samedi 30 décembre 2017

La sagesse de l'instant

La sagesse n’est pas un point fixe.
Il n’y a pas d’endroit, un lieu, où chercher la sagesse.

On n’est pas sage une fois pour toute.
Voilà, je suis sage et mourrai sage
(sauf si les transhumanistes m’en empêchent)
.

On ne peut évaluer s’il y a sagesse qu’au fur et à mesure des événements.

Une personne généralement sage peut déraper à tout moment.
On n’est jamais à l’abri d’un emportement, d’une erreur, etc.
(sauf en souscrivant à une assurance tous risques compris ;
inscription sur ce blog, payable d’avance)
 

On peut être sage dans telles situations,
mais pas dans telles autres.

Il s’agit d’être sage d’instant en instant,
quel que soit ce qui advient.


La vie est mouvement ;
les phénomènes, événements, ne cessent de se succéder,
ce qui nous déstabilise et nécessite un rééquilibrage constant ;
la sagesse ressort de ce rééquilibrage à effectuer à tout instant.

La sagesse est adaptation Intelligente eu rapport à ce qu’il se passe.

Un comportement pensé,
une attitude construite ou une réponse préparée à l’avance,
ne sont pas sagesse mais stratégie intellectuelle.
Un bon stratège n’est pas forcément sage,
par exemple un général durant une guerre.

La sagesse permet d’éviter les excès en tout genre,
(comme la surconsommation de nourritures, de boissons alcoolisées,
de sexualité, d’envie de posséder toujours plus d’argent et biens matériels, etc.)

La sagesse implique de prendre soin de soi et des autres et de l’environnement naturel.
Sans relation respectueuse avec soi et le monde, pas de sagesse.

Sagesse et Intelligence (à distinguer de l’intelligence artificielle)
sont sœurs jumelles, inséparables.
En désirant l’une, on épouse l’autre.
Sans sagesse, pas d’Intelligence.
Sans Intelligence, incapacité à se comporter avec sagesse.


La sagesse est affaire d’attitude et de comportement,
de réactions et d’actions.
La sagesse est gestion, maîtrise, du corps physique et instinctif,
ainsi que de l’émotion, de l’affect et du sentiment.

L’Intelligence sert à réfléchir, à comprendre,
à sublimer-spiritualiser les instincts et émotions,
ainsi qu’à développer sans cesse les capacités cognitives.
L’Intelligence est donc à relier avec l’esprit.

La sagesse découle de l’âme ou, pour le dire autrement,
la sagesse provient de notre relation avec l’être profond.


Sagesse et Intelligence ont de la sorte, chacune,
sa propre fonction complémentaire.

Sans âme, pas d’esprit.
Sans esprit, l’âme s’étiole.

On ne se connaît jamais une fois pour toute.
Avoir conscience de cela est Intelligence.

On apprend à se connaître chaque jour
‒ voire à chaque instant, selon ce qu’il se passe ‒
en s’observant et en s’écoutant ; cela est sagesse.


vendredi 29 décembre 2017

À propos de la sexualité

De mon vécu (je m’adresse aux éventuels jeunes gens),
les rapports sexuels ne sont bons, épanouissants,
que lorsque les personnes échangent vraiment des sentiments,
ou qu’elles partagent leurs désirs avec attention et écoute de l’autre.
Je parle d’un réel désir de partager, de donner de soi en quelque sorte,
et de savoir apprécier le don de l’autre, même dans le cadre d’un unique rapport.

Un rapport sexuel est merveilleux lorsqu’on s’écoute soi-même
tout en écoutant l’autre, son corps, son rythme, ses envies du moment, son plaisir…

Evidemment que pour apprendre à connaître l’autre plus d’un rapport seront nécessaires.

Le sexe sans envie d’apprendre à connaître le partenaire,
c’est comme manger lorsque l’on n’a pas faim,
ou jouer à un jeu dont on ne connaît pas les règles.

Un rapport sexuel sans écoute ni attention est rarement satisfaisant (en profondeur),
tout au plus jouissif (plaisir immédiat).

Aux jouisseurs :
les plaisirs immédiats ne satisfont qu’à court terme, superficiellement.
Et, il se trouve que, comme tout plaisir, le sexe rend accro, c’est addictif.
Plus on a de rapports sexuels, plus on en a besoin fréquemment.
Plus on réalise de fantasmes, plus de nouveaux fantasmes émergent,
toujours plus corsés et immoraux.

Mouvement spiralé, allant en s’évasant ;
mais pouvant être inversé.

Une chose que beaucoup semblent ne pas considérer :
durant un rapport sexuel, il y a échange, mélange de sang,
en plus des odeurs, salives et autres excrétions.
Un rapport sexuel n’est donc pas anodin,
et, comme tout acte, cela engendre des conséquences.

Une sexualité débridée finit par lever tout sens de pudeur êtrique,
de morale (il est question de « conscience morale »
et non pas de moralité édictée selon la mode du moment).


À savoir :
mécaniquement, physiquement,
le produit le plus subtil et raffiné que le corps humain puisse concevoir naturellement
est le sperme ainsi que l’ovocyte libérée par les follicules des ovaires (un truc du genre).

* * * * * * *

Pourquoi ce propos ?

Parce qu’il me semble que la sexualité, pour beaucoup de gens,
n’est plus qu’une question « d’hygiène », à consommer sans modération.
Merci la pilule, les préservatifs, et Internet (pour le porno).

Et encore, surtout, parce que pour beaucoup d’hommes,
leur pénis érectile est devenu une arme servant à nuire,
à dévaloriser, à brutaliser et à avilir l’autre.
Des hommes payent pour mépriser les prostituées, qu’ils baisent ensuite.
Des hommes violent des jeunes femmes et les civiles dans les pays en guerre.
Des hommes enfilent de jeunes garçons.
Des pères, souvent sous l’emprise de l’alcool, abusent de leur fille ou fils.
Etc.
Leur phallus, à ces hommes, devient comme une épée,
et leur collision, une humiliation, un déshonneur ;
et leur sperme, une façon de contaminer l’autre (!),
en se l’appropriant, comme ils le feraient d’un esclave ou d’un objet.

Les femmes n’échappent pas à cela, bien qu’elles n’aient pas de pénis-épée,
certaines abusant de leur fils ou fille,
certaines abusant de leur charme pour parvenir à leurs fins, etc.




Un rapport sexuel s’inscrit, avant tout, dans une relation.
Plus la relation repose sur la confiance, mieux se déroulera la sexualité.

Un rapport sexuel agréablement partagé provoque une émotion intense
que femmes comme hommes peuvent ressentir durant la fusion physique.
Cette émotion peut transcender l’état d’esprit et transporter au-delà de soi…

La sexualité appartient au domaine du sacré.

L’énergie sexuelle est puissante,
et elle est utilisée n’importe comment.
Quel gâchis !

Respect de soi, de son corps,
et respect de l’autre.
Respect, kesako ?

En résumé,
la sexualité peut être terrifiante, agressive, destructrice pour la psyché,
et, à la fois, la sexualité peut être magnifique, magique, bienfaisante.


mercredi 27 décembre 2017

Pour bientôt le divorce ?

Dans une relation de couple,
le pire consiste à ne plus avoir confiance en son conjoint.
Tromperie, trahison, mensonges, non-dits et secret(s),
fuir la confrontation, un dialogue constructif,
manque de négociation, disputes,
tensions et brutalités, etc.
Déception, désillusion,
envie de divorce,
souffrance.

Eh bien, c’est exactement la relation entretenue
entre les pouvoirs en place (banques, multinationales, richissimes) et nous
(nous : pauvres, classe moyenne, petits riches).

"Ils" ne cessent de nous mentir, de nous tromper,
de nous endormir afin de nous manipuler aisément.

Avec les centrales nucléaires, "ils" ont trahi nos parents (c’est un exemple).
Avec leur plan agendé sur des dizaines d’années, "ils" ne pensent qu’à la rentabilité.
Leurs secrets d’Etats et d’entreprises finiront par nous tuer, tous, eux aussi !

Pour de soi-disant motifs « politiquement corrects »
de "courtoisie" et de "civilité",
"ils" ne font, dans les faits, que de noyer le poisson
et fuir leur responsabilité, en comptant leurs bénéfices.

Derrière leur paravent proclamant de la « transparence » :
trafics d’armes, de drogues dures, d’êtres et organes humains…
Sans parler du vol incessant de nos données.

Intruisme.
Nos âmes en danger mortel.

Ces "personnes" fuient, en elles-mêmes, leur mauvaise conscience,
noire, en putréfaction au plus profond d’elles-mêmes.
Elles sont mal intentionnées.
Elles servent le "Dieu de la terre".

"Elles" préfèrent niquer la planète plutôt que de se faire face à elles-mêmes,
plutôt que de renoncer à leurs privilèges, caprices et idéaux de contrôle,
plutôt que de reconnaître leurs erreurs, cupidités et malveillances.

Incapacité à se remettre en question.

Irrémissible.


Comme beaucoup de femmes battues par leurs maris,
nous "pardonnons" en espérant que « ça va changer » ;
et, pire, nous nous convainquons que, non,
"ils" ne peuvent agir de façon si déraisonnable,
si machiavélique, dénuée de bon sens et d’humanité.

« Ils doivent savoir ce qu’ils font » se rassurent les moutons hypnotisés
se prenant pour des gens importants à qui on ne la leur fait pas.

Le plus inquiétant est que la plupart d’entre nous, sur cette planète,
sommes à leurs images, les ayant imités, les enviant,
et rêvant d’être, de devenir, comme eux !

Envie de gerber.




Les personnes comprenant cela restent seules, isolées,
se réfugiant derrière des valeurs de non-violence et de pacifisme,
ou sinon, se cachant pour vivre un tant soit peu heureuses,
se préservant, croient-elles, de l’ignominie générale.

Mais toute la planète est quadrillée.

Quoi encore, comme vilenies assassines, pour réagir ?

Les seules choses qui nous accompagnent toute notre vie sont nos actions.
– DOA

Il s’agit d’entamer la séparation,
un divorce,
en soi-même pour commencer,
et refuser ce ménage, cette histoire malsaine.
Autrement, on est complice, partie prenante,
en accord avec tout ce qui se passe ;
car tout cela n'est rendu possible, "réel",
uniquement parce que nous le validons,
y participons, y croyons, et le désirons,
même s'il arrive qu'on râle.

Mais en Réalité, tout cela n'a pas de vie.

Souffrance sans but, insensée,
confondue avec le plaisir.
Le "plaisir" des sadiques.


Nier et refuser tout cela,
voilà le premier pas, la première action.

Ensuite, accepter de lutter,
contre ce qui limite et rend malheureux, stressé, malade.





mardi 26 décembre 2017

Récapitulatif et rappel de soi (G X)

Dans cette rubrique paraît une série d’articles portant sur la connaissance de soi,
articles se composant d’extraits de l’enseignement de G. I. Gurdjieff,
selon les notes prises par P. D. Ouspensky, l’un de ses élèves.

G. I. Gurdjieff tenait sa connaissance de la « tradition ancienne ».

Ma motivation : se désenvoûter (un max. d'entre nous). 

Soyez votre propre flambeau et votre propre recours.
– Sagesse orientale
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À ce moment du livre, P. D. Ouspensky fait le point
concernant ce qu’il apprend auprès de G. I. Gurdjieff :
Le premier (point) était la possibilité d’un changement de soi,
à savoir que l’homme, dès qu’il se met à s’observer « de la bonne manière »,
commence par là même à changer

(…)
J’étais très intéressé par sa description des rapports
entre les fonctions motrices et instinctives (…)
Il ressortait de ce qu’il disait que ces termes ne pouvaient s’appliquer de droit
qu’aux fonctions « internes » de l’organisme.
Respiration, circulation du sang, digestion – telles étaient « les fonctions instinctives ».
 
Les seules fonctions externes appartenant à cette catégorie étaient les « réflexes ». 
La différence entre les fonctions instinctives et motrices était la suivante :
les fonctions motrices de l’homme, (…), « doivent être apprises » ;
mais les fonctions instinctives sont innées.
(…)
L’une des principales propriétés du centre moteur, c’est sa capacité d’imiter.
Le centre moteur imite ce qu’il voit sans raisonner.
(…)
Ainsi, bien des choses s’étaient éclairées pour moi
à l’idée que chaque centre n’est pas seulement une force d’impulsion,
mais aussi un "appareil récepteur" travaillant à capter des influences différentes
et quelquefois très éloignées. (…)

Dialogue entre P. D. Ouspensky et G. I. Gurdjieff,
d’abord sur ce que Ouspensky vient de récapituler (ci-dessus) :
- Les fonctions instinctives et motrices peuvent-elles être gouvernées
par deux centres distincts ? demandai-je un jour à G.
- Oui, dit-il (Gurdjieff), et il faut leur ajouter le centre sexuel.
Ce sont les trois centres de l’étage inférieur.
Le centre sexuel joue le rôle de centre neutralisant
par rapport aux centres instinctif et moteur.
L’étage inférieur peut exister par lui-même,
parce qu’en lui les trois centres sont les conducteurs des trois forces.
 
Les centres intellectuel et émotionnel ne sont pas indispensables à la vie.
(…)
(...) pour plus de commodités dans le raisonnement, et surtout au début,
lorsque c’est l’explication des principes qui compte le plus,
nous les considérons comme un seul centre,
comportant différentes fonctions qui travaillent sur le même niveau.
 
Les centres intellectuel, émotionnel et moteur, travaillent sur différents niveaux.
Les centres moteur et instinctif – sur un même niveau.

Précisions concernant la conscience (de soi et du monde), par G. I. Gurdjieff :
(…) vous ne « pouvez connaître » la conscience qu’en vous-même.
Mais notez-le bien, vous ne pouvez la connaître que lorsque vous l’avez.
Et quand vous ne l’avez pas, vous ne pouvez pas reconnaître, au moment même,
que vous ne l’avez pas – c’est seulement plus tard que vous pourrez le faire.
Je veux dire que, lorsqu’elle reviendra,
vous pourrez voir qu’elle a été absente pendant longtemps,
et vous rappeler le moment où elle a disparu et celui où elle est réapparue.
Vous pourrez aussi déterminer les moments
où vous êtes plus près ou plus loin de la conscience.
Mais en observant en vous-même les apparitions et les disparitions de la conscience,
vous verrez inévitablement un fait que vous ne voyez jamais,
dont vous ne vous étiez jamais rendu compte,
c’est que les moments de conscience sont très courts,
et séparés les uns des autres par de longs intervalles de complète inconscience,
pendant lesquels votre machine travaille automatiquement.
 
Vous verrez que vous pouvez penser, sentir, agir, parler, travailler,
« sans en être conscient ».
 
Et si vous apprenez à « voir » en vous-même les moments de conscience
et les longues périodes de mécanicité,
vous verrez avec la même certitude chez les autres à quels moment
ils sont conscients de ce qu’ils font et à quels moments ils ne le sont pas.
 
Votre erreur principale est de croire que « vous avez toujours la conscience »,
de croire, en général, que la conscience est « toujours présente »,
ou qu’elle n’est « jamais présente ».
(…)
Et il y a différents degrés, différents niveaux de conscience.

Important, pour apprendre à se connaître G. I. Gurdjieff ajoute et résume :
(…) vous vous oubliez toujours,
vous ne « vous souvenez jamais de vous-mêmes ».
 
Vous ne vous sentez pas « vous-mêmes » :
vous n’êtes pas conscients de « vous-mêmes ».
 
En vous, "ça parle", "ça pense", "ça rit" ;
vous ne sentez pas : "c’est « moi » qui observe,
« j »’observe, « je » remarque, « je » vois.
 
Tout « se » remarque tout seul, « se » voit tout seul… 
Pour arriver à vraiment s’observer,
il faut tout d’abord « se rappeler soi-même ».
Essayez de vous rappeler vous-mêmes lorsque vous vous observez,
et plus tard vous me direz ce qui s’est passé, quel en a été le résultat.
 
Seuls les résultats obtenus pendant le rappel de soi ont une valeur.
Autrement, vous n’« êtes » pas dans vos observations.
Et en ce cas-là, quelle peut être leur valeur ?


samedi 23 décembre 2017

Intelligence, à quoi ça sert ?

Je rebondis sur l’entretien de Hubert Reeves avec Reporterre.
En bref, il dit que l’animal humain n’a pas de prédateur, plus de menace ;
que dorénavant ce qui le met en danger sont ses inventions et excès.
« Money, money », cupidité, etc.

Il constate que l’animal humain est puissant car intelligent.

Pour survivre
(vivre en répondant aux besoins fondamentaux comme
boire, manger, dormir en sécurité et au chaud en hiver),
il n’est pas nécessaire de connaître « la loi de la relativité ».

Pour ce scientifique et auteur, l’intelligence est « mystérieuse »
(puisque non vitale).
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Cette publication pour inviter à un questionnement primordial,
selon de plus en plus de scientifiques officiels prédisant le pire :
à quoi sert, à quoi peut être utile l’intelligence ?

En fait, il faudrait commencer par se demander :
qu’est-ce que l’intelligence ?
(À distinguer de « l’intelligence artificielle »)

Néanmoins, allons de l'avant.

L'humain est capable d’intelligence comme peu d’autres animaux
(notamment les dauphins, les orques, les loups, les singes,
les chats et les chiens, sont également intelligents,
bien qu’ils ne construisent pas d’industrie polluante,
ni de bombe ni de voiture asphyxiante).

Que "faire" de notre capacité à devenir intelligent ?
Comment utiliser de façon sensée cette intelligence ?

Pour l’instant, notre "intelligence" nous enfonce dans les profondeurs de la terre
(symboliquement, en enfer).

Notre mode de vie devient un suicide collectif.

Je ne suis jamais parvenu à me contenter de penser
que notre capacité cognitive ne sert qu’à $’enrichir,
« rêver de devenir milliardaire » comme l’a clamé un politicien,
rouler en Porsche et, surtout, détruire l’environnement naturel.
C’est absurde, et cela irait à l’encontre de l’instinct de survie ;
ce qui est improbable, incohérent, débile,
puisque tous les humains comme les animaux
se raccrochent à la vie, par tous les moyens possibles,
même dans les pires souffrances et conditions extérieures.


L’intelligence doit avoir une intention.
Il s’agirait dès lors, en quelque sorte,
de parvenir à "capter" l’intention de l’intelligence.


Si nous ne relevons pas, urgemment, ce défi,
d'utiliser mieux notre intelligence,
il y a fort à parier que,
soit nous disparaissions, fin des hume-anus prétentieux,
soit nous régressions complètement au stade dit primitif
(et recommencions à partir de la basique survie,
dans un environnement dévasté).

Certains supposent que c’est déjà trop tard pour redresser la barre,
d’autres pensent que nous sommes actuellement au point limite,
et d’autres, dont les gouvernants, continuent de cautionner
notamment les multinationales cupides et destructrices.


Notre manière actuelle d'utiliser l'intelligence


Lutte de l’intelligence calculatrice (somme toute limitée à "2 + 2 = 4 voitures")
contre l’intelligence sensible, subtile, en partie irrationnelle.

Lutte de l’avidité égotique contre le sensé.

Quel suspense (malsain) !

* * *  * * *  * * *

Je pense que l’humain doit se dépasser,
se transcender, se sublimer-spiritualiser,
non pas au travers des civilités hypocrites
masquant nos avidité et intempérance barbares,
mais pour devenir des humains humains, au sens plein de ce terme,
ce qui implique la nécessité de penser autrement,
d’élargir notre niveau de conscience,
de développer un état d’esprit différent ;
et de se reconnecter au sentiment du sain,
afin de purifier nos vibrations émotionnelles.

* * *  * * *

Joyeux noyés  Noé  Noël



jeudi 21 décembre 2017

Rave, rêve de transe


Rave-party,
danser jusqu’à plonger dans un état de transe,
stimulé par une musique électro hyper répétitive.

Que l’on ait avalé une pilule "magique" ou non,
que l’on fréquente une discothèque officielle
ou une fête sauvage organisée près d’une forêt,
le phénomène est le même : danser jusqu’à la transe.

Pour « se libérer », témoignent des raveurs.
(Reportage sur la répression contre les rave-party sauvages,
durée 25 minutes. Merci à Cres pour ce lien).

Pour « s’évader du quotidien, voyager ».



La techno-fête est une conséquence à notre mode de vie,
une sorte de palliatif et d’exutoire permettant de supporter
un quotidien excessivement balisé (bourré d’interdits) et ennuyeux,
durant lequel les relations ne sont qu’hypocrisie et nos actes, vides de sens.

Corruption, dépravation, sexe-exhibition, excès de défonce,
n’est-ce pas ce qu’il se passe tous les jours, de plus en plus ?




Ce qui est intéressant, je trouve, consiste en la recherche de l’état de transe.

Nos lointains ancêtres
– avant de se laisser entraver par les promesses civilisées de confort –
recouraient aux états de transe par l’intermédiaire de leurs guérisseurs,
shamans, sorciers, vaudous, druides (pour nous, les celtes franco-romains).


Tous ces progrès technologiques "intelligents"
pour en arriver, au début du XXIème siècle,
à apprécier de se retrouver en transe.

Quelle ironie du sort !

La transe permet de se sentir autre,
et de percevoir le monde autrement.

On fuit de la sorte le mode de vie des courtois en mal de contrôle et de sécurité,
(la sécurité étant l’un des motifs évoqués, dans le reportage, pour interdire les rave sauvages).

Il s’agit bien d’une « évasion ».

Transe : état de conscience modifié.




Ce qui m’interpelle réside dans le fait (et non le discours) que :
autant la quête de transe des raveurs, surtout des « autogérés »,
que le mouvement des personnes soucieuses
de l’environnement naturel et de ce qu’elles mangent,
que le mouvement des contestataires aux grandes constructions (ZAD, etc.),
que le mouvement des personnes retrouvant un mode de vie simple,
etc.,
tout cela tend à démontrer un besoin de retrouver nos racines de primitifs,
de « Ceux-qui-laissent » par opposition à « Ceux-qui-prennent ».

Toutes ces manifestations "d’envie de vivre autrement"
renvoient un sentiment d'échec à notre sophistiquée société de consommés.

Aïe,
dur à encaisser pour les banquiers, les assureurs,
les actionnaires des multinationales, et leurs marionnettes.

Et ce n’est pas la répression qui pourra juguler ces mouvements,
ces désirs, ces élans,
ni de nouvelles lois qui vont empêcher une régression
que permet, paradoxalement, la technologie "futuriste".




Plutôt que de réfléchir et tenter de comprendre le phénomène,
interdire, oppresser, engager des policiers…
(pour empêcher les véritables innovations,
contenir les authentiques élans créatifs,
représentant un péril pour leurs suprématie et projet d’avenir).
C’est révélateur de leurs état d’esprit et intention.

Le rêve des humains change, se transforme incessamment.
Et la Terre réagit à nos excès d’irrespect et irresponsabilité,
ce qui, forcément, nécessitera des adaptations, des aménagements de nos habitudes…

Néanmoins "eux" continuent de planifier des « rencontres au sommet »,
des projets et budgets jusqu’en 2026, 2050, etc.,
comme si de rien, comme si rien ne changeait,
comme si tout continuera selon ce schéma,
comme si  ♪ « tout va très bien Madame la Marquise » ♫





mercredi 20 décembre 2017

La contrariété du civilisé

On aimerait tant n’être qu’entre civilisés,
surtout à cette époque de l’année.

Ça fout mauvaise conscience de fêter la consommation
en pensant aux enfants des pays en guerre,
et aux affamés, aux exploités, etc.

On aimerait tellement n’être, et naître, que gentil.
Mais…,
il y a plusieurs mais.

Mais ce n’est pas de ma faute si…
Mais c’est à cause de… si…


On serait courtois s’il n’y avait pas de nuisible,
comme les immigrés, les noirs, les arabes,
les fainéants, les assistés sociaux,
les réfractaires aux réseaux,
les opposants au régime,
les fumeurs de joints,
et les écolos ;
sans parler des renards,
et des forêts où se cachent les méchants primitifs,
indifférents aux produits high-tech et autres "nouveautés"
nous faisant progresser sur la voie du courtois pressé.

Tant de nuisibles,
pourquoi Bon Dieu ?





On serait gentil si on avait des milliards,
et une paille en or pour sniffer la coke,
un verre en cristal pour le champagne,
un cigare à écraser dans un cendrier en ivoire,
et de l’héro pour parvenir à dormir et oublier les incivilités,
entre les cuisses d’une jeune, belle, gentille et docile personne.

On serait fairplay si on avait des esclaves,
pour travailler, faire notre vaisselle,
nous sucer… les restes du repas,
pendant qu’on "communiquerait" avec les autres sivilisés
de moyens de rendre docile les moins-que-rien,
en postant des vidéos drôles de leur ignorance,
et de leur méritée punition humiliante,
avant de convenir d’une soirée commune, à niquer,
en toute hygiène et entre gens de mérite bancaire approuvé.

On serait gentil comme on s’efforce de le paraître,
mais y a toujours un moment où ça bascule,
à cause des mendiants et des manifestants.
C’est rageant.

Avoir pris la résolution d’être gentil
et agir tout le contraire,
c’est agaçant.

Je serais gentil si l’autre agissait selon mes idées,
sans me contrarier.

Mais y a plein de femmes.
Les hommes seraient gentils s’il n’y avait pas de salopes bandantes.


De la gentillesse, pour dissimuler la Bête en nous,
de la politesse, pour contenir notre haine,
de la courtoisie, pour contenir notre capricieuse colère,
un comportement civil, pour masquer nos déviances et pièges,
des actes retors et stratégiques, pour stimuler notre insatiable avidité.

Et des œillères, pour ne pas voir le résultat de nos choix de citoyens votants.


Heureusement, nous avons maintenant des modèles de référence
en les personnes de E. Macron et C. Estrosi, des gentils autoproclamés.
Y a plus qu’à faire comme eux, en les imitant.

Bientôt,
sous peu,
nous serons tous gentils,
et pour l’éternité, « vie infinie »,
God Gueule et Fesse Bouc y veillent également,
en rêvant-calculant un monde de gentils immortels.

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Liens
* Choix des gentils
* Limites du pacifisme
* Vilenie, péril
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lundi 18 décembre 2017

Santa Claus never dies



Cette année, un spécial Noël américain,
parce que les européens le valent bien.

Sponsorisés par Starboost,
Memphis reste au rang,
Mac Dominant,
and more.


Noël,
fête du mensonge,
des déments songes.





dimanche 17 décembre 2017

1945, fini ?

Plusieurs chanteurs parlent de « fascisme »,
de démocratie fasciste par exemple.

Concernant notre soi-disant démocratie,
cela fait des années que j’en suis venu à penser que c’est un leurre
derrière lequel se dissimule une volonté de contrôle inquiétante.
Démocratie, tant qu’on est d’accord et qu’on suit le mouvement ;
car autrement…

Je me questionne sur la vision fasciste que dénoncent ces artistes.

Depuis la seconde guerre mondiale,
dans le règne végétal a été décrété « nuisible » un certain nombre de plantes
(vive le glyphosate, etc.)
Dans le règne animal a été décrété « nuisible » un nombre important d’animaux,
que nous tuons encore de nos jours (renards, loups, requins, insectes, etc.)
Un tel esprit, jugeant de ce qui est nuisible ou non, est, effectivement, fasciste.

Les dernières ethnies vivant hors civilisation (c’est-à-dire hors contrôle)
sont anéanties en même temps que leur milieu environnant naturel.
Les Soufis se font persécutés, tués.
Nous n’acceptons pas les « gens du voyage » et les boutons hors de France.
Nous ne voulons ni les immigrés, après avoir semé la zizanie chez eux,
ni les réfugiés climatiques, après avoir tout pollué et causé la montée des eaux.

Ce ne sont que des exemples tendant à confirmer un esprit facho persistant.

Saviez-vous qu’à la fin de la seconde guerre mondiale,
autant nous, les français, que les américains, anglais et russes,
se sont précipités pour se disputer les trouvailles scientifiques des nazis ?

Il se trouve qu’avant 1945,
les occidentaux misaient principalement sur la science physique,
bombe atomique, etc.
Seuls les nazis s’intéressaient à la science quantique,
et faisaient des expériences, souvent terrifiantes (pour ceux les ayant subies).

De nos jours, beaucoup de nos progrès nous viennent des découvertes nazis.

Sommes-nous vraiment sortis du fascisme, nazisme, franquisme ?

D’après ce qu’il se passe un peu partout,
il semble que derrière le paravent scintillant de la démocratie
reste tapi l’esprit malsain de Ceux-qui-savent-ce-qui-est-nuisible,
Ceux-qui-savent-ce-qui-est-bon-et-nécessaire-pour-tous.





À penser, méditer :

Si nous sommes à l’image du monde,
en proclamant et en tuant des êtres sentients,
ben, forcément, en nous-mêmes, nous procédons de même !
Forcément, ce que nous détruisons à l’extérieur, dans le monde,
se voit détruit en nous-mêmes, en notre intériorité.

Soit nous sommes connectés et en lien avec Tout,
interdépendants (tout se nourrissant de tout),
soit non.


Une remarque pour clore cette réflexion :

Qui à part Dieu peut juger et décider de ce qui est nuisible ?

Les fachos l'ont fait.

Certaines multinationales le font,
et les gouvernements les soutiennent.


vendredi 15 décembre 2017

Anges et elfes, positifs et courtois

Lorsque cet article est paru, en 2014,
je me suis attiré quelques inimitiés…


Dis ce que tu penses, bouscules les croyances,
tes détracteurs et ennemis se révéleront.

Dis ta vérité, et tombent les masques.

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Rêves d’adultes ?

À quoi rêvent les adultes en ce début du XXIème siècle ?

En surfant sur le Net,
il m’apparaît que la mode actuelle tend aux rêves d’elfes
et autres êtres imaginaires comme les anges,
à quoi il faut ajouter les animaux, surtout les matous.

Cette mode représente pour moi un paradoxe, vu l’état de la planète.
Dehors, en vrai, il n'y a bientôt plus d’animaux sauvages.
Sur le Net, en virtuel, plein d’animaux rigolos, trop chou ;
quelle contradiction paroxystique ! Non-sens délirant.

Si les elfes vivaient parmi nous, je suppose qu’il y a quelques décennies déjà
qu’ils auraient réagi contre la destruction massive de l’environnement,
ne pensez-vous pas ?

Les lutins n’en ont que faire de l’électricité et de nos centrales nucléaires ;
au contraire, puisque nos entreprises "intelligentes" détruisent
l’environnement naturel et vital, au sein duquel ils aiment évoluer.



Anecdote :
alors âgé de moins de 30 ans, j’ai participé à des séances de rêves éveillés
que dirigeait une adorable femme, âgée de plus de 70 ans.
Un jour, après une séance, j’ai fait part de mon souci à l’animatrice :
« comment se fait-il que, durant les séances,
je ne vois pas ce que voient beaucoup de participants :
des elfes, des lutins, des animaux qui parlent, etc. ?
»
La grand-mère, avec ses énormes yeux ronds
(elle portait des lunettes double, voire triple foyers)
fit une rapide grimace désappointée
et me répondit d’un ton un peu las : « ne vous en faites pas,
laissez venir ce qui doit ; et si rien ne vient, c’est bien aussi.
Vous ne pouvez pas savoir combien d’adultes continuent de voir des lutins partout,
à croire qu’ils refusent de grandir.
»

Les désirs d’elfes, de lutins et autres, sont-ce des rêves d’adultes ?

Garder, maintenir, ou se reconnecter, avec son cœur d’enfant (avec l’enfant en soi)
ne consiste pas à faire revivre son imaginaire de la période puérile.

Ces elfes qui fleurissent un peu partout sur le Net et, pire,
les commentaires débordant de sentimentalité qui s’y joignent,
me font l’effet d’une fuite de la réalité, d’un refus de s’y confronter
et de lutter contre la partie en nous qui refuse d’admettre cette vérité :
nous sommes en train de tout détruire.

L’enfant intérieur ne se trouve pas au sein de notre activité mentale et imaginaire.




Restons positifs et courtois

Il faut rester positif, je dois être gentil, et courtois, et souriant.

« Qui ne dit rien consent », dit-on ;
n’est-ce pas l’attitude des esprits se voulant positifs et non-violents,
puisqu’ils laissent agir ceux qui anéantissent avec une extrême violence ?

Ne voir que le positif, n’est-ce point une façon d’occulter ou de fuir,
ou encore de dénier les problèmes et difficultés* ?

En s’efforçant de ne porter son attention que sur "ce qui va",
on met des œillères pour éviter de voir "ce qui ne va pas".
Cette attitude tend à renforcer "ce qui ne va pas" ;
en tous les cas, cette attitude ne prédispose pas à lutter
ni à se confronter aux difficultés.

Le positivisme, dissimule-t-il la lâcheté ?

L’attitude positive nous pousse à éviter la pensée, pourtant lucide,
que certaines choses ne tournent pas rond.

Ce que je trouve positif, l’est-il forcément pour toi (qui lit) et pour un autre ?

Établir un constat représente un point de vue ni négatif ni pessimiste.
L’objectivité implique de constater le négatif et le positif.
Il vaut mieux apprendre à voir et considérer les choses, le monde,
tels quels, avec ses mauvais et bons côtés.
Lorsqu’on observe et s’informe, il s’agit de voir
autant ce qui dysfonctionne que ce qui fonctionne,
autant les sources de désordre que d’ordre, etc.

Discernement, faire la part des choses,
et ne rien laisser dans l’ombre, le moins possible.

Il en va de même dans notre esprit :
s’efforcer de regarder et penser uniquement positif
est un leurre n’attirant que futurs échecs et déceptions.
(Se rappeler le mouvement du balancier :
plus je veux du positif, plus j’attire son inverse, l’opposé complémentaire).

Je rappelle aux optimistes quelque chose qui me semble important :
Emile Coué était un pharmacien et psychologue,
c’est-à-dire qu’il soignait des personnes en souffrance.
Sa méthode indiscutablement ré-équilibrante s’adresse aux personnes dépressives
et à celles ayant trop de pensées négatives, défaitistes, noires, etc.
Lorsque l’on se sent glisser dans le néant, on s’évertue à penser positif,
à imaginer le beau, etc.
Ceci est effectivement thérapeutique.
Mais lorsque « ça va », quand on se sent dans son état normal,
il n’y a aucune raison de s’abrutir de pensées positives
.

Un autre constat que j’ai souvent observé autour de moi :
les optimistes craignent et mettent tout en œuvre
pour éviter les situations conflictuelles.
Ils ont peur du conflit, de la confrontation directe.

Être en conflit n’est ni mauvais ni bon, ce n'est pas négatif,
c’est inévitable lorsque, au moins, deux personnes ont des avis divergents.   
Ce qui devient mauvais ou bon, c’est la manière de gérer le conflit,
c’est la tournure que prend l’interaction, soit :
la façon de parvenir à un dénouement.
Un conflit nécessite une négociation, une conciliation,
ce qui n’est possible que par une reconnaissance de l’autre et de sa différence ;
autrement, la violence risque d’éclater tôt ou tard.

De chercher à éviter les conflits ne fait que les renforcer !

« On ne peut connaître quelqu’un qu’en le combattant ».
Séraphin à Néo, dans le film The Matrix.
À méditer.

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Note et lien

* Le film Match Point de Woody Allen est éloquent à ce sujet :
une bourgeoise très « positive attitude » s’y laisse conquérir
par un beau et jeune loup aux dents longues. Ils vont se marier.
Cette femme se voulant toujours heureuse ne se rend pas compte
que son mari la trompe déjà, et qu’il devient un assassin !

* Du positif, on veut…

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jeudi 14 décembre 2017

Tarot, Gurdjieff et Nietzsche

Introduction

Rappel⁹, pour apprendre à se connaître, à se comprendre soi-même :
(…) il est nécessaire de commencer par le commencement, c’est-à-dire de
s’observer soi-même comme si l’on ne se connaissait pas du tout,
comme si l’on ne s’était encore jamais observé.
– G. I. Gurdjieff

L’humain (hume-anus, en latin) fonctionne telle une machine :


Regardez attentivement l’orientation illogique des roues
(nous croyons diriger nos vies, mais il n’en est rien) :


Chacun est soumis à l’accidentel, « à ce qui arrive »,
et les autres planètes nous influencent
ainsi que le soleil et les étoiles,
et ce qui dépasse notre entendement ;
toute vie organique sur Terre dépend,
reste sous l’influence, de leurs relation et activité).



Tarot et Gurdjieff, puis Nietzsche

Étude de nos fonctions par l’intermédiaire de l’arcane majeur du Tarot
nommé « le Monde ».
Revenons sur ce que disait G. I. Gurdjieff :
L’activité entière de la machine humaine est divisée
en quatre groupes de fonctions nettement définis.


Chacun (des groupes) est régi par son propre "cerveau" ou "centre".
En s’observant lui-même,
un homme doit différencier les quatre fonctions fondamentales de sa machine :
les fonctions intellectuelle,


émotionnelle,



motrice



et instinctive.


Chaque phénomène qu’un homme observe en lui-même
se rapporte à l’une ou l’autre de ces fonctions.
C’est pourquoi, avant de commencer à observer,
un homme doit comprendre en quoi diffèrent les fonctions ;
ce que signifie l’activité intellectuelle,
ce que signifient l’activité émotionnelle,
l’activité motrice et l’activité instinctive.

La « machine humaine » est divisée en quatre groupes ;
cependant,
les fonctions motrice et instinctive forment, ensemble, un centre,
étant régies par un unique "cerveau" : le moteur-instinctif.



L’image du Monde, du Tarot, exprime tout cela, et plus encore...

Le bœuf symbolise la force musculaire, l’endurance, la docilité, le labeur, etc. ;
ce qui est à relier avec notre fonction motrice.

Le lion symbolise l’instinct sauvage, amoral, vif, rusé, cruel, carnassier.
L’instinct nous relie à la mémoire cellulaire, génétique ;
c’est-à-dire que le "savoir" de cette fonction est inné et multimillénaire.
Notons que le lion, dans l’arcane le Monde, est auréolé,
ce qui signifie que la fonction instinctive a été sublimée (ou transcendée),
sous-entendu que la personne maîtrise parfaitement ses élans pulsionnels
et parvient ainsi à canaliser l’énergie instinctive (rattachée à l’élément feu)
à souhait, afin de l’utiliser, de la diriger, vers un but plus noble, par exemple.

L’ange symbolise l’émotion sublimée (ou transcendante).
Tous sentiment et émotion désagréables, nocifs, parasitaires, ont été purifiés.
Le rapport à l’émotionnel devient supérieur (à la norme), autre, intense.

L’aigle, également auréolé, symbolise l’Esprit.
L’esprit, au sens d’activité intellectuelle mécanique,
se développe jusqu’à devenir Esprit.
À ce sujet, C. G. Jung parlait de « métanoïa » (renaissance par l'Esprit),
qui représente un aboutissement au processus d’ « individuation ».

* * *

J’ajoute un extrait du livre Ainsi parlait Zarathoustra, de F. Nietzsche,
copié dans le chapitre « des trois métamorphoses ».

NB : par association, notons que dans l'extrait qui suit,
le chameau est un animal de bât, comme le bœuf.
Symboliquement, l'enfant est une âme pure et innocente, comme un ange.
Nous retrouvons ainsi le bœuf (le chameau), le lion et l’ange (l’enfant) du Tarot.

Je vous énonce trois métamorphoses de l'esprit :
comment l'esprit se mue en chameau,
le chameau en lion
et le lion, enfin, en enfant.
Il y a beaucoup de pesants fardeaux pour l'esprit robuste,
aimant à porter de lourdes charges et que le respect habite (...).
Qu'est-ce qui est lourd ? demande l'esprit habitué aux lourdes charges,
et le voici qui s'agenouille, pareil au chameau, il veut qu'on le charge bien.

(...)

Nietzsche développe ensuite divers fardeaux de l'esprit.
C'est (...), de tout ce qu'il y a de plus pesant
dont se charge l'esprit qui aime à porter les fardeaux :
tout pareil au chameau qui, une fois chargé se hâte vers le désert,
lui aussi se hâte vers son désert.
Mais dans le désert le plus reculé se fait la seconde métamorphose :
l'esprit ici se change en lion, il veut conquérir sa liberté
et être le maître dans son propre désert.
Son dernier maître, il le cherche ici :
il veut devenir son ennemi et l'ennemi de son dernier dieu,
il veut se battre pour la victoire contre le grand dragon.
Quel est ce grand dragon que l'esprit ne veut plus appeler ni maître, ni dieu ?
« Tu dois », tel est le nom du grand dragon*.
Mais l'esprit du lion, lui, dit : « Je veux. »
« Tu dois » l'attend au bord du chemin, couvert d'écailles, dorées,
miroitantes et sur chaque écaille étincelle en lettres d'or : « Tu dois. »
Des valeurs millénaires brillent sur ces écailles
et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons :
« Toute valeur de toute chose, - elle brille sur moi. »
Toute valeur a déjà été créée et toute valeur créée, c'est moi.
En vérité, il ne doit plus y avoir de « Je veux ! » Ainsi parle le dragon.
Mes frères, pourquoi est-il besoin du lion de l'esprit ?
L'animal de bât ne suffit-il donc pas, lui qui renonce et qui est plein de respect ?
Créer des valeurs nouvelles – le lion lui-même n'en est pas encore capable –,
mais conquérir la liberté pour des créations nouvelles
– voilà ce que peut la puissance du lion.
Créer sa liberté et opposer même au devoir le « non » sacré :
à cette fin, mes frères, il est besoin du lion.
Prendre le droit de créer des valeurs nouvelles
– c'est la conquête la plus terrible pour un esprit accoutumé aux fardeaux et au respect.
A la vérité cela lui paraît être de la rapine et l'affaire de bêtes de proie.
Il aimait jadis, comme son bien le plus sacré, le « Tu dois » :
or le voilà obligé de trouver illusion et arbitraire jusqu'au cœur
de ce qu'il y a de plus sacré, afin d'arracher sa liberté à son amour :
c'est le lion qu'il faut pour un tel rapt.
Mais dites, mes frères, de quoi l'enfant est donc capable dont ne le fut pas le lion ?
Pourquoi faut-il donc que le lion féroce devienne un enfant ?
L'enfant est innocence et oubli, un recommencement, un jeu,
une roue roulant d'elle-même, un premier mouvement, un « oui » sacré.
Oui, pour le jeu de la création, mes frères, il est besoin d'un « oui » sacré :
c’est sa volonté que l'esprit veut à présent,
c'est son propre monde que veut remporter celui qui est perdu au monde.
Je vous ai dit trois métamorphoses de l'esprit :
comme l'esprit devient chameau, le chameau lion, et le lion enfin enfant.

L'image de l'arcane le Monde pourrait représenter ces métamorphoses de l'esprit :
l'esprit est d'abord boeuf (le chameau de Nietzsche),
ensuite il peut devenir un lion,
puis parvenir à l'état d'ange (l'enfant).

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Note et lien

* Le « tu dois », le « dragon » dont Nietzsche fait allusion,
me semble correspondre, en grande partie, au « surmoi » de la psychanalyse.

La définition du dictionnaire de la psychologie Larousse :
« Surmoi, ensemble des interdits moraux introjectés.
(…) fonction (intérieure) d’autorité et de censure morale,
obligeant le moi à lutter contre certaines pulsions instinctuelles,
sous peine de voir naître des sentiments pénibles,
principalement de culpabilité (…)
». 
S. Tomasella a écrit au sujet du surmoi :
« Le surmoi présente une complexité paradoxale (…)
Il a tendance à être :
- soit aveuglément pulsionnel dans ses injonctions à la jouissance ou à la punition,
- soit abstrait et mental dans ses préceptes moraux,
voire intellectualisant pour argumenter et justifier ses idéaux.
»

⁹  Connais-toi toi-même...
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mercredi 13 décembre 2017

Connais-toi toi-même (G VIIII)

Dans cette rubrique paraît une série d’articles portant sur la connaissance de soi,
articles se composant d’extraits de l’enseignement de G. I. Gurdjieff,
selon les notes prises par P. D. Ouspensky, l’un de ses élèves.

G. I. Gurdjieff tenait sa connaissance de la « tradition ancienne ».

Ma motivation : se désenvoûter (un max. d'entre nous). 

Soyez votre propre flambeau et votre propre recours.
– Sagesse orientale
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– Les trois préceptes du Temple d’Apollon de Delphes : 
Connais-toi toi-même.
Car alors tu connaîtras l’Univers et tu seras un des dieux.
Tout en égale modération et rien en excès déséquilibré.

Voici ce que disait G. I. Gurdjieff concernant la connaissance de soi,
ainsi que le moyen, la façon de procéder, pour apprendre à se comprendre :
L’homme ordinaire de notre temps,
même s’il s’intéresse à la philosophie ou aux sciences,
ne comprend pas que le principe "Connais-toi toi-même" se réfère
à la nécessité de connaître sa propre machine, la "machine humaine".
La structure de la machine est plus ou moins la même chez tous les hommes ;
c’est donc cette structure que l’homme doit étudier d’abord,
c’est-à-dire les fonctions et les lois de son organisme.
Dans la machine humaine tout est lié,
une chose dépend à ce point d’une autre,
qu’il est tout à fait impossible d’étudier une fonction quelconque,
sans étudier toutes les autres.
La connaissance d’une partie requiert la connaissance de l’ensemble.
(…)
L’étude de soi est le travail, ou la voie, qui conduit à la connaissance de soi.
(…)
La méthode fondamentale pour l’étude de soi est l’observation de soi.
Sans une observation de soi correctement conduite,
un homme ne comprendra jamais les connexions
et les correspondances des diverses fonctions de sa machine,
il ne comprendra jamais comment ni pourquoi, en lui, "tout arrive".
(…)
Ainsi pour observer les fonctions de la machine humaine,
il est nécessaire de les comprendre dans leurs divisions correctes,
et de pouvoir les définir exactement et aussitôt ;
de plus, la définition ne doit pas être verbale,
mais intérieure : par le goût, par la sensation, (…)
L’observation de soi, au commencement surtout,
ne doit sous aucun prétexte devenir analyse, ou tentatives d’analyse.
L’analyse n’est possible que beaucoup plus tard,
lorsqu’on connaît déjà toutes les fonctions de sa machine
et toutes les lois qui la gouvernent.
(…)
L’activité entière de la machine humaine est divisée
en quatre groupes de fonctions nettement définis.
Chacun est régi par son propre "cerveau" ou "centre".
En s’observant lui-même,
un homme doit différencier les quatre fonctions fondamentales de sa machine :
les fonctions intellectuelle, émotionnelle, motrice et instinctive.
Chaque phénomène qu’un homme observe en lui-même
se rapporte à l’une ou l’autre de ces fonctions.
C’est pourquoi, avant de commencer à observer,
un homme doit comprendre en quoi diffèrent les fonctions ;
ce que signifie l’activité intellectuelle,
ce que signifient l’activité émotionnelle,
l’activité motrice et l’activité instinctive.
(…) il est nécessaire de commencer par le commencement,
c’est-à-dire de s’observer soi-même comme si l’on ne se connaissait pas du tout,
comme si l’on ne s’était encore jamais observé.
Lorsqu’on commence à s’observer, on doit essayer aussitôt de déterminer
à quel centre appartiennent les phénomènes que l’on est en train d’observer.
(…)
On peut dire, en gros,
que la fonction du penser travaille toujours par comparaison.
Les conclusions intellectuelles sont toujours le résultat
de la comparaison de deux ou de plusieurs impressions.
La sensation et l’émotion ne raisonnent pas, elles ne comparent pas,
elles définissent seulement une impression donnée par son aspect,
son caractère plaisant ou déplaisant dans un sens ou dans un autre,
sa couleur, son goût ou son odeur.
En outre, les « sensations » peuvent être indifférentes :
ni chaud ni froid, ni plaisant ni déplaisant (…)
Dans la sensation du blanc et du rouge,
il n’y a rien de plaisant ni de déplaisant.
Du moins, rien de tel n’est nécessairement lié
à la sensation de l’une ou de l’autre de ces deux couleurs.
Ces sensations, qui procèdent de ce que l’on nomme les "cinq sens",
et les autres, comme la sensation du chaud, du froid, etc., sont instinctives.
(…)
Pour trouver la méthode discriminative,
nous devons comprendre que chaque fonction psychique normale
est un moyen ou un instrument de connaissance.
Avec l’aide du penser, nous voyons un aspect des choses et des événements,
avec l’aide des émotions un autre aspect,
avec l’aide des sensations un troisième aspect.
La connaissance la plus complète que nous puissions avoir d’un sujet donné
ne peut être obtenue que si nous l’examinons simultanément
à travers nos pensées, nos sentiments et nos sensations.
Tout homme qui s’efforce d’atteindre à la véritable connaissance
doit tendre vers la possibilité d’une telle perception.
Dans les conditions ordinaires,
l’homme voit le monde à travers une vitre déformée, inégale.
(…)
Toutes les fonctions sont interdépendantes et s’équilibrent l’une l’autre,
toutes les fonctions tendent à se maintenir l’une l’autre dans l’état où elles sont.
(…)
Chaque centre a sa mémoire propre, ses associations propres et son propre penser.
(…)
Chez un homme normal, bien portant, chaque centre fait son propre travail,
c’est-à-dire le travail auquel il est spécialement destiné
et qu’il est qualifié pour accomplir au mieux.
Il y a des situations dans la vie dont nous ne pouvons
nous tirer qu’avec l’aide de la pensée et d’elle seule.
Si, dans un tel moment,
le centre émotionnel commence à fonctionner à la place du centre intellectuel,
il n’en résultera qu’un embrouillamini général
et les conséquences d’une telle intervention seront des plus fâcheuses.
Chez un homme non équilibré, la substitution continuelle d’un centre à un autre
est précisément ce que l’on nomme "déséquilibre" ou "névrose".
Chaque centre tâche en quelque sorte de passer son travail à un autre et,
en même temps, il essaie de faire le travail d’un autre centre,
travail pour lequel il n’est pas fait.
Le centre émotionnel, lorsqu’il travaille pour le centre intellectuel,
apporte avec lui une nervosité, une fièvre et une hâte inutiles,
dans les situations où il faudrait au contraire un jugement
et une délibération calmes.
Le centre intellectuel, de son côté, lorsqu’il travaille pour le centre émotionnel,
se met à délibérer dans des situation qui exigent des décisions rapides
et il rend impossible de discerner les particularités
et les points délicats de la situation.
La pensée est trop lente.
Elle élabore un certain plan d’action et continue de le suivre
même lorsque les circonstances ont changé,
et qu’une tout autre sorte d’action est devenue nécessaire.
En certains cas, par ailleurs,
l’intervention du centre intellectuel donne naissance
à des réactions tout à fait fausses,
parce que le centre intellectuel est simplement incapable de comprendre
les nuances et les subtilités de nombreux événements.
Des situations qui sont entièrement différentes pour le centre moteur
et pour le centre émotionnel lui apparaissent identiques.
Ses décisions sont beaucoup trop générales et ne correspondent pas
à celles que le centre émotionnel aurait prises.
Cela devient parfaitement clair
lorsque nous nous représentons l’intervention de la pensée,
c’est-à-dire de l’esprit théorique,
dans les domaines du sentiment, ou de la sensation, ou du mouvement ;
en chacun de ces trois cas l’intervention de la pensée
conduit à des résultats tout à fait indésirables.
La pensée ne peut pas comprendre les nuances du sentiment.
Nous le saisirons parfaitement si nous imaginons un homme
raisonnant sur les émotions d’un autre. Comme il n’éprouve rien lui-même,
ce qu’éprouve l’autre n’existe pas pour lui.
« Un homme rassasié ne comprend pas un homme qui a faim ».
Mais pour celui-ci, sa faim « est bien réelle ».
Et les décisions du premier,
c’est-à-dire de la pensée, ne peuvent en aucun cas le satisfaire.
De même, la pensée ne peut pas apprécier les sensations.
Pour elle, ce sont choses mortes.
Quant aux mouvements, elle n’est pas davantage capable de les contrôler.
(…)
Quel que soit le travail qu’un homme ait à faire,
qu’il essaie donc de faire chacun de ses geste délibérément, avec sa pensée,
en suivant chaque mouvement,
et il verra que la qualité de son travail changera immédiatement.
S’il tape à la machine, ses doigts, commandés par son centre moteur,
trouvent d’eux-mêmes les lettres nécessaires,
mais s’il essaie de se demander avant chaque lettre : "Où est le C ?
Où est la virgule ? Comment épelle-t-on de ce mot ?",
il fait aussitôt des fautes ou se met à taper très lentement.
(…)
Le centre moteur, lorsqu’il fait le travail du centre intellectuel,
donne, comme résultat, la lecture mécanique ou l’audition mécanique,
celle d’un lecteur ou d’un auditeur qui ne perçoit que des mots,
et demeure entièrement inconscient de ce qu’il lit ou entend.
Cela arrive généralement lorsque l’attention,
c’est-à-dire la direction de l’activité du centre intellectuel,
est occupée par quelque chose d’autre,
et lorsque le centre moteur essaie de suppléer le centre intellectuel absent ;
mais cela devient très facilement une habitude,
parce que le centre intellectuel est généralement distrait
non par un travail utile, pensée ou contemplation,
mais simplement par la rêverie ou l’imagination.
(…)
L’observation de l’activité de l’imagination et de la rêverie
constitue une partie très importante de l’étude de soi.
Puis l’observation devra porter sur les habitudes en général.
Tout homme adulte est un tissu d’habitudes (…)
Aussi longtemps qu’un homme est gouverné par une habitude particulière,
il ne peut pas l’observer ; mais dès sa première tentative, si faible soit-elle,
de la combattre, il la sent et il la remarque.
C’est pourquoi, pour observer et étudier les habitudes,
il faut essayer de lutter contre elles.
Cela nous ouvre une voie pratique d’observation de soi.
(…)
La lutte contre l’expression des émotions désagréables n’est pas seulement
une excellente méthode pour l’observation de soi, elle a une autre signification.
C’est là une des rares directions dans lesquelles un homme peut se changer
ou changer ses habitudes sans en créer d’indésirables.
C’est pourquoi l’observation de soi et l’étude de soi doivent dès le début
s’accompagner d’un combat contre « l’expression des émotions désagréables ».
S’il suit toutes ces règles en s’observant lui-même (…)
il ressentira sa complète mécanicité.
Tout arrive, l’homme ne peut rien "faire".
Il est une machine commandée de l’extérieur par des chocs accidentels.
Chaque choc appelle à la surface un de ses "moi".
Un nouveau choc, et ce "moi" disparaît, un autre prend sa place.
Un autre petit changement dans le monde environnant,
et voilà encore un "moi" nouveau.
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Lien
* Tarot, Gurdjieff et Nietzsche
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dimanche 10 décembre 2017

Satana Sativa

(Etait paru sur l’ancienne plateforme)



Avec la boisson énergisante Cervofeucq
laissez vos collègues de travail sur le carreau,
et épatez vos chefs,
qui n’en reviendront pas de vos dynamisme et détermination.
Prime de fin d’année assurée. Soirées de folie à n’en plus finir.
Cervofeucq, les autres vont vous envier.



Je viens traiter un sujet très peu abordé : les méfaits du cannabis, chanvre, beuh.
(Je veux que mon blog fasse le buzz, or ce sujet semble une véritable mine d’or !)

Idées préconçues véhiculées par les médias :
Les jeunes commencent par fumer un joint, pour finir une seringue dans le bras.
Les jeunes fument et ne veulent pas aller travailler.
Les jeunes fument et deviennent délinquants.
Les jeunes fument et finissent par se suicider.
Si si, la preuve : cela fait, pour le moins, 35 ans,
qu’au minimum une fois par an,
une campagne sur les dangers du cannabis se propage dans les divers médias.

Étrange qu’on y parle si peu de la cocaïne*, dans ces médias.

Le propos n’a pas évolué d’un iota.
Toujours le même thème, les mêmes soi-disant craintes.

Écouter toujours les mêmes reportages, c’est rassurant.

NB : il y a 35 ans n’existaient ni les ecstasy ni le GHB ni le crack, etc.


Dans les faits,
avez-vous déjà entendu qu’après avoir fumé des joints (et rien d’autre),
un homme aurait fracassé le joli visage de sa copine, par exemple ?
Avec l’alcool, le crack, la coke, oui, c’est quotidien.


Des jeunes, des adultes et même des seniors fument des joints.
Dans les faits, au quotidien,
la plupart des fumeurs de joints raisonnables sont des gens comme vous et moi,
qui travaillent, ont une famille, paient leurs impôts, et se distraient.



Il faut tenir compte d’un fait :
de façon générale, les gens boivent de l’alcool,
et certains fument, en plus, des joints.

Savez-vous que la plupart des innombrables articles
ne distinguent pas les fumeurs de joints des polytoxicomanes ?
Lorsqu'ils abordent les méfaits du cannabis,
ils prennent en exemple des zonards qui, certes, fument,
mais aussi boivent, avalent des médocs, sniffent tout, même de la colle.

Du moment où l’on devient dépendant, accro,
à plus d’un produit, il est question de polytoxicomanie.
Lorsque les médias parlent, écrivent, sur le cannabis,
ils taisent l’alcool car ce n’est pas interdit (sauf en conduisant) ;
c’est-à-dire qu’ils ne font ressortir que les soi-disant méfaits du joint.
L’information est donc partielle, tronquée ; elle n'est pas objective.


À tenir en compte :
les jeunes appréciant le cannabis évitent les discothèques,
ces milieux où l’argent coule à flot, comme l’alcool.
Or, il se trouve que c’est notamment dans les discothèques
que des jeunes ne fumant pas de joint prennent des ecstasy,
de la cocaïne, du speed, du GHB, etc.

Les fumeurs de joints se désintéressent de Mère Culture.

Priez pour que votre jeune ne fume pas de joint.
S’il fait des expériences avec l’alcool, le GHB et la coke, pas de souci,
faut que jeunesse se fasse, surtout si vous avez un garçon.
Si votre jeune est une fille, eh ben,
après qu’une dizaine de gars pétés lui soient passés dessus,
elle sera experte, aguerrie, pour vivre dans cette société.


Dieu que doit être diabolique ce cannabis
pour qu’on en parle autant depuis des dizaines d’années,
alors qu’en ce qui concerne la drogue des violeurs (tout est dans le nom),
les amphétamines, l’héroïne, la cocaïne, et toutes les autres, dont les alcools,
et les médicaments circulant également au marché noir
(pas de souci en cas de refus d’ordonnance),
on en parle si peu, voire pas du tout !
À croire qu’ils ne présentent ni effet indésirable ni danger quelconque,
ni dépendance physique, contrairement au cannabis ?
Ah, non, avec le cannabis, pas de dépendance physique.

Mais alors, c’est quoi le problème ?

J’ai beau chercher à comprendre ce phénomène,
cet acharnement contre le cannabis,
la seule explication que j’aie trouvé se résume à :
les fumeurs de joints s’en foutent royalement du rêve américain,
de parvenir à se construire une piscine plus grande que celle du voisin,
de rouler en BMW, de chercher à être le meilleur, à gagner toujours plus, etc.

C'est dingue qu'un beauf d'aspect idéal,
se saoulant et frappant sa femme, parfois les mômes aussi,
méprisant, voire violant d'autres jeunes femmes,
cela dérange moins et même, paraît normal.




Ne surtout pas fumer un joint,
ça fait rigoler. Mauvais ça, en période de "crise" devenue permanente,
de rire et de décompresser, tsss…


Pour conclure,
évidemment que l’idéal reste de ne rien consommer, ni alcool ni joint ni autre drogue,
dont les médicaments neuroleptiques, psychotropes, etc. (qui sont des drogues légales)
Cependant, non seulement nous ne sommes pas des saints,
mais notre mode de vie ne favorise pas un mode de vie sain.

La névrose est la drogue de l'homme qui ne se drogue pas.
Dr A. Janov (psychologue)

Société d’hypocrites névrosés.

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Liens
* Coke omerta
* Stock de coke
* Esprit occidental (de la coca, une plante sacrée, à la cocaïne, la poudre du diable)
* Accès par l'émotion (étude du poème Andin de la feuille de coca)
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samedi 9 décembre 2017

Dimension ésotérique

Concernant les connaissances, apprendre, il existe deux approches :
- l’exotérisme, l’enseignement public, les savoirs accessibles à tout le monde ;
- et l’ésotérisme, un enseignement ayant mauvaise presse,
servant à s’étudier soi-même et à mieux comprendre le monde.
Un exemple religieux pour bien comprendre ces deux approches complémentaires :
l’exotérique cherche à l’extérieur des démonstrations, preuves, manifestations, de Dieu,
alors que l’ésotérique les recherche à l’intérieur de lui-même.


La tendance générale tend à comprendre les histoires
en les associant à des événements extérieurs.
On pense qu’elles racontent le monde.
Ce qui est souvent le cas.
Mais pas seulement.
Les histoires, contes et autres, de qualité
peuvent également nous aider à comprendre notre fonctionnement,
c’est-à-dire à mieux connaître notre personne avec sa psyché, sa vie intérieure ;
elles servent ainsi à mieux s'étudier et se comprendre soi-même,
un soi-même que conduit une légion de « moi ».

De la sorte, lorsqu’on lit une histoire ou qu’on regarde un film de qualité,
on peut l’appréhender notamment en s’identifiant à un protagoniste ou à une situation,
et on peut, aussi, intérioriser tous les protagonistes et situations de l’histoire.
Un exemple avec le film « The Matrix »,
qui raconte la guerre des machines contre les derniers humains,
comme, dans la vie, l’opposition entre les progressistes pollueurs et les autres,
et comme, en nous-mêmes, psychiquement,
l’opposition entre la part mécanico-indifférente rudoyant la part fantaisiste-sensible.


La force de plusieurs histoires, mythes et contes,
consiste en le fait qu’il en ressort de la sagesse,
une morale (de conscience), une leçon.

Un exemple supplémentaire avec l’histoire de la « Belle et la Bête ».
Extérieurement, socialement,
la morale de ce conte pourrait nous rappeler de ne pas se fier aux apparences,
car sous le pire aspect peut se dissimuler le meilleur ;
et vice versa, parfois.
Souvent.
En même temps, sur un autre plan, en ramenant tout à soi,
intérieurement ce conte nous renvoie à notre propre bestialité,
à notre ombre, à ce que nous refoulons, dissimulons et contenons.
Nous luttons pour que notre bête intérieure reste enfermée dans un cachot,
et elle y devient de plus en plus hideuse, incontrôlable, dangereuse, folle.

La Belle de l’histoire pourrait illustrer l’idéal du moi, gentil et poli,
que l’on veut le plus "normal" et à la mode possible, conforme.
À l’extérieur, nous rendons tout prévisible, calculable, rentable,
alors qu’à l’intérieur de chacun la bête maltraitée attend son heure.

On s’efforce d’être civilisé, présentable et convenable, comme la Belle ;
mais la Bête en chacun de soi se manifeste au moindre relâchement
notamment quand on est saoul ou encore, contrarié,
lorsqu'on ressent le manque d’un produit, etc.

Ce conte, au niveau ésotérique,
nous invite à nous intéresser à notre bête intérieure,
et à apprendre à la connaître, à ne pas en avoir peur,
à ne pas la mépriser et, pour y parvenir,
à s’y intéresser, l’approcher, l’apprivoiser.

En nous-mêmes, la part voulue belle, mentale et apprêtée pour plaire,
devrait s’intéresser à l’autre part contenue, naturelle et primitive,
afin, nous dit le conte, de découvrir,
dissimulée dans l’ombre,
derrière ce que, de prime abord, on juge déplaisant,
la bonté !
La véritable Beauté.

C’est la Bête qui apprend à la Belle à discerner
entre l’illusion apparente et la profonde noblesse d’âme !


Vivre sa jeunesse à vouloir être la plus belle,
et se retrouver, quelques trente ans plus tard,
à ne plus pouvoir dissimuler les traits qui s'imposent de la bête aliénée.


La belle et la bête, en soi-même, sont à réconcilier ;
ou, pour le dire autrement, le primitif et le civilisé.

* * *

En résumé, pour apprendre,
se rappeler qu’il y a toujours, au moins, deux dimensions :
l’exotérique et l’ésotérique.