lundi 18 septembre 2017

Mouvement du balancier


Plus il y a Dieu, plus il y a diable.
– F. Herbert
Le mouvement du balancier,
est une métaphore de Frank Herbert.

Une balance – ou une balançoire ou un métronome, etc. –
m’évoque le flux et reflux de l’océan,
l’inspiration et l’expiration qui permet toute vie.

Le mouvement du balancier va et vient,
oscille de l’avant puis revient en arrière,
va d’un côté, où se trouve un extrême, opposé,
puis va de l’autre côté, où se trouve l’autre extrême.

Dans le cas d’une balançoire :
plus je pousse fort, en avant, la personne qui se balance,
plus le retour de la balançoire va être brusque et rapide ;
dans tous les cas, je sais que la balançoire me reviendra dessus.



Tout ce que nous entreprenons, agissons, et même pensons,
génère des conséquences
(comme dans l'image avec la balançoire, notre élan est poussé en avant)
et chaque idée concrétisée crée instantanément son opposé, son contraire,
comme avec le négatif d'une photo.
C’est pourquoi plus nous voulons et cherchons Dieu, plus nous attirons,
inconsciemment, le diable, c'est-à-dire l'opposé du divin.
C’est pourquoi les extrêmes ne sont jamais bons ni satisfaisants.

Un extrême attire toujours, à un moment ou l’autre, son opposé.


Les opposés se rapprochent et s’éloignent l’un de l’autre incessamment.
En phase de rapprochement, ils s’attirent irrémédiablement et alors,
soit il y a friction, rejet ou conflit et lutte,
soit il y a rencontre – union, fusion – momentanée ;
avant de s’éloigner à nouveau l’un de l’autre.



Nous sommes dans la symbolique ancestrale du bâton à deux bouts.
Toute chose est bipolaire et comprend donc son opposé, comme :
le jour et la nuit, blanc et noir, femme et homme, juste et faux,
gentil et méchant, Ciel et Terre, enfer et paradis, insuffisant et excessif, etc.



Remarque : on ne peut dire qu’un fruit est bon, par exemple,
que parce qu’on a mangé un autre fruit qui ne l’était pas, bon.
Comparaison.
Sans comparaison, il n’y a plus ni gentil ni méchant.
Nous définissons une chose par rapport à d’autres choses,
et ne pouvons connaître sa valeur et sa particularité qu’en la comparant avec son opposé.
Je veux dire que, par exemple, si une journée entière ne comprenait pas une partie nuit,
le mot « jour » ne signifierait plus rien (puisqu’il ferait toujours jour).



Thèse et antithèse sont à considérer, afin d’en tirer une synthèse.

Entre les extrêmes ou opposés, le champ des possibles.

La voie du milieu.