vendredi 1 septembre 2017

Vilenie, péril

Il existe deux types majeurs de méchanceté (selon moi) :
- être méchant par bêtise, en réaction à des limites de compréhension,
fermeture d’esprit, intolérance à la différence ; 
- être méchant de façon intentionnelle, pensée, calculée,
généralement pour parvenir à ses fins, à des intérêts égotiques ou financiers.

Bête et méchant

La BD du magazine « Fluide glacial » se nommant « les Bidochon »
illustre une famille de français moyens, ni gentils ni méchants,
juste bêtes car prétentieux et ignorants (des autres informations que celles de la TV).
Ces personnes ne sont pas méchantes intentionnellement,
ce sont plutôt des bisounours polis, lisses, civilisés,
mais, par moments, notamment lorsqu’un avis ou un événement
ne correspondent pas à leur représentation des choses
ou mettent en danger leurs confort et sentiment de sécurité,
ces personnes deviennent odieuses.

La peur de perdre, même sans motif direct, peut rendre bête et méchant.

Les personnes acculées à leurs limites deviennent méchantes et/ou agressives,
pour se défendre contre leurs propres néant intérieur et angoisse existentielle ;
souvent paranos et soucieuses, elles n’hésitent pas à attaquer.
Elles croient bien faire. Elles obéissent aux interdits édictés,
sans esprit critique ni réflexion propre, sans recul.




L’esprit pervers

La méchanceté devient redoutable, selon moi, lorsqu’elle est intentionnelle.
C’est ce type de méchanceté qui mène à la perversion, à l’acharnement.
Certaines personnes entretiennent des idées et désirs de nuire s'inscrivant dans le temps,
parfois sous le coup d’un sentiment (haine, jalousie, colère mal gérée, etc.)
ou sinon, par ambition ou encore, pour le plaisir de voir souffrir,
ce qui leur procure un pseudo sentiment de puissance.

Les pervers sont intelligents (Q.I.) et cultivés,
ou pour le moins, instinctifs, souvent intuitifs.
La pure méchanceté n’est pas accessible aux personnes à l’esprit limité,
comme le couple dans l’exemple des « Bidochon ».

Quel est le mode opératoire des méchants ?
Diviser pour mieux régner. Semer la discorde entre les uns et les autres.
Rester constamment sur la défensive. Attaquer pour prévenir et déstabiliser.
Mentir, conspirer, séduire, trahir, corrompre la beauté et la pureté,
tout étant prétendant le contraire et en se présentant comme bienfaiteur.

Que faire, comment réagir, face à la méchanceté ?
Face à la brutalité et à la malveillance, l’on ne peut que se défendre.
Pas d’autre possibilité :
soit on subit la perfidie en prenant sur soi, ce qui engendre la soumission ;
soit on se défend.

Confrontée à la méchanceté, naturellement et par réflexe,
une personne en vient à se protéger et à se défendre. Contre-attaque.
Et le méchant, cette fois vraiment attaqué, redouble de fureur…
Cercle vicieux.

Les esprits mauvais sont accusateurs,
et ils cherchent toujours à établir des alliances parmi des proches et des soumis,
pour leur servir de références et certifier à tous de leurs bons sentiments.

L’enfer est pavé de bonnes intentions verbalisées.

La plupart d’entre nous se fient excessivement aux mots,
or les actes sont beaucoup plus importants, réels, que les mots.

Les personnes dépourvues de pensées perverses,
sont tout simplement incapables de seulement envisager
que d’autres personnes n’ont l’esprit qu’à la malveillance
.

La bonté amène des personnes à excuser et pardonner l’irrémissible,
ce qui profite pleinement aux pervers, sachant manipuler les âmes gracieuses.


Comment répondre en cas de manipulation des faits,
de mensonges ignobles dont seules les victimes en mesurent la fausseté ?

Répondre à la violence par la gentillesse ?
Effet nul, le gentil s’en prend plein la gueule.

Impitoyable et implacable doit être la réaction, la réponse.

Les gentils, le plus souvent, sont aveugles et sourds à l’ignominie sournoise,
et, sans s’en rendre compte, ils deviennent des pions,
des moyens d’atteindre les buts des pervers.
S'ils s'en rendent compte, une fois, par accident, les gentils, déboussolés,
constamment trompés, abusés, de finir par se disputer entre eux.
Des victimes d'un manège labyrinthique infernal.


Le sacrifice de l'âme innocente et de l’esprit lumineux,
pour que le monde reste aux mains des sadiques
et autres esprits noirs, tordus et mauvais.
Cela fait environ 3'000 ans que ça dure,
depuis Babylone, époque des premiers écrits,
et de l’idée d’une religion monothéiste pour tous.


L’inconséquence consiste à traiter pareillement
les gentils et les méchants, sans discernement,
et à n’intervenir que sur des preuves,
après que les actes malveillants aient répandus leurs sales virus.

Le mal, la méchanceté, la perversion, la corruption, etc.,
tout cela est contagieux, se propageant vite et partout.

Le bien aussi est contagieux, mais le mal en impose plus,
en promettant richesse, longue vie, sécurité, confort et plaisirs…
Le mal promet jouissance immédiate, plaisirs rapidement consommés,
alors que le bien se mérite, nécessitant quelques efforts personnels, non rétribués.

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7 commentaires:

  1. Bon, c'est mon histoire qui t'a inspiré...
    "Quel est le mode opératoire des méchants ?
    Diviser pour mieux régner. Semer la discorde entre les uns et les autres.
    Rester constamment sur la défensive. Attaquer pour prévenir et déstabiliser.
    Mentir, conspirer, séduire, trahir, corrompre la beauté et la pureté,
    tout étant prétendant le contraire et en se présentant comme bienfaiteur."
    Voilà un portrait parfait de la personne qui me nuit ! Elle fonctionne beaucoup par séduction contre l'autre. Elle veut paraître la parfaite gentille aux yeux de tous mais me fait vivre un enfer à côté de ça .

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    1. Coucou Vi, oui et non, j'avais commencé à traiter ce sujet
      il y a 3 jours. Puis, j'ai travaillé d'autres textes.
      Et ton histoire m'a rappelé celui-ci.
      Je me suis dit qu'il y aurait sûrement quelque chose qui te "parlerait".
      Ce qui t'arrive me met en colère.
      Les esprits pervers ont trop de pouvoir, au sein de l'organisation de notre société. Elle "te fait vivre un enfer", et ce n'est pas normal.

      Accepte la bataille (t'as pas d'autre choix), mène-la intelligemment.
      Face à elle = indifférence. Ne la calcule pas, comme disent les jeunes.
      Attitude guerrière, impitoyable et rusée.
      ;)

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    2. C'est ce que je vais faire, elle ne mérite pas mieux. Et la plupart des conseils vont dans ce sens, pourquoi user mes nerfs, ma salive avec une folle pareille ? J'espère juste qu'elle ne va pas en faire baver à la nouvelle instit qui va travailler avec elle cette année !

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  2. Eric,
    Intéressant, une fois de plus.
    Que dire de plaus à part : "On est mal" ?
    Sauf si on décide qu'il en soit autrement.
    Espérons que l'autre ne nous fasse pas mentir.
    Thierry

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    1. "Sauf si on décide qu'il en soit autrement"
      Merci Thierry

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  3. Gentille page qui pose de méchantes questions.

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