lundi 20 août 2018

Esprit guerrier

Le changement en lui-même n’est pas douloureux.
C’est la résistance au changement qui est cause de douleur.

L’aspect global de l’être n’est pas une qualité du mental
mais un aspect de l’Esprit.

Cette globalité est une présence unique.

Elle est en vous. Il vous suffit de la redécouvrir.

C’est en voulant dominer la nature que l’homme s’en est éloigné.

Il lui faut donc réapprendre le rythme de la terre
et renouer avec l’énergie primordiale qui est en lui.

– Kenneth Meadows




Voici ce qui disait Don Juan à Castaneda,
qu’on peut relier à ce que Gurdjieff nommait la « continuité » en soi,
et à ce que Krishnamurti désignait par la « permanence » en soi :

Le guerrier possède la conscience
(…)
On est conscient d’être en guerre,
et celle-ci dans notre esprit exige de la discipline (…)
Ce n’est pas une discipline imposée de l’extérieur,
qui nous dit que faire ou non,
mais celle consistant à être soi-même, quoi qu’il advienne.


Quelques recommandations aux germes d’âme,
servant à fortifier l’esprit :

Le guerrier possède le contrôle.

Il ne s’agit pas de contrôler d’autres êtres humains
mais ses propres émotions, son propre moi (…), son comportement.

Le guerrier est un homme impeccable,
un chasseur (
ou traqueur) impeccable qui chasse le pouvoir.

S’il réussit dans sa chasse, il peut être un homme de connaissance.

Il ne s’attriste pas sur son sort, il l’embrasse pleinement.

Un guerrier n'est pas une feuille à la merci du vent.
Personne ne peut le pousser.
Personne ne peut rien lui faire accomplir contre lui-même
ou contre son jugement réfléchi.

Chercher à atteindre la perfection de l’esprit du guerrier
est la seule tâche digne de notre âge d’homme.

Un guerrier est un chasseur. Il calcule tout. Ça, c'est le contrôle.

Mais une fois tout calculé (stratégie d’approche), il agit.

Il se laisse aller. Ça, c'est l'abandon.

Un guerrier est accordé à sa survie,
et il survit au mieux de toutes les manières possibles.


Commentaire : se rappeler la pyramide de Maslow
les deux premiers étages des besoins fondamentaux.


Un guerrier crée son propre tempérament (…)

Rien ne sert d’être triste, de se plaindre, (…)

Un guerrier reconnaît sa douleur, mais ne s’y abandonne pas.

Un guerrier pourrait être blessé, certainement pas froissé,
car pour un guerrier il n’y a rien d’offensant dans les actes de ses compagnons
aussi longtemps qu’il agit lui-même avec le tempérament adéquat.

La pierre angulaire du guerrier, c’est l’humilité et l’efficacité.

Un guerrier est toujours prêt (à agir).

Agir sans rien attendre en retour.

La vie d’un guerrier ne peut pas être froide, solitaire et dénuée de sentiments,
parce qu’elle est fondée sur l’affection, la dévotion, le dévouement pour ceux qu’il aime.

Un guerrier aime la terre d’une passion inébranlable
(…)
Seul l’amour pour cette chose magnifique (
la terre)
peut donner la liberté à l’esprit d’un guerrier ;
et la liberté est joie, efficacité et abandon, devant n’importe quelle situation.
 

– Carlos Castaneda. 


Un guerrier se traque lui-même, en son intériorité, dans son monde.
Il y chasse pour détruire ses préconceptions erronées, ses préjugés,
ses fausses croyances, ses défauts, ses mauvais jugements et accusations,
son apitoiement sur soi, ses ambitieux vaines, ses désirs malsains,
la part conditionnée de sa personnalité, etc.

Pour apprendre à se traquer,
lire et, surtout, pratiquer
les quatre accords toltèques,
de Don Miguel Ruiz.




D'une façon générale, la Voie du Guerrier est l'acceptation de la mort. 

– Miyamoto Musashi