jeudi 18 janvier 2018

Filant misanthrope

Un
L’unité
Un ensemble

Une fois hors unité,
des polarités, des opposés.

En ce jour,
oscillation entre misanthropie et philanthropie.


Ressentir l’Amour,
ni l’amour modélisé ni le sentimental,
mais celui attiré par l’être profond, l’âme.
L’Amour de l’âme sous ses formes multiples.
L’Amour de ce que pourrait devenir telle personne,
et de ce qu’on pourrait être dans un environnement favorisant…

Sentiment déçu,
les personnalités creuses prédominent,
prises qu’elles sont dans les mailles du paraître,
au sein d’un sombre environnement pressurisant et malsain.

On finit par incarner le revers de ce qu’on s’efforce de paraître,
l’essence pourrissant sous le monticule de fards et paillettes.

Cœurs blasés, monde triste.

Même les enfants ne peuvent plus être,
pour le moins, dès leurs trois ans d’âge.
« Penses à ton avenir » = calcules ton avenir.
Il faut devenir ceci ou cela de prédéfini,
apprendre à lire pour aller voter,
ouvrir un compte en banque,
travailler pour acheter une voiture,
et, surtout, penser à sa retraite.

Agir en sorte que rien ne change, sur le plan des privilèges.

Âmes délaissées, monde en dérive basculant dans un gouffre.

C’est fou le nombre de décennies que peuvent "vivre"
les personnes dévitalisées de leurs élan profond et sentiment de joie.
Elles s’accrochent, comptabilisent, manigancent, haïssent, et radotent.
Des fantômes, des vivants-morts, qui ne cessent de manger de la viande,
en buvant des litres d’alcool afin de noyer leur sentiment d’insécurité,
alors que c’est la teneur de leurs pensées qui nuit à l’environnement.

Existence obnubilée par la matière, mort terrifiante.

Botox ou non, arrive un âge où l’inéluctable est là,
à en sentir son haleine glaciale, tout près de soi,
cependant les sans-âmes s’accrochent tel un paresseux à la branche.
Elles en viennent à planifier ce qu’il se passera une fois qu’elles seront mortes !
Leur art de vivre se résume à bouffer du lard et empiler des $.

Vie déprimante, mort désolante.

S’entasser dans des villes et s’y côtoyer sans panache,
qui représente, pourtant, le sel, l’épice,
relevant le goût du plaisir à être ensemble,
en joie et en querelle, en activité ou en fête, vigilants ou en transe.

Bip – bip – pas besoin de panache – bip
bip – pas besoin de panache – bip – bip



Le véritable courage, la valeur suprême,
consiste à être Soi, dégagé de tout superflu,
afin de partir, mourir, la tête haute, le cœur serein,
sans regret, satisfait de son parcours,
heureux des relations entretenues,
la conscience tranquille,
et curieux de la suite...


mardi 16 janvier 2018

Triste et impuissant

Triste, se sentir triste,
sans motif direct, sans cause particulière,
sauf en ce qui concerne ma responsabilité,
mon erreur de choix ;
et en être là,
à ce point,
parmi des voitures.

Vroouuummm

Douter de Soi,
un moment de faiblesse,
un besoin d'affection,
et des conséquences.

Le temps s’arrête, parfois.
Si si.

Tout me rend triste.

Se sentir impuissant,
et nulle part chez soi.




Dehors, ça ne s’arrête pas.
Ça continue, comme si de rien.
Et on abat des arbres, et on construit d’horribles bâtiments,
et de grands parkings, vrouuuum, pour y ranger des voitures.

S’arrêter, tous, un moment, une journée,
et évaluer la situation, le pour et le contre,
en se regardant, en s’écoutant les uns les autres.
Se donner le temps, en prendre, juste pour faire le point,
et rappeler à la Machine que nous ne sommes pas à son service.

C’est à la Machine de nous servir et non pas le contraire.

Ceux qui programment la Machine ont encore besoin de nous,
mais ils savent bien que nous ferons en sorte que ça continue.
Le confort sur quatre roues à essence nous a rendu peureux et lâches.

S’arrêter et réfléchir à la qualité de vie,
à la qualité des relations, des nourritures,
et, pourquoi pas, chanter à tue-tête avec Saez
que cette marche politico-financière nous terrorise.

Triste de rien, rien de précis.
Que peut-il y avoir de défini dans un magma de mensonges et manipulations,
sur fond d’avidité infinie et de débilités politiquement corrects ? Tweeet
Tous les jours, avoir affaire à des malades mentaux, à la TV, à la radio,
sur le Net, dans les clips-vidéo, sur les réseaux sociaux, etc. Pubs.

Mère Mafia gouvernementale,
englobant tout un tas de mafias.
Système matriochka.
Pas moyen de respirer sans Mère Mafia et Père Monnaie.
La nappe phréatique d’alcool ne paraît pas tarir, au contraire.

Y a toujours des salopards pour venir tout compliquer, puis souiller.
Et les femmes sont attirées par ce genre de "salop-art-de-pourrir-autrui".

Certains ne demandent rien d’autre que de vivre tranquilles et simplement,
mais ils ne peuvent pas ! On ne les laisse pas. "Ils" veulent tout,
toute la Terre et tous ces habitants sous contrôle.

Aveugles, sourds, indifférents et insensibles,
à battre le vent avec nos blablas aussi malsains que l’air que nous respirons.

Triste,
car je ne saurai probablement jamais ce que ce serait de vivre sur une Terre saine,
où il suffirait de chasser, de planter quelques céréales et légumes,
et d’aller nager dans une eau propre, parmi les poissons.

Triste, car les gentils, en pliant, en pardonnant, en tendant l’autre joue,
participent pleinement à maintenir ce climat électrique de brume glauque.
Lorsqu’ils ouvrent un peu les yeux, les sensibles, pacifistes et non-violents,
ils culpabilisent et se torturent de l’intérieur,
en se demandant ce qui ne va pas en eux qui déplaît tant aux salopards !

Triste,
à l'idée que des parents et grands-parents vont laisser leurs nouveau-nés
se faire inoculer des maladies pour la croissance des lobbies pharmaceutiques.

Quelle sera l’étape suivante ?

Nanotechnologie.

Triste, un état, un sentiment,
un regard las sur ce monde des hume-anus,
se prétendant des « génies » parce qu’ils sont milliardaires,
d’avoir dépouillés tant des gens, en semant la misère morale.

Triste du dispersement incohérent des plus-éveillés,
qui laissent faire ou débattent sans fin.

Impuissants, ils nous ont rendu impuissants.
Comme dans le sperme, bientôt plus de spermatozoïde.
Plus de couille, plus d’honneur, plus de rage de vivre.

Il fut un temps où mourir sur un champ de bataille était bravoure,
une porte grande ouverte sur l’après-vie...





dimanche 14 janvier 2018

Mouvements extérieurs et intérieurs (G XIII)

Terminons cette leçon concernant la Loi de Sept.
G. I. Gurdjieff continue et explique l’interdépendance
entre ce qui vibre à l’extérieur et ce qui vibre à l’intérieur de chacun de nous :
Pour mieux comprendre le sens de la loi d’octave,
il faut avoir une idée claire d’une autre propriété des vibrations,
celle de se diviser en "vibrations intérieures".
En effet, dans toutes les vibrations se produisent d’autres vibrations,
et chaque octave peut être résolue en un grand nombre d’octaves intérieures.
 
Chaque note de ces octaves intérieures contient à son tour une octave entière,
et ainsi de suite, un très grand nombre de fois, « mais pas à l’infini »,
parce qu’il y a une limite au développement des octaves intérieures.

Ces vibrations intérieures,
qui ont lieu simultanément dans des "milieux" de densités différentes,
se reflètent, et s’engendrent réciproquement, s’entraînant,
s’arrêtant ou se modifiant les unes les autres.

La substance (ou matière, densité de la matière) du monde 48
(soumis à 48 ordres de lois mécaniques, comme sur Terre)
est saturée de la substance du monde 24 (mondes supérieurs, "toutes les planètes",
où la matière, moins dense, se voit régulée par moins de lois mécaniques que sur Terre) ;
les vibrations de la substance du monde 24
sont dans une relation définie avec les vibrations de la substance du monde 48 ;
pour être plus précis : dans les vibrations de la substance du monde 48,
chaque note contient une octave entière de la substance du monde 24.
Telles sont les octaves intérieures. (…)
La substance du monde 24 est, à son tour, pénétrée par la substance du monde 12 (etc.)
(…)
L’étude des octaves intérieures, l’étude de leur relation aux octaves extérieures,
et l’influence possible des premières sur les secondes constitue une partie très importante
de l’étude du monde et de l’homme.

Commentaire :
le "voyage" intérieur, l’introspection, l’observation de soi,
cela sert donc à quelque chose, à quelque chose de grandiose :
depuis notre intériorité il nous est possible de vibrer avec l’univers,
et par là-même de nous y relier consciemment
(par l’intermédiaire des substances plus fines et éthérées).

Le rayon de création commence à l’Absolu.
L’ « Absolu » est « Tout ». Il est – « do ».
Le rayon de création se termine à la lune.
Au-delà de la lune, il n’y a « Rien ».
Cela aussi est l’Absolu – « do ».



G. I. Gurdjieff ajoute, plus avant dans le livre :
Jusqu’à aujourd’hui, nous avons parlé des forces qui créent les mondes. (…)
Ne l’oubliez pas : le processus de création ne s’arrête jamais ;
cependant, à l’échelle planétaire, il se déroule si lentement que,
si nous le mesurons d’après notre calcul du temps,
nous pouvons regarder les conditions planétaires comme permanentes pour nous.
 
Considérons donc le "rayon de création", l’Univers une fois créé.
L’action de l’Absolu sur le monde, sur les mondes créés par lui,
ou au-dedans de lui, continue.
De même, l’action de chacun de ces mondes sur les mondes suivants continue.
(…)
Ces influences sont transmises à travers les espaces stellaires
et interplanétaires par les radiations.
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Liens
* Ennéagramme, le symbole mystérieux
* Ennéagramme, étude
* Vibration des nombres

* Neuf nombres, quatre couples
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samedi 13 janvier 2018

Loi de Sept et impulsions volontaires (G XII)

Continuons avec la Loi de Sept. Dans notre dimension mécanique, pour comprendre cette Loi,
il s’agit de ne tenir compte que des deux intervalles d'un demi-ton, qui sont spéciaux, particuliers,
ceux situés entre les notes « mi » et « fa » ainsi qu’entre les « si » et « do ».

Les autres intervalles, d'un ton entier, sont stimulés mécaniquement, automatiquement.

Poursuivons avec G. I. Gurdjieff :
Les observations basées sur une compréhension de la loi d’octave
montrent que les vibrations peuvent se développer de différentes manières.
 
Dans les octaves interrompues, elles surgissent et tombent,
sont entraînées et englouties par des vibrations plus fortes
qui les coupent ou qui vont dans une direction contraire.
 
Dans les octaves qui dévient de la direction originelle,
les vibrations changent de nature et donnent des résultats
opposés à ceux auxquels on aurait pu s’attendre au commencement.
 
Ce n’est que dans les octaves d’ordre cosmique, ascendantes ou descendantes,
que les vibrations se développent d’une manière conséquente et ordonnée,
gardant toujours la direction prise par elles au départ.
 
Par ailleurs, l’observation montre qu’un développement d’octaves correct et régulier,
bien que rare, est possible en toutes occasions,
dans l’activité de la nature comme dans l’activité humaine.
Le développement correct de ces octaves est basé sur ce qui paraît être un « accident ».
(…)
L’observation de ce développement correct des octaves établit le fait que si,
au moment nécessaire,
c’est-à-dire au moment où l’octave donnée passe par un intervalle,
un "choc additionnel" de force et de caractère correspondant lui est donné,
elle se développera ensuite sans entraves en suivant sa direction originelle,
sans rien perdre de sa nature et sans rien y changer.
 
En de tels cas, il y a une différence essentielle
entre les octaves ascendantes et descendantes.
 
Dans une octave ascendante, le premier "intervalle" se trouve entre « mi » et « fa ».
Si une énergie additionnelle correspondante entre à cet endroit,
l’octave se développera sans entraves jusqu’à « si »,
mais entre « si » et « do » il faut « un choc supplémentaire beaucoup plus fort »
qu’entre « mi » et « fa », pour qu’elle se développe correctement,
parce qu’à cet endroit les vibrations de l’octave sont à un diapason beaucoup plus élevé,
et que, pour éviter un arrêt dans le développement de l’octave,
une intensité plus grande est nécessaire.
 
Dans une octave descendante, par contre, le plus grand intervalle se rencontre
au tout commencement de l’octave, tout de suite après le premier « do »,
et les éléments qui permettent de le combler se trouvent très souvent en « do » lui-même,
ou dans les vibrations latérales émises par « do ».
Pour cette raison, une octave descendante se développe beaucoup plus facilement
qu’une octave ascendante : après avoir passé le « si »,
elle parvient sans obstacle au « fa » ;
ici, un choc supplémentaire est nécessaire, bien que « considérablement moins fort »
que le premier choc entre « do » et « si ».


Dans la grande octave cosmique qui s’étend jusqu’à nous
sous la forme du « rayon de création »
nous pouvons voir le premier exemple complet de la loi d’octave.
 
Le rayon de création part de l’Absolu. L’Absolu est le « Tout ».
Le « Tout », possédant la pleine unité, la pleine volonté et la pleine conscience,
crée des mondes au-dedans de lui-même
et commence ainsi l’octave cosmique descendante.
L’Absolu est le « do » de cette octave.
Les mondes que l’Absolu crée en lui-même sont « si ».
L’ "intervalle" entre « do » et « si » est rempli en ce cas par la « volonté de l’Absolu ».
Le processus de création se poursuit par la force de l’impulsion initiale
et sous l’effet d’un choc additionnel.
« Si » passe au « la » qui est pour nous le monde des astres, « la voie lactée ».
« La » passe au « sol », notre Soleil, le système solaire.
« Sol » passe au « fa », le monde planétaire.
Et ici, entre le monde planétaire, pris comme un tout, et notre Terre,
se présente un « intervalle ».
Cela signifie que les radiations planétaires qui portent diverses influences à la Terre
ne peuvent pas l’atteindre, ou, pour parler plus correctement, ne sont pas reçues :
la Terre les réfléchit.
Pour combler l’intervalle, à cet endroit du rayon de création,
un dispositif spécial a été créé pour la réception et la transmission
des influences venant des planètes. Ce dispositif est « la vie organique sur la Terre ».
La vie organique transmet à la Terre toutes les influences qui lui sont destinées,
et rend possible toutes les influences qui lui sont destinées,
et rend possible le développement ultérieur et la croissance de la Terre,
le « mi » de l’octave cosmique, puis celui de la Lune, ou « ré »,
après quoi vient un autre « do » : « Rien ».
 
Entre « Tout » et « Rien » passe le rayon de création. 
Vous connaissez la prière qui commence par ces mots :
"Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel."
Cette prière est un vestige de l’ancienne connaissance.
« Dieu Saint » signifie l’Absolu, ou : Tout.
« Dieu Fort » signifie aussi l’Absolu, ou : Rien.
« Dieu Immortel » signifie ce qui est entre eux,
c’est-à-dire les six notes du rayon de création, avec "la vie organique".
Les trois ensemble sont un.
C’est la Trinité coexistante et indivisible.

En résumé, pour parvenir à un but,
pour qu’une action se dirige où désiré (à long terme),
il s’agit d’impulser, soi-même, les intervalles,
c’est-à-dire de provoquer des « chocs additionnels »
permettant de maintenir l’élan dans la direction voulue,
au moment où l’élan faiblit pour se briser ou dévier.

Par rapport aux « chocs additionnels », G. I. Gurdjieff poursuit :
Comme je l’ai déjà dit, les chocs peuvent avoir lieu accidentellement.
Un accident est naturellement quelque chose de très incertain.
Mais ces lignes de développement de forces qui sont redressées par accident
et que l’homme peut quelquefois voir, ou supposer, ou espérer,
entretiennent en lui, plus que tout autre chose, l’illusion de « lignes droites ».
En d’autres termes, nous croyons que les lignes droites sont la règle,
et que les lignes brisées et interrompues sont l’exception.
 
Cela suscite en nous l’illusion qu’il est possible de « faire » ;
qu’il est possible d’atteindre un but projeté.
En réalité un homme ne peut rien faire.
Si, par accident, son activité donne un résultat quelconque,
ne ressemblant qu’en apparence, ou de nom seulement, au but initial,
l’homme s’affirme à lui-même, et il affirme aux autres,
qu’il a atteint le but qu’il s’était proposé ; il en vient à prétendre
que chacun est capable de l’atteindre – et les autres le croient.
En réalité, c’est une illusion.
Un homme « peut » gagner à la roulette. Mais ce sera un accident.
Parvenir au but que l’on s’était donné dans la vie
ou dans un domaine quelconque d’activité
est un accident du même ordre.
La seule différence est qu’à la roulette,
l’homme sait du moins à chaque mise, sans se tromper, s’il a perdu ou gagné.
Mais dans les activités de sa vie, surtout dans celles ayant une résonance sociale,
lorsque plusieurs années ont passé entre le commencement d’une action et son résultat,
un homme peut très facilement se tromper lui-même
et prendre le résultat "obtenu" pour le résultat désiré,
c’est-à-dire croire qu’il a gagné, quand, dans l’ensemble, il a perdu.
 
La plus grande insulte pour un "homme-machine",
c’est de lui dire qu’il ne peut rien faire,
qu’il ne peut parvenir à rien, qu’il ne pourra jamais s’approcher d’aucun but
et qu’en s’efforçant vers un but il en fait inévitablement apparaître un autre.
Et de fait cela ne peut pas être autrement. (…)
De fait, il est naturellement incapable de rien faire, parce qu’il n’a aucun contrôle,
non seulement sur les choses qui sont en dehors de lui, mais sur ce qui est en lui-même.
Cette dernière idée doit être clairement comprise et bien assimilée ;
en même temps, il faut comprendre que le contrôle des choses extérieures
commence par le contrôle de ce qui est en nous, par le « contrôle de nous-même ».
Un homme qui ne peut pas se contrôler,
c’est-à-dire qui ne peut pas contrôler ce qui se passe en lui,
ne peut rien contrôler.
 
Par quelle méthode un contrôle peut-il être obtenu ?
La partie technique de cette méthode peut être expliquée par la loi d’octave.
Les octaves peuvent se développer d’une manière conséquente et continue
dans la direction désirée si les "chocs additionnels" interviennent au moment nécessaire,
c’est-à-dire lorsque se produit un ralentissement des vibrations.
 
Si les "chocs additionnels" n’interviennent pas au moment voulu,
les octaves changent de direction. Or il n’est pas question, naturellement,
d’espérer que des "chocs additionnels" viendront d’eux-mêmes de l’extérieur,
au moment voulu. Il reste donc à l’homme le choix suivant :
ou bien trouver à ses activités une direction qui corresponde à la ligne mécanique
des événements du moment, en d’autres termes, "aller où le vent souffle",
"nager avec le courant", même si cela contredit ses propres inclinations,
ses convictions, ses sympathies ;
ou bien se résigner à l’idée de l’échec de tout ce qu’il entreprend.
Mais il y a une autre solution :
l’homme peut apprendre à reconnaître les moments des intervalles
dans toutes les lignes de son activité, et à « créer » les "chocs additionnels" ;
en d’autres termes, il peut apprendre à appliquer à ses propres activités
la méthode dont les forces cosmiques ont usage lorsqu’elles « créent »
des "chocs additionnels" toutes les fois qu’ils sont nécessaires.

Pour apprendre à reconnaître les intervalles,
G. I. Gurdjieff pensait qu’on ne peut faire autrement que :
soit de rencontrer un humain plus évolué qui guiderait le néophyte,
soit d’intégrer une école « créée elle-même sur ces principes ».
Ce dernier de poursuivre :
En attendant, on peut dire que dans l’enseignement d’école,
il est donné à l’homme, d’une part, des exemples
des octaves cosmiques descendantes (créatrices) et, d’autre part,
des exemples des octaves ascendantes (évolutives).
La pensée occidentale, qui ne sait rien, ni des octaves, ni de la loi de trois,
confond les lignes ascendantes et descendantes,
et ne comprend pas que la ligne d’évolution s’oppose à la ligne de création,
c’est-à-dire qu’elle va contre elle, à rebours du courant.
 
En étudiant la loi d’octave, on doit se rappeler que,
pour définir les relations des octaves entre elles,
on les divise en « fondamentales et subordonnées ».
L’octave fondamentale peut être comparée au tronc d’un arbre
dont les branches seraient les octaves subordonnées. (…)
Les octaves fondamentales sont reliées d’une manière déterminée
aux octaves secondaires ou subordonnées.
Des octaves secondaires du premier ordre
sortent les octaves secondaires du second ordre, etc.
La structure des octaves peut être comparée à la structure d’un arbre.
Du tronc fondamental sortent, de tous côtés, des branches
qui se divisent à leur tour en rameaux
qui deviennent de plus en plus petits et finalement se couvrent de feuilles.
Le même processus a lieu dans les feuilles,
pour la formation des veines, des dentelures, etc.
Comme toute chose dans la nature, le corps humain, qui représente un certain tout,
comporte, à l’intérieur comme à l’extérieur, les mêmes corrélations.
 
Vous devez comprendre et sentir cette loi en vous-mêmes,
et après cela seulement, vous la verrez en dehors de vous.
 

vendredi 12 janvier 2018

Un mais trois principes

La réflexion qui suit est à prendre comme un essai.
Il y est question de ma compréhension concernant la « Loi de Trois ».

Trois Principes – Forces ou courants d’énergies vibratoires – circulent dans l’univers,
comme en notre corps-âme-esprit, comme en tout ce qui est vivant :
  • Un Principe créateur/destructeur, permettant la préservation
  • Un Principe évolutif, attiré par l’inconnu
  • Un Principe neutralisant

Aucune des trois Forces n’est positive ou négative, au sens de bien ou de mal.

Chaque Force est agissante, déterminante, et, selon les circonstances,
chacune peut se révéler passive ou active, mauvaise ou bonne ;
c’est-à-dire que chacune peut engendrer des effets négatifs ou positifs.

La Force créatrice/destructrice et la Force évolutive sont énergies opposées,
tels le yin-yang, les jour-nuit, les été-hiver, les couleurs rouge et bleue, etc.
Ressentir la respiration, inspiration-expiration.
Visualiser l’océan, flux et reflux.

Une Force se diffuse dans une direction et l’autre revient, en sens inverse,
d’où les incessantes frictions (tensions et conflits intérieurs,
incompréhension entre femmes et hommes,
guerres incessantes entre Nations, et aussi, racisme,
mépris des pauvres par les arrogants riches, etc.)


Dans une situation, si l’une des deux Forces agit passivement,
l’autre agit forcément, par réaction, activement.

L’une ne peut être sans l’autre. Elles sont inséparables.

Lorsque les deux Principes contraires parviennent à se compléter, à fusionner,
il se crée un troisième Principe, le neutralisant.

Le dieu Shiva, des hindous, représentent le Principe créatif/destructeur
et, en plus, il symbolise également la « préservation ».
Création/destruction. Préservation. Création/destruction. Préservation…
Intéressant de constater que la création-destruction permet la préservation.
Vie/mort, préservation.

 
Création/destruction ou destruction/création ?
Sans création, rien à détruire.
Dans le néant, rien à détruire.
Il s’agit en premier lieu de créer.
Puis, de détruire les superflu et malsain.
Création/destruction, préservation.
Équilibre.

Qu’est-ce qui permet la créativité,
et non uniquement la destruction insensée ?
La Force évolutive.
Équilibre entre les Forces créa-destructrice et évolutive.


De nos jours, alors que nous ne préservons plus rien (hormis les comptes en banque),
certains richissimes investissent pour une « vie infinie », rêvant d’immortalité !
Quel paradoxe, quelle contradiction démentielle.
Tout ravager et vouloir vivre éternellement ?
Non-sens.
Ils ne surfent que sur l’onde de la destruction,
sans conscience de la préservation
ni sens de l’humanisme et des liens entre êtres sentients.

Têtes malades, monde malade.

Les personnes vieillissantes qui se bourrent de pilules "rajeunissantes",
qui s’achètent des crèmes hors de prix, également "rajeunissantes",
qui se font faire des chirurgies plastiques et s’injectent du botox, etc.,
toutes ces personnes, les transhumanistes en tête, luttent contre la Force d’évolution.
Sciemment ou inconsciemment, elles n’acceptent pas le Principe d’évolution.

Les marionnettes-politiques et les actionnaires des multinationales marionnettistes
et les richissimes luttent, eux aussi, contre cette Force d’évolution.
Nous savons, tous, que la roue tourne,
un jour chance, un jour malchance…,
or, eux, ne veulent plus que la roue tourne en leur défaveur,
ils veulent en prendre le contrôle pour maintenir leurs privilèges,
la grande vie, le champagne, la culture et tutti quanti.
Pour des siècles et des siècles. Âme-haine.

Sans Principe évolutif, pas de créativité, uniquement de la destruction.

Notre relation avec l’aspect énergétique des phénomènes est pathologique,
la dynamique sociale insufflée ne vibrant pas avec le vivant ;
et nous ignorons la Force neutralisante,
ou la méprisons et la corrompons ; comme le reste.
Cette configuration actuelle apparaît des plus inquiétantes.
Le retour du boomerang (ou du balancier) prendra probablement la forme,
d’un coup violent porté par la Force d’évolution ;
un peu comme si nous l’avions trop contenue avec un barrage,
et que ce barrage commençait à se craqueler…

La Force évolutive va de l’avant, et le passé n’est plus ;
cette Force est terrifiante, radicale, bien plus que la destructrice,
car elle nous propulse dans l’inconnu, sans échappatoire possible,
sans pouvoir se raccrocher au connu, contrôlable, rentable-pensé.

Quant à la Force neutralisante, conciliatrice,
elle reste méconnue et, par conséquent, sous-estimée, déconsidérée.
Pourtant, c’est grâce à ce Principe que les Forces contraires se complètent.
En quelque sorte, on peut dire que la Force neutralisante agit comme du ciment
permettant de joindre les Principes créatif/destructeur et évolutif.

Il semble que les personnes éprouvant l’amour, par exemple,
sentent la particularité de la Force conciliante.
Les religions se sont bâties à partir de ce Principe, au tout début.
Les personnes qui entretiennent une réelle foi ressentent les vibrations de cette Énergie.
Les personnes sensibles aussi, lorsqu’elles s’écoutent sans flipper ni culpabiliser.

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Liens
* Trois cerveaux
* 3 forces et des lois mécaniques
* Ennéagramme, le symbole mystérieux
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mercredi 10 janvier 2018

Etude de la Loi de Sept (G XI)

Dans cette rubrique paraît une série d’articles portant sur la connaissance de soi,
articles se composant d’extraits de l’enseignement de G. I. Gurdjieff,
selon les notes prises par P. D. Ouspensky, l’un de ses élèves.

G. I. Gurdjieff tenait sa connaissance de la « tradition ancienne ».

Ma motivation : se désenvoûter (un max. d'entre nous). 

Soyez votre propre flambeau et votre propre recours.
– Sagesse orientale
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Étudier le monde et se comprendre soi,
s’étudier soi pour comprendre le monde :
Selon la vraie connaissance,
l’étude de l’homme doit se poursuivre parallèlement à l’étude du monde
et l’étude du monde parallèlement à l’étude de l’homme.
Les lois sont partout les mêmes, dans le monde aussi bien que dans l’homme.
Une fois saisis les principes de n’importe quelle loi, nous devons rechercher
sa manifestation simultanément dans le monde et dans l’homme.
De plus, certaines lois sont plus faciles à observer dans le monde,
d’autres plus faciles à observer dans l’homme.
(…)
Cette étude parallèle de l’homme et du monde montre à l’étudiant
l’unité fondamentale de tout ce qui existe
et l’aide à découvrir les analogies entre tous les phénomènes de différents ordres.

G. I. Gurdjieff aborde les deux lois fondamentales.
Il évoque rapidement la Loi des Trois Principes, avant d’expliquer la Loi de Sept :
Le nombre des lois fondamentales qui,
dans le monde et dans l’homme régissent tous les processus,
est très restreint.

Différentes combinaisons numériques d’un petit nombre de forces élémentaires
créent toute l’apparente variété des phénomènes.
Pour comprendre la mécanique de l’univers,
il faut résoudre en ces forces élémentaires les phénomènes complexes.
La première loi fondamentale de l’univers est la loi des trois forces,
des trois principes, ou bien, comme on la nomme souvent, « la Loi de Trois ».
Selon cette loi, dans tous les mondes sans exception, toute action,
tout phénomène résulte d’une action simultanée de trois forces
– positive, négative et neutralisante.
(…)
La seconde loi fondamentale de l’univers est la « Loi de Sept »
ou « Loi d’octave » (dite aussi Loi de Neuf).
Pour comprendre la signification de cette loi,
il faut se représenter que l’univers « consiste en vibrations ».
Ces vibrations s’effectuent dans toutes les sortes de matières,
quels que soient leur aspect et leur densité,
depuis la plus subtile jusqu’à la plus grossière ;
elles proviennent de sources variées
et vont dans toutes les directions, s’entrecroisant, se heurtant,
se fortifiant, s’affaiblissant, s’arrêtant l’une l’autre et ainsi de suite.

La loi de Sept comprend un principe de discontinuité,
difficile à admettre par notre culture :
(…), la façon de voir de l’ancienne connaissance
s’oppose à celle de la science contemporaine,
parce qu’elle met à la base de sa compréhension des vibrations
le principe de « discontinuité ».
Le principe de la « discontinuité des vibrations » signifie que
le caractère nécessaire et bien défini de toutes les vibrations dans la nature,
qu’elles soient ascendantes ou descendantes,
est de se développer « de manière non uniforme »,
mais avec des périodes d’accélération et de ralentissement.
Ce principe peut être formulé avec une précision plus grande encore,
en disant que la force d’impulsion originelle des vibrations
n’agit pas de manière uniforme,
mais en quelque sorte se renforce ou s’affaiblit alternativement.
La force d’impulsion agit sans changer de nature
et les vibrations se développent selon un mode régulier
pendant un certain temps seulement,
qui est déterminé par la nature de l’impulsion, par le milieu,
par les conditions environnantes et ainsi de suite.
En bref : une vibration propulsée (un élan, par exemple, ou une action)
ralentit au bout d’un moment, puis se brise et dévie (cf. schémas ci-dessous).
G. I. Gurdjieff explique cela avec l’exemple de la gamme musicale :
Les lois qui déterminent le ralentissement des vibrations
ou leur déviation de la direction première
étaient bien connues de la science ancienne.
Ces lois étaient dûment incorporées dans une formule
ou un diagramme qui s’est conservé jusqu’à nos jours.
En cette formule, la période à l’issue de laquelle les vibrations sont doublées*
était divisée en « huit » échelons inégaux,
correspondant au taux de progression des vibrations.
Cette période, c’est-à-dire la ligne de développement de vibrations,
mesurée à partir d’un nombre donné de vibrations jusqu’au moment
où ce nombre est doublé, est appelé « octave », ou « huitaine ».
(…)
Sous le voile de cette formule, l’idée d’octave a été transmise de maître à élève,
d’une école à une autre. En des temps très anciens, une de ces écoles
découvrit la possibilité d’appliquer cette formule à la musique.
C’est ainsi que fut obtenue la gamme musicale de sept tons
qui fut connue dans l’antiquité la plus éloignée, puis oubliée,
et retrouvée ou "découverte" à nouveau.
(…)
(…) les manifestation de la loi d’octave dans les vibrations d’autres sortes,
nous verrons que les lois sont partout les mêmes. La lumière, la chaleur,
les vibrations chimiques, magnétiques et autres sont soumises
aux mêmes lois que les vibrations sonores ;
par exemple, la gamme lumineuse, connue de la physique ;
en chimie, le système périodique des éléments, (…)
Une étude de la structure de la gamme musicale offre une base excellente
pour la compréhension de la loi cosmique d’octave.
(…)
Si nous en comprenons tout le sens, la loi d’octave nous donne une nouvelle explication
de la vie entière, du progrès et du développement des phénomènes sur tous les plans
de l’univers dans le champ de notre observation. Cette loi explique pourquoi
il n’y a pas de lignes droites dans la nature, et aussi pourquoi nous ne pouvons
ni penser ni faire, pourquoi tout en nous « se pense », pourquoi tout en nous arrive,
et arrive en général d’une manière contraire à celle que nous désirons ou attendons.
Tout cela est manifestement l’effet immédiat des intervalles ou du ralentissement
dans le développement des vibrations.
Qu’arrive-t-il précisément lors du ralentissement des vibrations ?
Une déviation a lieu, la direction originelle n’est plus suivie. (…)



A chaque octave, la déviation est plus accentuée,
de sorte que la ligne des octaves arrive à former un demi-cercle
et va dans une direction opposée à la direction originelle.

Le même phénomène se répète dans toutes les sphères de l’activité humaine.
Dans la littérature, la science, l’art, la philosophie, la religion,
dans la vie individuelle,
et par-dessus tout, dans la vie sociale et politique, nous pouvons observer
comment la ligne de développement des forces dévie de sa direction originelle, et,
au bout d’une certain temps, va dans une direction diamétralement opposée,
« tout en gardant son premier nom ».
Une étude de l’histoire entreprise de ce point de vue fait ressortir les faits les plus étonnants, mais l’ "humanité mécanique" ne désire pas les remarquer.
(…)
La loi d’octave explique maints phénomènes de nos vies (…)
Le premier est celui de la déviation des forces.
Puis vient le fait que rien au monde ne reste à la même place, ou ne demeure identique ;
tout se meut, tout se déplace, change, et, « inévitablement, monte ou descend »,
se renforce ou s’affaiblit, se développe ou dégénère,
c’est-à-dire se meut sur une ligne d’octave soit ascendante, soit descendante.
Et le troisième point est que dans le développement même des octaves,
ascendantes ou descendantes,
se produisent continuellement des fluctuations, des crues et des décrues. (…)
Rien ne peut se développer en restant au même niveau.
La monté, ou la descente, est la condition cosmique inévitable de toute action.
Nous ne comprenons et ne voyons jamais ce qui se passe autour de nous et en nous,
soit parce que nous ne tenons pas compte de l’inévitabilité de la descente (…),
soit parce que nous prenons la descente pour une montée.
Ce sont là deux des causes fondamentales de nos illusions sur nous-mêmes.
(…)
Quel que soit le domaine de notre vie que nous considérions,
nous pouvons voir que rien ne peut y demeurer égal et constant ;
partout et en toutes choses se poursuit l’oscillation du pendule,
partout et en toutes choses les vagues s’élèvent et retombent. (…)
Ces montées et ces descentes, ces fluctuations de nos humeurs, de nos pensées,
de nos sentiments, de notre énergie, de nos déterminations, correspondent
soit aux périodes du développement des forces d’un « intervalle » à l’autre,
soit aux « intervalles » eux-mêmes.


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Note et liens

* En musique, les vibrations doublées représentent, pour la note « do »,
toutes les notes et les intervalles jusqu’au « do » de l’octave, inférieure ou supérieure.

Au sujet de la Loi de Trois :
- Ishtar
- Trois cerveaux
- Ennéagramme, le symbole mystérieux
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lundi 8 janvier 2018

Communication, M H Erickson

Milton H. Erickson, 1901-1980, fut un médecin psychiatre
qui pratiquait, également, ce qui est devenu l’hypnothérapie.

Mis à part des articles, il n’a rien publié, ayant refusé de théoriser
(mais pas de partager, ayant exercé en tant que professeur d’université et conférencier.
Ce sont ses élèves qui ont construit des théories, et exploité le filon).

Ses collègues médecins le surnommaient « le magicien »,
d’autres « le sage »,
non pour d’éventuels goûts ésotériques ou idées excentriques,
mais suite au nombre impressionnant de patients guéris,
certains en une unique consultation,
certains sans médicament ni autre soin que des suggestions,
intelligemment et subtilement induites,
en ayant plongé le patient dans un état de transe.
(Ses patients, comme ses collègues,
savaient que M. H. Erickson pouvait avoir recours à l’hypnose.
Je rappelle que la transe est une modification de l’état de conscience,
ce qui rend notamment plus réceptif).

Son histoire personnelle est insolite, exemplaire :
cet Individu s’est auto-guéri, auto-soigné, à partir de l’âge de 17 ans,
alors qu'il subit une crise grave de polio,
l’ayant plongé durant trois jours dans le coma.
Leur médecin diagnostiqua, à son réveil, un handicap à vie des deux jambes
et une existence courte pour l’adolescent fragile qu’était M. H. Erickson.
M. H. Erickson, en son intériorité, a refusé et nié ce diagnostic.
Ce dernier avait une petite sœur qui apprenait à marcher.
Immobile dans son lit, il l’observait attentivement
et commença à étudier le processus de la marche,
de la coordination des muscles et des mouvements, etc.
Il eut l’idée de réapprendre la station debout à son propre corps
ainsi que la marche, et ce depuis le tout début du processus.
Dès lors, chaque jour il s’auto-hypnotisait et suggérait la procédure,
en observant l’évolution et les progrès de sa petite sœur !
Résultat miraculeux (vu le diagnostic médical) :
il a vécu près de 80 ans, et, certes avec une canne,
il a marché et mené une vie normale, humble et lumineuse…

Dans un livre de Jeffrey K. Zeig est écrit au sujet de Milton H. Erickson :
« Il fut l’un des psychothérapeutes les plus créatifs,
les plus sensibles et les plus ingénieux de tous les temps.
(…)
Il fut le plus grand communicateur du monde.
»


Milton H. Erickson a inspiré de nombreuses écoles et institutions,
dont la fameuse école Palo Alto qui a été ouverte par divers élèves de M. H. Erickson.
Il est à l’origine de plusieurs disciplines et approches actuelles, notamment :
la PNL, l’hypnose éricksonienne (clinique, thérapeutique), la systémique,
la gestalt thérapie, l’approche EMDR, la kinésiologie, la cybernétique, etc.

Un grand personnage, doué, éthique, sage, et magicien (blanc).

C’est le patient qui fait la thérapie.
Le thérapeute fournit seulement le contexte, le climat, c’est tout.
(…)
Ce qui est important, c’est l’habileté du thérapeute à permettre aux patients
d’avoir leurs propres réflexions, de comprendre à leur manière.
– M. H. Erickson

Qui sait si son refus de théoriser ne s’expliquait pas par une crainte
que ses techniques n’en viennent à être utilisée pour manipuler les gens à leur insu ?

Si la PNL est décriée, de nos jours, c’est notamment parce qu’une personne douée,
avec cette technique de communication,
peut en venir à manipuler facilement une autre personne fragile
ou ignorante (du pouvoir des suggestions).

Plusieurs branches professionnelles semblent utiliser
quelques notions de PNL (ou autre approche similaire),
par exemple : les vendeurs dans les magasins, les représentants,
les responsables d’équipe (management), les agents banquiers et assureurs, etc.

Comme pour tout, la PNL peut être utilisée de façon bien intentionnée,
suite à la demande du client (dans un cadre thérapeutique par exemple),
pour l’aider à se perfectionner (technique de coaching par exemple) ou autres.
Certains évoquent, dans ces situations, de la « manipulation positive » ;
néanmoins, un doué peut aussi utiliser cette technique à des fins personnelles…

Nul n’est à l’abri de ses passions et démons intérieurs,
ni de l’attrait du pouvoir sur autrui.

Manipuler quelqu’un, sans son consentement, le fait dévier de son chemin,
de son élan propre, de ses instincts, besoins, intuitions et désirs.

Manipuler quelqu’un, c’est aller à l’encontre de la volonté de cette personne.

Manipuler autrui crée une communication unilatérale,
puisque l’un veut, mû par un but, que l’autre aille dans un sens précis.

Qu’est-ce qui permet d’évaluer si la manipulation est positive
ou nécessaire ou, au contraire, abusive ?

Un manipulateur cache toujours son intention, son but, son désir.
Le mensonge est donc le propre du manipulateur. Le secret.

La relation ne peut pas être spontanée face à des personnes stratégiques
car elles ont toujours une idée derrière la tête, selon l’expression populaire.

Certaines techniques, selon qui les utilise, peuvent s’avérer nuisibles, dangereuses.

Évidemment qu’une approche de communication directive et suggestive
menée par un Individu au cœur généreux comme M. H. Erickson
n’aura pas la même visée (intention) qu’une telle capacité utilisée
par un individu de la finance obnubilé par le capital, par exemple.

« Faites confiance à votre inconscient,
car votre inconscient sait plus de choses que vous savez que vous savez…
»
– Milton H. Erickson.

D’en avoir conscience,
de s’intéresser un minimum aux techniques de communications directives,
permet de s’en prémunir, de reconnaître les manœuvres,
et de ne pas se laisser manipuler (à son insu).

Plus l’on a conscience de ce qu’il se passe durant une interaction,
plus l’éventuelle emprise d’un tiers devient difficile,
et moins les suggestions (du manipulateur) ont d’impact sur soi.


vendredi 5 janvier 2018

Technolonerfs

Un court voyage en autobus, cela me rappelle des voyages
Prochain arrêt Uchnok
Il fait beau, même chaud, comme en mars-avril (!)
Prochain arrêt Uchnok
Vrrouum
Prochain arrêt Sandek
Cette nuit, bout d’insomnie, chaud, ai dû enlever une couverture
Prochain arrêt Sandek
Le bus prend une route où, durant un tiers du trajet
Prochain arrêt Preaugrès
il suit une corniche, vue sur la côte vallonnée, la méditerranée au loin
Prochain arrêt Preaugrès
Hiii Pschhh Stop
Gens monter
Redémarrage, le paysage défile à nouveau
Prochain arrêt Taitois-Pitié
Des collines, certaines avec des villages au sommet, une ambiance
Prochain arrêt Taitois-Pitié
Vrrroum
Prochain arrêt Nontois
Vue plongeante, par moments vertigineuse, depuis route étroite, et la belle bleue au loin
Prochain arrêt Nontois
Hiii Pschhh Stop
Gens descendre, gens monter
Redémarrage
Prochain arrêt Cépavréça

Et ainsi de suite durant 1h30.

GRrrrrrr...

Comment ne pas être agacé,
même en respirant,
en pratiquant le positivisme assidu, attitude zen,
en se répétant de ne pas faire attention
à cette putain de voix numérique
qui me casse les burnes
et me titille les nerfs ?

Sans déc., pour avoir la paix,
on se voit obligé d’avoir des écouteurs avec sa musique.

Il y a des écrans plats sur lesquels défilent les noms des arrêts
et aussi, une bande déroulante au-dessus du chauffeur,
et plus des trois-quarts des passagers sont du coin.

Ce n'est pas tout, jamais fini...

Dans le tram de la grande ville, idem et en double :
annonces des arrêts, d’abord en français métallique,
puis en anglais tout autant métallique,
avec, the must,
une voix féminine numérique,
puis, en alternance, moins souvent,
une masculine tout aussi numérisée.
En plus des arrêts annoncés,
politesse pour te rappeler de composter ton billet,
sinon pampan cucul et plus rien dans les poches,
dans les deux langues. Yes they do it.
Prochain arrêt Plainlecu-de-ses-Joujoux-Débiles
Ce type de technologie, ne sert-elle, somme toute,
qu’à nous torturer l’esprit et les nerfs ?
Prochain arrêt Technolobotomisation-Générale
Next stop ...
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Lien

* Ère de l'intruisme (ce témoignage renvoie un exemple concret d'intruisme ou comment,
par cette technologie-pollution-sonore, "on" s'immisce dans ta pensée, dans ta bulle,
puisque, sans casque ou écouteurs isolant, tu ne peux que subir et intégrer cette voix
au déroulement de ta pensée, de ta rêverie...)

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jeudi 4 janvier 2018

Délires en vrac

Mac Rond s’en fout des enfants,
parce qu’avec son éternelle chère jeune ménopausée,
les mômes, hein…, il s’en tape le fion.
Et les enfants ne rapportent pas un rond ;
au contraire, faut en sortir, des ronds.
Ah, $acré Mac Rond.

Pensons à la croissance,
non pas à celle des enfants, tsss,
à la croissance des richissimes ayant capitalisé, à nouveau,
une excellente année (2017), et ce, sans payer d’impôt.

Au boulot les fainéants.
Travaillez plus pour enrichir… "eux".

C’est ouf, mais dans le milieu populaire,
des ouvriers et de la classe moyenne,
y a pas pire que de ne pas travailler
et de ne pas payer d’impôt ;
or, cela fait maintenant quelques années qu’on sait
que des multinationales ne paient pas leurs impôts,
et que les riches usent de toutes les combines pour ne pas en payer.
Réaction : on s’en fout.
Pourvu que l’ouvrier rémunéré au SMIC paie ses impôts,
pour pouvoir engager des policiers, des CRS et autres,
pour construire des aéroports et des parcs de loisirs,
pour pouvoir fabriquer des robots et drones,
pour enrichir ceux qui ont excessivement,
et édicter de nouveaux interdits.

Nous vivons une époque extraordinaire.

Je viens de voir qu’il est prévu, en février prochain,
je cite : « un salon des abus bancaires ».

Fallait la faire celle-là !

Du coup, je prévois :
un salon des abus vaccinaux,
un salon des abus patronaux,
un salon des abus moraux,
un salon des abus fiscaux,
un salon des abus anaux,
etc.
Oui, moi qui n’ai pas de salon !!

Tout devient possible à notre époque.

Têtes à l’envers, monde à l’envers,
pourvu qu’on soit tous ronds,
sniiif et cokés.

♪ ♫ J’aurais voulu être un maaac ♪ ♫
(et non pas un artiste,
éventuellement un financier manageur)

« Gentil mac cherche jeune et jolie femme,
bien traitée, avec toutes assurances, et de la coco,
20 % des gains pour elle, moins les charges sociales,
prime de fin d’année si bon rendement
.
Excellente hygiène indispensable.
Label Qualité
».


mardi 2 janvier 2018

Management

Je ne sais ce qu’ils apprennent, ceux qui sont formés au management ?

Mon impression :
c’est proche de la Stasi leur façon de procéder,
de "dialoguer" et de "communiquer".

Autre sentiment :
face à ces management-personnes,
c’est comme avec les gens qui font du prosélytisme religieux,
tout se voit ramené à la théorie, à la rentabilité de l’entreprise,
à leurs but et fin.
Le reste n'existe pas, ni morale ni autre point de vue.

En fait, avec eux, c’est comme tenter de négocier avec un mur.

Y a intérêt à être d’accord avec eux et à suivre le courant.
Ils n’hésitent aucunement à t’accuser de…,
en te culpabilisant,
ou sinon, à te tourner en bourrique.

Lorsque ça ne va pas, c’est de ta faute.
Lorsque ça va, c’est grâce à eux, à leurs conseils avisés.

Leur but semble consister à te mettre en échec et à te dévaloriser
tant que tu ne te plies pas à leurs desiderata ou au cadre qu’ils représentent.

Leur objectif semble consister à te faire marcher droit
et à te faire te sentir un moins que rien.
Obéir. (Point)
C’est eux qui ont raison, tu as tort.

Ensuite, si tu plies,
ils organisent régulièrement des « audits Qualité »,
pour te rappeler à l’ordre, te faire marcher droit et à leur rythme,
te faire épouser les idées de l'entreprise, sans avoir à utiliser ton esprit critique.
C'est comme ça et pas autrement.

Glacial, effrayant.

Encore une méthode qui nous vient des USA, convenant parfaitement
aux « changements profonds de notre société », a clamé le Roi-Soleil-Noir-Gentil.

Cette méthode de management se propage partout,
même dans le milieu social (où on bosse avec des êtres humains).

Brrrr
Demain s’annonce glacial.

On n'a pas fini de "rigoler",
et ça ne fait que commencer...

Respire, chantait Mickey3D.


Vers une victoire

À la Une du journal de l’Enfer : triomphe probable.

Réjouissons-nous, notre Saigneur jubile.




En ce moment, Shaïtan n’a pas besoin d’intervenir sur Terre
tant les malveillances en tous genres s’y propagent, telle une gangrène.
Les démons et vampires, ses enfants d’âme, sont devenus perfides et puissantissimes
au point d’avoir corrompu la plupart des gouvernements et institutions terrestres.

Néanmoins, il se pourrait qu’Il s’ennuie par manque d’action.
La semaine dernière, le Sein-Chimique confiait au collaborateur d’un journal concurrent :
« Tout devient trop facile sur Terre. Je vais marquer de nombreux points,
et il se pourrait que je gagne la partie du jeu des ré-équilibrations que je mène contre Dieu
».

L’enjeu du jeu des ré-équilibrations est considérable pour le devenir de l’humanité.
Le suspense nous tient en haleine depuis des milliers d’années,
selon l’échelle terrienne du temps.

Il y a peu, notre Mettre-Profond était persuadé que les humains
lui feraient perdre des points en instaurant l’instruction au plus grand nombre
et en développant leurs technologies qu’ils qualifient d’intelligentes,
Mais c’est tout le contraire qui se passe !
Les humains sont de plus en plus abrutis,
et hypnotisés par leurs images et écrans où ils partagent leurs images.
Circuit fermé.
Aliénation.

Maintenant, le mal se propage de lui-même parmi les humains, tel un virus.
Et la confusion se diffuse partout, tel un brouillard épais et poisseux voilant la lumière.

On pourrait penser que notre Paire-Diviseur craigne ses enfants d’âme.
En effet, dans son dernier ouvrage, Il a confié, au sujet de ces derniers :
« Ils sont devenus si cruels et insensibles, imprévisibles,
qu’en leurs présences je me sens mal à l’aise !
Ils me rappellent les plus sombres aspects de moi-même ».
Cette remarque laisse supposer que le Divisé a vraiment changé
et qu’Il désire sincèrement reprendre sa place parmi les anges.

Faisons le point ensemble :
rien ne bouge sur Terre où quelque chose couve,
pendant que la plupart s’active, derrière des masques de normalité,
(c’est ainsi que les humains nomment l’état de conscience
des pré-éveillés se voulant civilisés, intelligents et courtois).
Les humains maintiennent, volontairement,
leurs yeux rivés sur des écrans diffusant un leurre d’ordre
et de « tout va bien, on maîtrise la situation,
il suffit d’édicter de nouvelles lois et interdits,
et d’engager des policiers,
et des policiers qui surveillent les policiers,
et des espions,
et des espions qui épient les espions, etc. »

Le Défonce-Heur rit de bon cœur face à tant de candeurs
mêlées de concupiscences, de cupidités et de vanités.

De tous les organismes vivants dans les différents et innombrables cosmos,
Satan porte une affection toute particulière à ces drôles d’humains-charognards.
Ce dernier a confié à une collègue de notre journal, le 11 Juda de l’Ère sèche :
« Je trouve les humains si lâches mais tant prétentieux,
si malléables, naïfs et influençables,
mais, en même temps, si imprévisibles et retors, sadiques et butés,
qu’ils représentent une sorte de prolongement de ma part d’ombre.
Ces humains me réfléchissent une partie de moi-même,
ce qui me permet d’observer mes erreurs,
celles même qui m’ont valu d’être déchu.
Grâce à eux, je saisis parfaitement mes dysfonctionnements et faiblesses.
Ce qui me plaît, avec les humains, ce n’est pas tant les horreurs et violences
qu’ils retournent contre eux-mêmes et leur environnement, non,
ce qui retient mon attention consiste en l’observation
de l’incongruité de leurs esprits générant tant d’actes insensés et autodestructeurs.
Cela doit provoquer quelques migraines au Seigneur Créateur.
Uh, uh, uh, riait-Il, gras cieux.
Ce qui me plaît en les humains, poursuivit-Il,
c’est à la fois cette docilité aveugle dans laquelle est plongée la majorité d’entre eux
et à la fois ces explosions soudaines de haine provoquant un feu d’enfer et de sang
coulant à flot parmi les innocents. C’est jouissif.
Ce sont toujours les purs qui paient la facture de leurs inconséquences et débilités.
Uh, uh, uh.
J’aime les regarder et être surpris par les revirements de situation dont ils sont capables.
Et je ris de leurs excès en tout genre.
En fait, ils sont et se comportent comme moi, lorsque j’avais 5-6 ans d’âge ».

Je pense, quitte à vous surprendre,
que Belzébuth dissimule un sentiment de respect profond et vibrant
pour les quelques rarissimes humains qui parviennent à éviter ses pièges et manœuvres.




Et Dieu dans tout ça ?

Dieu ne peut pas intervenir directement dans les affaires humaines,
contrairement à notre Saigne-Heur.

En la plupart des humains se trouve le nécessaire, mais en état latent,
pour parvenir à dépasser leurs conditions rendues difficiles par les FOC
(Forces d’Opposition Complémentaires agissant dans l’univers).
Comme chacun le sait, Elohim représente la Force destructrice,
mais les humains le vénèrent en tant que représentant de la Force d’évolution !
Un quiproquo qui s’avère des plus favorables et profitables au diable.

Pour une raison obscure, que Le Bon ne comprend pas encore,
les humains finissent toujours par sombrer dans la folie des excès,
irrémédiablement attirés qu’ils sont par une seule des Forces,
qu’ils qualifient à tort de « positive » ou d’« optimiste ».
C’est pour rendre grâce à cette Force qu’ils propagent la non-violence.

Ils sont peu nombreux à reconnaître la FC (Force Conciliatrice),
et encore moins à considérer les FOC dans leur ensemble.

Les humains ont cette détestable manie de privilégier le pire en eux
au détriment de leur propre part divine.
Et ils se jugent, eux-mêmes, gentils !

Ils adorent des personnalités dépourvues de talent et/ou de sens moral,
qui sniffent plein de cocaïne achetée avec l’argent volé à leurs fans,
en buvant plein d’alcool et en baisant leurs femmes.
Ces fanatiques écervelés vont jusqu’à leur sacrifier leurs propres enfants !

Scoop inédit et exclusif :
ils vont injecter onze (nombre sacrilège) maladies à leurs nouveau-nés !
Et ce, afin d’enrichir ceux qui ont déjà excessivement,
ceux même qui ravagent leur planète !

Ah, sacrés humains, à force d’humer les anus…

Parviendront-ils, un jour, à résoudre ce problème, somme toute primaire,
de savoir concilier les contraires et faire preuve de discernement ?

Chez la plupart des êtres sentients peuplant les diverses constellations,
les enfants dès l’âge de huit ans reconnaissent
et parviennent à contrôler les FOC agissant en eux-mêmes.

Quel âge mental ont les humains ?
Notre collaborateur me souffle à l’oreille qu’ils régressent à ce niveau-là !

Dieu reste discret et recueilli depuis quelques temps.
Honteux ?
Il semble préoccupé, ce qui est suffisamment rare pour le signaler.

Au sujet du jeu des ré-équilibrations, il faut savoir que :
les humains sont restés figés au stade du pré-éveil.
Ils paraissent s’y délecter,
comme si l’évolution de leur race avait atteint son apogée !

Ils n’ont jamais été aussi nombreux sur Terre mais, proportionnellement,
ceux qui s’éveillent et réagissent restent minimes et donc, impuissants.
Tant de souffrances sur cette planète,
pour la jouissance d’une poignée d’entre eux,
jamais repus, toujours à contrôler ceux qui n’ont rien,
et à jalouser les initiatives et créativités des plus démunis.


Article rédigé par Damien Satirus,
le 33 Joute du solstice d’Oracle de l’an 666.