
(…)
L’homme doit donc, préalablement à tout travail physique sur lui-même,
apprendre à observer et à sentir sa tension musculaire ;
il doit être capable de relâcher les muscles quand cela est nécessaire,
c’est-à-dire avant tout de faire céder la tension inutile des muscles.
(…)
Et le travail consiste à se soumettre volontairement
à une souffrance temporaire
pour se rendre libre de la souffrance éternelle.

Il s’agit de la souffrance inhérente au fait de contrer sa personnalité publique,
la fausse, celle construite par « Mère Culture », la mécanique,
qui s’accroche au connu et à la routine, et à sa souffrance.

NB : faire des efforts pour changer soi-même (travail sur soi)
est un exemple de souffrance volontaire.

* * *

Voici un exercice à pratiquer le plus souvent possible
permettant notamment d’apprendre à déplacer son attention,
tout en se rappelant soi-même :
Un jour, à propos de la description d’un exercice de concentration,
où il s’agissait de reporter l’attention d’une partie du corps vers une autre,
Gurdjieff demanda :
- Lorsque vous prononcez le mot « Moi » à haute voix,
pouvez-vous remarquer « où ce mot résonne en vous ? »
 
Nous ne comprîmes pas tout de suite ce qu’il voulait dire.
Mais certains d’entre nous commencèrent très vite à remarquer
que lorsqu’ils prononçaient le mot « Moi »,
ils avaient l’impression que ce mot « résonnait » dans leur tête,
d’autres le sentaient dans leur poitrine,
d’autres encore au-dessus de leur tête – en dehors du corps.
(…)
Gurdjieff dit qu’un exercice de ce genre s’était conservé jusqu’à nos jours
dans les monastères du mont Athos.
Un moine se tient dans une certaine position, soit à genoux, soit debout,
les bras levés pliés aux coudes, et dit – Ego – d’une voix haute et soutenue,
tout en écoutant où ce mot résonne.
 
Le but de cet exercice est de lui faire sentir son « Moi »,
chaque fois qu’il pense à lui-même,
et de faire passer son « Moi » d’une centre dans un autre.
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jeudi 16 août 2018

Le langage des oiseaux (G XXXII)

Plusieurs utilisent une échelle ou un escalier comme symbole d’évolution de l’être.
Une échelle contient plusieurs échelons ou niveaux.
Dans le propos qui suit,
les humains 2 à 6 correspondent aux divers niveaux de l’échelle de croissance.



G. I. Gurdjieff expliquait que la plupart d'entre nous sont des humains 2 et 3
sur le plan de l’évolution (ne pas confondre avec les types de personnalité),
c’est-à-dire que la plupart, nous évoluons au second ou au troisième échelons de l’évolution.
La plupart d’entre nous stagnent dans le monde des oppositions (les humains2),
pendant que les autres (les humains3) stagnent au niveau de la conciliation,
en conscience de la dualité, mais sans parvenir à maintenir une continuité intérieure
(restant trop soumis à l’accidentel et influencé socialement).

Ceux, plus rares, qui parviennent au niveau de l’humain4 (le carré, en symbole)
parviennent à maintenir une certaine continuité en eux-mêmes, en leur pensée.

Selon Gurdjieff, pour passer au niveau 5 de l’échelle de l’évolution,
un humain4 a besoin :
soit de rencontrer un humain5 (ou 6 ou 7),
soit de trouver une école valable, sérieuse (avec, au moins, un humain5).
Et ainsi de suite.
Rares ont été les humains6, selon Gurdjieff,
et rarissimes les humains7 (et plus).

Au sujet de ce processus évolutif, G. I. Gurdieff expliquait :
Ce même processus de développement harmonieux de l’homme
peut être envisagé du point de vue d’un autre système de symboles,
celui de la loi d’octave*.
(…)
Les sept tons fondamentaux (
les notes do à si), avec les deux "intervalles"
ou "chocs additionnels", donnent neuf échelons.
Si nous y ajoutons le « do » de la nouvelle octave, nous avons dix échelons.
(…)
Ainsi, la loi d’octave, de même que le processus de développement qu’elle exprime,
renferme tous les nombres de 1 à 10.
Nous touchons ici à ce qu’on pourrait appeler le « symbolisme des nombres ».

G. I. Gurdjieff poursuit en survolant les diverses méthodes d’épanouissement personnel :
Dans les systèmes occidentaux d’occultisme existe une méthode connue
sous le nom d’ « addition théosophique », qui donne la signification des nombres
de deux chiffres ou plus, en se basant sur la somme de ces chiffres.
Pour ceux qui ne comprennent pas le symbolisme des nombres,
cette façon de les synthétiser paraît absolument arbitraire et stérile.
Mais pour un homme qui comprend l’unité de tout ce qui existe,
et qui possède la clé de cette unité,
la méthode d’addition théosophique a un sens profond,
parce qu’elle ramène toute la diversité aux lois fondamentales qui la gouvernent,
et qui sont exprimées dans les nombres de 1 à 10.
 
(…) dans la science des figures symboliques, les nombres correspondent
à des « figures géométriques » déterminées, qui leur sont complémentaires.
 
La "Kabbale" fait également usage d’une « symbolique des lettres »,
qui s’accorde avec une « symbolique des mots ».
 
La combinaison des quatre méthodes de symbolisme – par les nombres,
les figures géométriques, les lettres et les mots – donne une méthode complexe,
mais plus parfaite.
 
Il existe également une « symbolique de la magie », une « symbolique de l’alchimie »,
une « symbolique de l’astrologie », sans oublier le système des « symboles du Tarot »,
qui les unit en un seul tout.
 
Chacun de ces systèmes peut servir de moyen pour « transmettre » l’idée de l’unité.
Mais entre les mains de l’ignorant et de l’incompétent,
si bonnes que soient leurs intentions,
le même symbole devient un "instrument d’erreur".
La raison en est qu’un « symbole » ne peut jamais être pris dans un sens ultime
et exclusif. En tant qu’il exprime les lois de l’unité dans la diversité indéfinie,
un symbole possède lui-même un nombre indéfini d’aspects
à partir desquels il peut être envisagé,
et il exige de celui qui l’approche la capacité de le voir
simultanément de différents points de vue.
(…)
Cependant, la vraie compréhension des symboles ne peut pas prêter à discussion.
Elle approfondit la connaissance, et elle ne peut pas rester théorique,
parce qu’elle intensifie les efforts en vue de résultats réels,
en vue de l’union du savoir et de l’être,
c’est-à-dire en vue du « Grand Faire ».
 
La connaissance pure ne peut pas être transmise ;
mais si elle est exprimée par des symboles,
elle se trouve recouverte comme d’un voile qui,
pour ceux qui désirent la voir et savent comment regarder, devient transparent.
(…)
Pour être en état de saisir le contenu intérieur du langage quand il devient symbolique,
il est essentiel d’avoir préalablement appris à écouter.
Écouter est une science.
Et si cette science fait défaut tout essai de compréhension littérale, (…),
est voué d’avance à l’échec (…), dans la plupart des cas.
Nous devons insister sur ce point,
parce que le caractère intellectualiste de l’éducation contemporaine
imprègne les gens d’une tendance ou d’une inclination à opposer
des définitions logiques et des arguments logiques à tout ce qu’ils entendent.
Et, sans qu’ils le remarquent, ce soi-disant souci d’exactitude les paralyse
dans tous les domaines où, par leur nature même, des définitions exactes
impliquent une inexactitude de sens.

Commentaire : en 1916, G. I. Gurdjieff dénonçait l’excès d’intellectualisation.

* * *

Ensuite, dans le livre de P. D. Ouspensky,
un chapitre est consacré à l’ennéagramme**, déjà présenté dans ce blog.




Note et liens
* Étude de la loi de sept
(En tapant "loi sept" dans le moteur de recherche du blog, plusieurs articles apparaissent)

** Ennéagramme, le symbole mystérieux

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mercredi 15 août 2018

Esprit sport

Le sport, c’est avec l’esprit qu’il faut en pratiquer.

L’esprit ne fonctionne pas uniquement de façon linéaire :
une réflexion après l’autre, une réflexion en amenant une autre, etc.
Par exemple : pour penser D, l’esprit n’a pas forcément besoin de commencer par A
pour se diriger vers B, puis vers C, pour, enfin, pouvoir considérer D.
L’esprit ne procède pas que de façon linéaire, 2 + 2 = 4
(alors que 2 graines de courge + 2 graines de tomate, semées en terre,
donneront moult légumes, par exemple),
ni ne pense que de façon linéaire, genre : pour parvenir à ça, à un but,
il faut forcément passer par ces étapes, à l’instar de la hiérarchie professionnelle.

lundi 13 août 2018

Objectivité : au-delà de la dualité, l'unité (G XXXI)

Pour G. I. Gurdjieff, la science objective n’est possible qu’en état de conscience objective,
or l’humain ordinaire évolue dans un état de conscience subjective.
Nos sciences, théories et autres savoirs exotériques, ne reposeraient que sur la subjectivité.
Il dit aux participants :
Une des idées centrales de la science objective est l’idée de l’unité de toutes choses,
de l’unité dans la diversité. (…)
Avec la conscience objective, il est possible de voir et de sentir
l’ "unité de toutes les choses".
 
Mais pour la conscience subjective,
le monde est fragmenté en des millions de phénomènes séparés et sans lien. (…)
(…) les hommes ne peuvent pas réédifier l’idée du Tout en partant de faits isolés,
et ils ne peuvent pas deviner les principes de la division du Tout
sans connaître les lois sur lesquelles se base cette division.

G. I. Gurdjieff relève que le langage, notre façon de parler, est « imparfait » et « faible »,
c’est pourquoi nos lointains ancêtres ont utilisé les mythes, symboles et aphorismes,
pour parvenir à exprimer des phénomènes de la science objective.
Il dit à ce sujet :
Les symboles employés pour transmettre les idées de la science objective
renfermaient les diagrammes des lois fondamentales de l’univers,
et ils ne transmettaient pas seulement la science même,
ils montraient également la voie pour y parvenir.
(…)
L’étude des symboles peut être abordée de la façon suivante :
d’abord, en étudiant le monde des phénomènes,
l’homme doit voir en toutes choses la manifestation de deux principes opposés
qui, selon leurs conjonctions ou leurs oppositions, donnent tel ou tel résultat,
reflétant la nature essentielle des principes qui les ont créés.
Cette manifestation des grandes lois de « dualité » et de « trinité »,
l’homme la voit simultanément dans le cosmos et en lui-même.
(…)
Les symboles les plus simples :
les nombres 2, 3, 4, 5, 6, qui les expriment, ont un sens défini
par rapport au développement intérieur de l’homme ;
ils montrent les degrés différents sur la voie du perfectionnement de soi
et de la croissance de l’être.
 
L’homme, dans son état ordinaire, est pris comme une « dualité ».
Il est entièrement constitué de dualités, ou de "couples de contraires".
Toutes les sensations de l’homme, ses impressions, ses émotions, ses pensées,
sont divisées en positives et négatives, utiles et nuisibles, nécessaires et superflues,
bonnes et mauvaises, plaisantes et déplaisantes.
Le travail des centres se fait sous le signe de cette division.
Les pensées s’opposent aux sentiments.
Les impulsions motrices s’opposent à la soif instinctive de tranquillité.
C’est dans cette dualité que s’effectuent toutes les perceptions,
toutes les réactions, toute la vie de l’homme. (…)
Mais cette dualité apparaît comme un alternance ;
le vainqueur d’aujourd’hui est le vaincu de demain ;
ce qui nous domine actuellement sera bientôt secondaire, subordonné.
Et tout est également mécanique, également privé de volonté, également dénué de but.
 
La compréhension de la dualité en nous-mêmes
commence dès que nous parvenons à saisir la différence
entre ce qui est automatique et ce qui est conscient
.
 
Cette compréhension doit être précédée de la destruction de ce mensonge à soi-même
qui consiste pour un homme à prendre ses actions, mêmes les plus mécaniques,
pour des actes volontaires et conscients,
et à se prendre lui-même pour un être « un » et entier.
Lorsque ce mensonge est détruit, et que l’homme se met à voir en lui la différence
entre le mécanique et le conscient, une lutte commence alors
pour la réalisation de la conscience dans la vie,
et pour la subordination de l’automatique au conscient.
(…)
La création d’un troisième principe, principe permanent,
sera pour l’homme la « transformation de la dualité en trinité ».
 
Qu’il affermisse cette décision et l’introduise constamment, sans défaillance,
dans tous les événements où n’intervenaient autrefois que des chocs accidentels,
cela créera une ligne permanente de résultats dans le temps,
et ce sera la « transformation du ternaire en quaternaire.
 
Le degré suivant, la « transformation du quatre en cinq » (…),
n’a pas un seul sens mais de nombreux sens différents par rapport à l’homme.
(…)
Le développement de la machine humaine et l’enrichissement de l’être
commencent par un fonctionnement nouveau et inaccoutumé de cette machine.
Nous savons que l’homme a cinq centres : intellectuel, émotionnel,
moteur, instinctif et sexuel
.

Commentaire : jusqu’ici, Gurdjieff avait parlé de trois centres « êtriques » majeurs.
À ce niveau de l’enseignement, ses élèves sont en étude pratique sur eux-mêmes.
Pour les besoins de l’étude, Gurdjieff analyse :
il sépare les centres moteur et instinctif,
afin d’apprendre à distinguer les élans moteurs des élans instinctifs.
Et, nous l’avions vu précédemment, il a ajouté le « centre sexuel ».

Rappel : le centre sexuel fonctionne de façon indépendante,
ordinairement au niveau des centres moteur et instinctif.
Le sexe dispose de sa propre énergie, la plus raffinée que produisent les centres d’un être.
Lorsqu’on développe un « corps astral » – lorsqu’on élargit sa conscience,
de soi et du monde, et, surtout,
quand on parvient à unifier les opposés notamment du centre émotionnel –,
le centre sexuel se met à fonctionner aux niveaux supérieurs de l'être…

Continuons avec l’étude des, désormais, cinq centres de l’être :
Un développement prédominant de l’un ou l’autre de ces centres, aux dépens des autres,
produit un type d’homme très unilatéral, incapable de tout développement ultérieur.
 
Mais si l’homme amène à un accord harmonieux le travail de ses cinq centres,
"le pentagramme se ferme en lui",
et il devient un type accompli d’homme physiquement parfait.
 
Le fonctionnement intégral des cinq centres les amène à s’unir aux centres supérieurs,
qui introduisent le principe jusqu’alors absent, et mettent l’homme en liaison directe
et permanente avec la conscience objective et la science objective.
 
L’homme devient alors l’ "étoile à six branches", c’est-à-dire qu’en se retranchant
dans un cercle de vie indépendant et complet par lui-même,
il s’isole des influences étrangères ou des chocs accidentels ; (…)

(Oser réagir, lecteur. Je me permets des commentaires
car j’avance avec cet enseignement depuis une vingtaine d’années.
Mais cela n’empêche nullement que je sois à côté de la plaque ou dans l’erreur ;
d’où l’invitation à intervenir, à interroger et s'interroger ensemble.)

Commentaire et résumé (général) :
il s’agit de comprendre le travail mécanique (naturel et automatique)
de chacun des centres de l’être.
Pour s'y aider, il faut y distinguer les aspects moteurs des aspects instinctifs,
en considérant l’élan et l'énergie sexuels en tant que tel.
Il s’agit d’en prendre pleinement conscience, de notre fonctionnement.

En harmonisant le fonctionnement énergétique des cinq centres,
l’humain développe « un corps supérieur » (dit astral)
donnant forme à, ou activant, les centres émotionnels et intellectuels supérieurs
(ce qui permet l’objectivité).
Donc, lorsqu’une personne parvient au développement du sixième symbole,
son corps astral est formé et il opère, agit,
ce qui sous-entend que le centre émotionnel résonne et vibre autrement.
Cette nouvelle résonance permet une mise en relation avec une raison supérieure
(au-delà de la dualité et même, comme lu, de la trinité...)

À ce stade de développement, l’humain décide, choisit sa voie,
en sachant contrer l’accidentel et les influences non voulues.
Il devient capable d'actions conscientes (notamment créatives)…

Si vous saisissez, il est question de libération
(libération de quelques-unes des 48 lois mécaniques naturelles
auxquelles nous sommes automatiquement soumis)…

J'établis une association d'idées entre deux cultures différentes, avec les sept chakras.
Je comprends que, les humains,
nous avons sept chakras (qui seraient des centres énergétiques),
mais deux de ces chakras resteraient en état latent,
nécessitant d’être "activés" (il est question des chakras correspondant aux deux centres,
émotionnel et intellectuel, supérieurs ; c’est-à-dire aux chakras du troisième œil
et le coronal, celui au sommet du crâne).

Tout cela n’est pas à aborder de façon littérale,
mais plutôt à étudier comme on le ferait pour l’expression symbolique.





vendredi 10 août 2018

Pur malgré tout

Concernant la pureté :
j’entends par-là qu’il s’agit de rester comme ancré ou centré
– plus exactement, de se recentrer à mesure des événements –
autour de ce qu’il y a de préservé en soi,
de ce qui nous appartient en propre,
de ce qui est relié à la « nature profonde » ou « essence » de la personne.

mercredi 8 août 2018

Souffle de conscience

Le souffle est conscience
et…
la conscience est souffle.

– Marc de Smedt
Pour autant que l’humain ait une mission,
un objectif à atteindre durant son existence,
cela se résumerait ainsi :
mourir la conscience tranquille,
en paix avec soi-même.

Rage aux dents

J’ai la rage.

Rassurez-vous, j’mords pas, pas encore en tout cas.
Par contre, attention, ça sort comme ça vient, sans censure,
grossièretés comprises, pour le même prix,
jamais été regardant.
Qu’on ne me cherche plus.
Œil pour œil, dent pour dent.

lundi 6 août 2018

Sans argent, mourir

L’argent,
pas en lui-même,
l’obsession d’en avoir, et ce qui va avec,
ça pourrit le cœur ;
puis, la tête.




dimanche 5 août 2018

Être tout à fait présent

Essai.

Essayons de comprendre ensemble le « rappel de soi ».

Que se passe-t-il lorsque, paf, je me lève, pas de bol,
je me tape la tête contre le battant de la fenêtre ouverte, aïeuh ?

Je veux dire, que comprendre de ces incidents fréquents ?

Faut-il y chercher une signification, un sens, un genre de message,
ou non ?

vendredi 3 août 2018

Rêver de liberté

Parce que le bonheur ça se partage,
parce que dans la blogosphère plusieurs aiment lire,
parce que vous méritez, chacun(e), des bulles de joie de vivre,
je vous invite à vous rendre à la biblio ou dans une librairie
afin de lire : Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck,
éd. Flammarion, 2015, ainsi qu’en format poche J’ai lu, 2017.

Le mage révèle quelques dons (G XXX)

Dans cette rubrique paraît une série d’articles portant sur la connaissance de soi,
articles se composant d’extraits de l’enseignement de G. I. Gurdjieff,
selon les notes prises par P. D. Ouspensky, l’un de ses élèves.
G. I. Gurdjieff tenait sa connaissance de la « tradition ancienne ».

Ma motivation : se désenvoûter (un max. d'entre nous).
 
     Soyez votre propre flambeau et votre propre recours.
– Sagesse orientale
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P. D. Ouspensky consacre un chapitre à faire le point sur son avancement.
Ensuite,
il raconte quelques expériences extraordinaires vécues auprès de G. I. Gurdjieff,
mais on reste sur sa faim car il écrit qu’il ne parvient pas à en parler,
qu’il ne peut pas, qu’il prend conscience que Gurdjieff a raison
de prétendre qu’il « faut être dans un certain émotionnel »
pour comprendre certains événements,
pour saisir ou capter certains phénomènes.

Pour situer le cadre :
un petit groupe est parti en Finlande, où se trouve Gurdjieff.
Gurdjieff les brusque et les confronte à eux-mêmes
en leur dévoilant leurs « traits et défauts principaux ».

Je comprends, du témoignage d’Ouspensky,
que Gurdjieff s’attaque à leurs personnalités (sociales)
afin que leurs essences se révèlent, leurs véritables natures ou « types ».

P. D. Ouspensky se décrit comme « effrayé » et mal à l’aise
durant ce séjour en Finlande, riche en « miracles ».
Il précise à ce sujet :
« Et c’est alors que le "miracle" commença.
Je peux absolument certifier que Gurdjieff n’eut recours à aucun procédé extérieur,
c’est-à-dire qu’il ne me donna aucun narcotique
et ne m’hypnotisa selon aucune des méthodes connues. »
Dans un état intérieur de nervosité,
Ouspensky va vivre plusieurs expériences de communication télépathique.
Gurdjieff lui parlait directement de/à l’intérieur (d’Ouspensky)
et ce, à plusieurs reprises :
une fois alors qu’ils étaient tous réunis, puis plusieurs fois à distance.

Durant la nuit de la deuxième journée, en Finlande,
Gurdjieff a "parlé" à Ouspensky par télépathie, pour la première fois.
Au réveil,
Gurdjieff se trouve avec les autres participants quand arrive Ouspensky :
- Demandez-lui ce qui est arrivé la nuit dernière, dit Gurdjieff,
quand je fus auprès d’eux.
Pour quelque raison cela m’irrita (je rappelle que c’est Ouspensky qui écrit).
Je fis demi-tour et me dirigeai vers la terrasse.
Au moment de l’atteindre, j’entendis de nouveau la voix de Gurdjieff dans ma poitrine :
- Stop !
Il revient et s’assied avec les autres. Ouspensky pense à des choses, renfermé sur lui.
Gurdjieff, tout en parlant avec les autres, s’adresse de temps en temps à Ouspensky
en répondant aux questions qu’il se pose intérieurement (non formulées verbalement) !
Ceux qui étaient assis à nos côtés nous regardaient, perplexes.
Gurdjieff avait répondu à mes pensées.

Après trois jours en Finlande, Ouspensky retourne en Russie.
Alors qu’il est seul, marchant dans la rue (de St-Pétersbourg),
il se rend compte qu’il est « éveillé » car, écrit-il,
les gens qu’ils croisaient étaient « endormis » :
Et soudain, je me vis dans la situation du prince de la "Belle au Bois dormant".
Autour de moi, tout le monde était endormi.
C’était une sensation précise, qui ne laissait place à aucun doute.
Trois semaines plus tard, redevenu comme d’ordinaire, plus ou moins,
Ouspensky écrit :
Je compris même tout à fait clairement une vérité importante,
à savoir que nul d’entre les phénomènes d’ordre supérieur,
– appelés parfois "métaphysiques" – c’est-à-dire
transcendant la catégorie des faits ordinaires, observables chaque jour,
ne peut être observé ni étudié par des « moyens ordinaires »,
dans notre état ordinaire de conscience,
comme on étudie des phénomènes physiques.
C’est une complète absurdité de penser que l’on peut étudier des phénomènes
tels que "télépathie", "clairvoyance", "prescience", "phénomènes médiumniques", etc.,
de la même façon que l’on étudie l’électricité,
les phénomènes météorologiques ou chimiques.
Il y a, dans les phénomènes d’ordre supérieur, quelque chose qui requiert,
« pour leur observation et leur étude », un état émotionnel particulier. 

* * *

Plus avant, P. D. Ouspensky revient sur l’enseignement qui a repris, en Russie.

En parlant des « traits » et « défauts » principaux, G. I. Gurdjieff explique
que ce trait (de personnalité) est comme compulsif, "plus fort que nous".
Il dit à l’un des élèves :
(…) Et si vous trouvez un moyen de lutter contre ce trait et de le détruire,
c’est-à-dire de détruire sa « manifestation involontaire », (…)
Concernant ce « trait principal » à détruire, qui agit inconsciemment,
mécaniquement (« manifestation involontaire »), G. I. Gurdjieff précise :
Les gens avec lesquels nous vivons voient toujours notre trait principal,
si caché qu’il puisse être.
Naturellement, ils ne sont pas toujours en état de l’exprimer.
Mais leurs définitions sont souvent très bonnes ou très approchées.
Prenez les sobriquets, ils définissent parfois très bien le trait principal.

Plus avant, P. D. Ouspensky raconte une anecdote.
Je la retranscris car il en ressort plusieurs choses,
comme la difficulté de communiquer et de se comprendre,
de porter de l'attention à ce qu'il se passe et aux autres, etc. :
Mon désir était grand d’introduire auprès de Gurdjieff quelques-uns de mes amis
(…)

un seul, mon vieil ami le journaliste, me donna l’impression d’être suffisamment vivant.
(…)
Gurdjieff convoqua une quinzaine des siens et arrangea un repas, somptueux (…)

nous gardions tous le silence (…) Puis il (l’ami d’Ouspensky) commença à parler.
Il parla de la guerre (…) puis il parla de (….) et parla (…)
Ni Gurdjieff ni personne ne dit un seul mot. J’étais sur le point d’intervenir,
de crainte que A. (son ami) ne s’offensât, mais Gurdjieff me lança un regard si féroce
que je m’arrêtai court. D’ailleurs mes craintes étaient vaines.
Le pauvre A. ne remarquait rien, il était tout à son bonheur de parler,
et tellement pris par ce qu’il disait, par sa propre éloquence,
qu’il ne s’interrompit pas un seul instant
(…)

Puis, avec beaucoup de chaleur, il serra les mains de Gurdjieff
et le remercia pour sa "très intéressante conversation".
Gurdjieff, me regardant, eut un rire malicieux. (…)
- Eh bien, vous avez vu ? dit Gurdjieff, lorsque A. fut sorti.
C’est ce qu’on appelle un homme intelligent,
mais il n’aurait rien remarqué, quand bien même je lui aurais enlevé son pantalon.
Laissez-le donc parler, il ne désire que cela, et tout le monde est ainsi. (…)
Et c’était peut-être la seule fois de sa vie qu’il avait une chance d’entendre la vérité ;
mais il a parlé tout le temps.

Relevons d'ores et déjà, dans les extraits de bilan qui vont suivre :
1) l’importance de l’émotion ;
2) l’importance du sacrifice, que G. I. Gurdjieff va expliquer,
en précisant ce qu’il s’agit de sacrifier exactement.
G. I. Gurdjieff demande à P. D. Ouspensky :
- A votre avis, qu’avez-vous appris de plus important jusqu’à ce jour ?
- Les expériences que j’ai eues au mois d’août, naturellement.
(Ouspensky fait allusion aux trois jours passés en Finlande,
où il s’est retrouvé un état d’éveil et où,
Gurdjieff et lui-même ont conversé par télépathie).
Si j’étais en mesure de les provoquer à volonté et d’en faire usage,
je n’en demanderais jamais plus,
car je pense que je pourrais alors trouver tout le reste par moi-même.
Mais je sais en même temps que ces "expériences" –
je choisis ce mot parce qu’il n’y en a pas d’autre,

mais vous savez bien ce dont je parle (d’un signe de tête, il acquiesça) –
dépendaient de l’état émotionnel où je me trouvais alors.
(…)

Comment cet état émotionnel peut-il être créé ? (…)
- De trois façons, répondit Gurdjieff. Premièrement,
cet état peut venir de lui-même, par hasard.
Deuxièmement, quelqu’un d’autre peut le créer en vous.
Et troisièmement, vous pouvez le créer vous-même. Choisissez.
(…)
- Je veux le créer moi-même, naturellement, dis-je (Ouspensky).
Mais comment faire ?
- Je vous l’ai déjà dit auparavant : le sacrifice est nécessaire, répondit Gurdjieff.
Sans sacrifice, rien ne peut être atteint.
Mais s’il est une chose au monde que les gens ne comprennent pas,
c’est bien l’idée du sacrifice. Ils croient devoir sacrifier quelque chose qu’ils ont.
Par exemple, j’ai dit un jour qu’ils devaient sacrifier "foi", "tranquillité", et "santé".
Ils le prennent à la lettre.
Comme s’ils avaient la foi, la tranquillité, ou la santé.

Tous ces mots doivent être mis entre guillemets.
En fait, ils n’ont donc à sacrifier que ce qu’ils imaginent avoir,
et ne possèdent nullement en réalité.
Ils doivent faire le sacrifice de leurs fantaisies.
Mais cela est difficile pour eux, très difficile.
Il est beaucoup plus facile de sacrifier des choses réelles.
Non, ce que les gens doivent sacrifier, « c’est leur souffrance » :
rien n’est plus difficile à sacrifier.
Un homme renoncera à n’importe quel plaisir plutôt qu’à sa propre souffrance.
L’homme est ainsi fait, qu’il y tient plus qu’à tout.
Et pourtant, il est indispensable d’être libre de la souffrance.
Quiconque n’en est pas libre, quiconque n’a pas sacrifié sa souffrance,
ne peut pas travailler (sur soi).
(…)
Rien ne peut être atteint sans la souffrance,
mais en même temps, il faut commencer par la sacrifier.
Maintenant, déchiffrez ce que cela veut dire.

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mercredi 1 août 2018

Chaud so fun

Il fait chaud,
nous roulons dans des voitures,
fraîches à l’intérieur,
avec des moteurs qui chauffent le dehors,
pour aider à mieux respirer et tempérer l’atmosphère.

lundi 30 juillet 2018

Témoignage

À Jean-Marc.
Signé : le boxeur

L’enfance est une période d’insouciance,
de découverte (de tout) et d’apprentissages.

Certains enfants, on leur a saccagé cette période,
comme ça, « pour leur bien »,
peut-être aussi parce qu’on ne supportait pas de les voir heureux.

dimanche 29 juillet 2018

Idéal et bien-être

Pour se comprendre les uns les autres,
poursuivons sur le thème de l'ambition et de la réalisation de soi.


Distinguer n’est pas opposer

Ambition et réalisation de soi ne sont pas antinomiques, ils ne s’opposent pas ;
on peut être ambitieux et avoir envie de s’épanouir.

samedi 28 juillet 2018

Défis de l'humain

Chaque être humain incarne un résultat
de la culture au sein de laquelle il grandit et vit.
L’incontournable influence de l’omniprésente Mère-Culture.
Autour du dix-huitième siècle, certains scientifiques se demandaient
comment serait un humain ayant grandi hors influence de Mère-Culture.
Ils se sont intéressés aux tribus évoluant hors civilisation,
mais ils se sont rendus compte que ce n’étaient pas des sujets d’étude valables
puisque dans ces tribus traditionnelles les indigènes sont influencés
par leur propre culture (mode de vie, croyances, rites, coutumes, etc.)
Ils n’ont trouvé que ce qu’ils ont nommé « les enfants sauvages » comme sujets d’étude,
puisque ces enfants avaient échappé à l’influence des autres humains.
Si, à mon avis, leur travail est peu intéressant (s’étant évertués à civiliser ces enfants),
il en ressort qu’effectivement l’humain n’est que le produit de Mère-Culture,
que son activité psychique est due à son rapport avec la culture.

mercredi 25 juillet 2018

Psychologie de l'être et de ses besoins

Les extraits de la première partie sont copiés du livre de Abraham H. Maslow,
Vers une psychologie de l’Être, 1968, (1972 pour l’édition française Arthème Fayard).
(La présentation et les caractères en gras sont de mon fait)

A. H. Maslow, psychologue américain, est connu surtout
pour « la pyramide des besoins », dite aussi « pyramide de Maslow »,
que je présente brièvement en deuxième partie.

lundi 23 juillet 2018

Le mal, c'est viril

Christophe Dejours, psychiatre, professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers
et directeur du Laboratoire de Psychologie du travail, a écrit notamment
Souffrance en France, la banalisation de l’injustice sociale,
éd. du Seuil, 1998.

C. Dejours relève dans son essai que, depuis ~1980,
une « guerre économique » mondiale est en cours.
Il écrit à ce sujet : « Le nerf de la guerre », ce n’est pas l’équipement militaire
ou le maniement des armes, c’est le développement de la « compétitivité ».

Parasitages

Sentiment d’isolement.

Interférences tout autour.

mardi 17 juillet 2018

Modes automatique ou fantaisiste ?

Les vacances d’été ont commencé.
Michel, 13 ans, a traversé une année scolaire difficile. Il redouble.
Ses parents ont accepté qu’il reste deux semaines chez les grands-parents,
vivant à plusieurs centaines de kilomètres.

mercredi 11 juillet 2018

Suivre Je

Lorsque je suis en train de suivre la marche à suivre,
je ne suis pas en train de suivre ce que je suis ;
car si je suis ce que je suis,
je ne suis pas en train de suivre une marche à suivre,
puisque si ce que je suis avait été préalablement écrit dans une marche à suivre,
je n’aurais plus qu’à suivre ce que je suis selon cette marche à suivre.
Mais ni je ne suis ni ne suis une marche à suivre.

Problèmes et foot

Salut les e-potes, suis dans un bar, le problème persiste,
ne parviens pas à me connecter sur le Net depuis mon lieu habituel.

Voyons le bon côté des choses, au moins je puis me consacrer entièrement…
au Mondial de foot ! Yeah ! Youhou ! ♪ Je vais bien, tout va bien ♫.
Pas besoin ni de TV ni d’Internet pour savoir que la France…

C’est dingue comme les gens peuvent se mobiliser,
lorsqu’ils l’estiment nécessaire et important, par exemple :
500'000 participants à la Gay Pride et, hier soir, la fiesta,
saupoudrée d’une cacophonie de klaxons et de cris (je croyais les Beatles dans le coin).
Aux manifestations contre la loi du travail, contre les déchets nucléaires à Bure, etc.,
combien de gens se sont mobilisés ?

Vive la France-foot pour tous.

A +

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mardi 3 juillet 2018

Et le sexe alors ? (G XXVIIII)

L’homme mécanique ne peut pas aimer – en lui « ça aime » ou « ça n’aime pas ».

Jusqu’à présent il a été question des trois principaux centres de l’être :
l’intellectuel, l’émotionnel et le moteur-instinctif.

À ce point des notes de P. D. Ouspensky,
G. I. Gurdjieff inclut un autre centre de l’être, le sexuel,
tout en considérant séparément le centre moteur et le centre instinctif,
qu'il va distinguer dorénavant. Il parlera donc de cinq centres de l'être.

La sexualité, est-elle instinctive ?
En partie, pour le moins ; je crois.
Au moment où G. I. Gurdjieff considère à part le centre instinctif,
le désignant soudain comme un quatrième centre, il intègre la sexualité.

Peut-on considérer que l’on a un centre sexuel ?
À en croire l’approche asiatique des chakras, oui, nous avons un centre sexuel.
Ce que je comprends : la sexualité est un centre énergétique secondaire de l’être,
je veux dire qu’il n’est pas vital,
néanmoins ce centre est très important puisqu’il produit beaucoup d’énergie.


Reprenons l’enseignement.
G. I. Gurdjieff introduit le sujet de la sexualité :
(…) le sexe joue dans le maintien de la mécanicité de la vie un rôle énorme.
Tout ce que font les gens est en liaison avec le sexe : la politique,
la religion, l’art, le théâtre, la musique, tout est "sexe".
Croyez-vous que les gens vont à l’église pour prier,
ou au théâtre pour voir quelque pièce nouvelle ?
Non, ce ne sont là que des prétextes.
Le principal, au théâtre aussi bien qu’à l’église,
c’est que l’on y peut trouver des femmes ou des hommes.
Voilà le centre de gravité de toutes les réunions. (…)
Voilà la principale source d’énergie de toute la mécanicité.
Tous les sommeils, toutes les hypnoses en découlent.
 
Essayez de comprendre ce que je veux dire.
La mécanicité est particulièrement dangereuse
lorsque les gens ne veulent pas la prendre pour ce qu’elle est
et tentent de l’expliquer par autre chose.
Lorsque le sexe est clairement conscient de lui-même,
lorsqu’il ne s’abrite pas derrière des prétextes,
il ne s’agit plus de la mécanicité dont je parle.
Au contraire, le sexe qui existe par lui-même
et ne dépend de rien d’autre est déjà un grand accomplissement.
 
Mais le mal gît dans ce mensonge perpétuel à soi-même ! (…) 
(…) vous demandez – devons-nous laisser les choses ainsi ou les changer ?
Allons ! Dieu lui-même n’y pourrait rien changer.
Vous souvenez-vous de ce qui a été dit sur les quarante-huit lois ?
Elles ne peuvent pas être changées,
mais on peut se libérer d’un grand nombre d’entre elles,
je veux dire qu’il y a une possibilité de changer l’état de choses « pour soi-même ».
 
On peut échapper à la loi générale.
Pas plus là qu’ailleurs, la loi générale ne peut être changée.
Mais l’homme peut changer sa propre situation par rapport à cette loi ;
il peut lui échapper. D’autant plus que la loi dont je parle,
c’est-à-dire le pouvoir du sexe sur les gens, offre des possibilités très diverses.
 
Le sexe est la principale raison de notre esclavage,
mais il est aussi notre principale possibilité de libération
.
 
La "nouvelle naissance" (…) ne dépend pas moins de l’énergie sexuelle
que la naissance physique et la propagation de l’espèce.

Association : ce que G. I. Gurdjieff définit par « nouvelle naissance »
renvoie à ce que C. G. Jung nommait « métanoïa » (renaissance par l’esprit),
c’est-à-dire à l’aboutissement du processus d’individuation.

Continuons. Un élève lui demande :
- La continence absolue est-elle nécessaire pour la transmutation,
et, d’une manière générale, l’abstinence sexuelle est-elle utile pour le travail sur soi ?
 
- (…) L’abstinence sexuelle est en effet nécessaire à la transmutation,
mais dans certains cas seulement, c’est-à-dire pour un certain type d’homme.
Pour d’autres types, elle n’est pas du tout nécessaire.
Et pour d’autres encore, elle vient d’elle-même dès que s’amorce la transmutation.
(…)
(L’abstinence sexuelle) est utile, s’il y a abstinence dans tous les centres.
S’il n’y a abstinence que dans un centre
et pleine liberté d’imagination dans les autres,
il ne saurait y avoir rien de pire.
En outre, l’abstinence peut être utile si l’homme sait
comment utiliser l’énergie qu’il épargne de cette façon.
S’il ne le sait pas, aucun avantage ne peut être retiré de l’abstinence.
(…)
(En matière de sexualité) toutes les sortes d’ "originalités",
tous les goûts étranges, les désirs bizarres,
la peur et l’action constante des "tampons"*,
tout cela doit être détruit dès le début.
 
L’éducation moderne et la vie moderne
créent un nombre incalculable de psychopathes sexuels
.

L’enseignement se complexifie :
Je voudrais vous faire comprendre où gît le plus grand mal
et le principal facteur de notre esclavage.
Ce n’est pas dans le sexe même, mais dans « l’abus du sexe ». (…)
Il ne s’agit pas ici des excès sexuels ou des perversions sexuelles.
Ce ne sont là que des formes relativement inoffensives de l’abus du sexe.
Non, il est indispensable de très bien connaître la machine humaine
pour comprendre ce qu’est l’abus du sexe, au sens vrai de cette expression.
Elle désigne le mauvais travail des centres dans leurs rapports avec le centre sexuel,
en d’autres termes, l’action du sexe s’exerçant à travers les autres centres,
et l’action des autres centres s’exerçant à travers le centre sexuel ;
ou, pour être encore plus précis, le fonctionnement du centre sexuel
à l’aide de l’énergie empruntée aux autres centres
et le fonctionnement des autres centres à l’aide de l’énergie empruntée au centre sexuel.
 
- Le sexe peut-il être regardé comme un centre indépendant ? demanda un des auditeurs. 
- Oui, répondit Gurdjieff. 

G. I. Gurdjieff nous apprend que la plupart des centres sont bipolaires, pas le sexuel :
En premier lieu, il doit être noté que, « normalement »,
dans le centre sexuel, aussi bien que dans le centre émotionnel supérieur
et dans le centre intellectuel supérieur, il n’y a pas de côté négatif.

Nos trois centres majeurs, les moteur-instinctif, émotionnel et intellectuel,
sont donc doubles, avec des oppositions d’attirances et d'élans générant des conflits.
Seul le centre sexuel n’est pas scindé en deux parts complémentaires.
(Pour le dire autrement, le sexe ne reconnaît ni le mauvais ni le bon,
étant pur élan, sauvage, de nature neutralisante).


Toutefois,
lorsqu’une personne parvient à développer ses centres émotionnel et intellectuel,
ces derniers s'unifient ; c’est pourquoi, à ce niveau de l’enseignement,
G. I. Gurdjieff précise que les centres émotionnel et intellectuel « supérieurs »
n’ont pas de côté négatif, leurs aspects positif et négatif se retrouvant comme fusionnés, unifiés.



G. I. Gurdjieff ajoute à ce sujet, et précise :
Dans tous les autres centres, à l’exception des centres supérieurs,
c’est-à-dire dans les centres intellectuel, émotionnel, moteur et instinctif,
il y a, pour ainsi dire, deux moitiés – l’une positive et l’autre négative
(forces + et -) ;
affirmation et négation, "oui" et "non", dans le centre intellectuel ;
sensations agréables et désagréables dans les centres instinctif et moteur.
 
Mais une telle division n’existe pas dans le centre sexuel.
Il n’y a pas de côtés positif et négatif en lui.
Il n’y a pas de sensations désagréables ni de sentiments désagréables en lui :
ou bien il y a sensation agréable, sentiment agréable,
ou bien il n’y a rien – absence de toute sensation, complète indifférence.

Voilà ce qu’il se passe le plus souvent :
Mais par suite du mauvais travail des centres,
il arrive souvent que le centre sexuel entre en contact
avec la partie négative du centre émotionnel ou du centre instinctif.
Dès lors, certaines stimulations particulières,
ou même n’importe quelles stimulations du centre sexuel,
peuvent évoquer des sentiment désagréables, des sensations désagréables.
Les personnes qui éprouvent de telles sensations ou de tels sentiments,
suscitées en elles par des idées ou des imaginations liées au sexe,
sont portées à les regarder comme des preuves de vertu
ou comme quelque chose d’original ;
en fait, elles sont simplement malades.
 
Tout ce qui est en rapport avec le sexe devrait être, soit agréable, soit indifférent.
Les sentiments et les sensations désagréables viennent tous du centre émotionnel
ou du centre instinctif.

Il était ressorti des tableaux de l’hydrogène que
« le centre sexuel travaille avec l’hydrogène 12 »,
c’est-à-dire avec une matière des plus raffinées que le corps produise.
G. I. Gurdjieff en explique la particularité
(veuillez accrocher votre ceinture de sécurité-tous-risques,
nous allons traverser une zone de fortes turbulences neuronales
autant que tripales, et même génitales !) :
Cela signifie qu’il (le centre sexuel) est plus fort
et plus rapide que tous les autres centres.
Le sexe, en fait, gouverne tous les autres centres.
 
La seule chose qui ait prise sur lui dans les circonstances ordinaires,
c’est-à-dire lorsque l’homme n’a ni conscience, ni volonté,
c’est ce que nous avons appelé les "tampons".
Ceux-ci peuvent le réduire littéralement à rien,
c’est-à-dire qu’ils peuvent empêcher ses manifestations normales.
Mais ils ne peuvent pas détruire son énergie.
L’énergie subsiste et passe aux autres centres, par lesquels elle s’exprime ;
autrement dit, les autres centres dérobent au centre sexuel
l’énergie qu’il n’emploie pas lui-même.
 
L’énergie du centre sexuel dans le travail des centres intellectuel, émotionnel et moteur,
se reconnaît à une "saveur" particulière, à une certaine ardeur,
une véhémence que rien ne nécessite.
Le centre intellectuel écrit des livres,
mais quand il exploite l’énergie du centre sexuel,
il ne s’occupe pas simplement de philosophie, de science ou de politique
– il est toujours en train de combattre quelque chose, de se disputer,
de critiquer, de créer de nouvelles théories subjectives.
 
Le centre émotionnel prêche le Christianisme, l’abstinence, l’ascétisme,
la crainte et l’horreur du péché, l’enfer, le supplice des damnés,
le feu éternel, et tout cela avec l’énergie du sexe…
Ou bien il fomente des révolutions, il pille, il brûle, il tue,
avec cette même énergie dérobée au sexe.
 
Et, toujours avec cette énergie, le centre moteur se passionne pour le sport,
il bat des records, il saute des haies, il escalade des montagnes, il lutte, il combat, etc.
 
Dans tous les cas où les centres intellectuel, émotionnel ou moteur
utilisent l’énergie du sexe, on retrouve cette véhémence caractéristique,
en même temps qu’apparaît « l’inutilité » du travail entrepris.
Ni le centre intellectuel, ni le centre émotionnel, ni le centre moteur
ne peuvent jamais créer quelque chose « d’utile » avec l’énergie du centre sexuel.
 
Voilà un exemple de l’abus du sexe.

G. I. Gurdjieff explique, ensuite, qu’à force de puiser dans l’énergie sexuelle,
le centre sexuel, quand mobilisé, se retrouve à puiser dans l’énergie des autres centres,
qui, eux, sont plus lents et produisent une matière plus dense (hydrogène plus élevé).
Bref, la machinerie humaine est détraquée, névrosée,
néanmoins elle trouve un semblant d’équilibre dans un dysfonctionnement général.
Nous sommes habitués à fonctionner comme ça, depuis Mathusalem.

Quelqu’un lui demande que « faire pour lutter contre l’abus du sexe ? »
(…) Le travail sur soi, correctement conduit,
commence par la création d’un « centre de gravité permanent ».
 
Lorsqu’un centre de gravité permanent a été créé,
tout le reste, en se subordonnant à lui, s’organise peu à peu.
 
La question se résume donc ainsi :
à partir de quoi et comment un centre de gravité peut-il être créé ?
(…) seules, la juste attitude d’un homme à l’égard du travail, (…),
son appréciation juste de la valeur du travail
et sa compréhension de la mécanicité ou de l’absurdité de tout le reste,
peuvent créer en lui un centre de gravité permanent.
 
Le rôle du centre sexuel dans la création d’un équilibre général
et d’un centre de gravité permanent peut être très grand.
De par son énergie, c’est-à-dire s’il emploie son énergie propre,
le centre sexuel se situe au niveau du centre émotionnel supérieur.
Et tous les autres centres lui sont subordonnés.
Par conséquent, ce serait une grande chose s’il travaillait avec sa propre énergie.
Cela seul suffirait à indiquer un degré d’être relativement élevé.
Et, dans ce cas, c’est-à-dire si le centre sexuel travaillait avec sa propre énergie
et à sa propre place, tous les autres centres pourraient travailler correctement,
à leur place et avec leur énergie propre.
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Liens (concernant les « tampons »)
* Défense psy contre les chocs
* Tampons et contrôle


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