mardi 23 juillet 2019

Entre deux mondes

Sensation d’avoir le cul entre deux chaises.



Quelle impression désagréable, n’aidant pas à effectuer des choix judicieux,
ni à tenir une posture ferme ; en effet, sur quelle chaise s’asseoir ?
Sur celle de droite ou celle de gauche ?

C’est comme en politique, quoi.

Quelle chaise privilégier, au détriment de l’autre ?

Ni sur une chaise ni sur l’autre a prétendu M. Macron,
mais un peu sur les deux, au centre, une fesse sur chacune,
le trou de balle au milieu. Pratique pour déféquer.
Bah, l’argent n’a pas d’odeur.

Assise partielle sur une chaise et assise tout autant partielle sur l’autre.
Tantôt sur une chaise, tantôt sur l’autre.

Par exemples :
sur une chaise, le conformisme permettant de se sentir adapté en société
alors que sur l’autre chaise, l’écoute de sa nature sauvage,
de son élan propre, de ses âme et conscience.

Sur une chaise, le confort avec une TV et un smartphone
alors que sur l’autre chaise, système D et s’y sentir seul,
souvent méprisé et rejeté par la masse de normalisés
aveugles et sourds à l’agonie de la planète et du vivant.

D’un côté, l’hyper rationalité et de l’autre côté,
le déni de l’intangible et de la sensibilité.


Nous savons maintenant que ce n’est plus une crainte délirante d’écolo :
il nous faut changer nos modes de vie, par exemple en roulant et volant moins.
Pourtant, nous continuons, nous raccrochant à ce qui nous rend malades.

Aurions-nous tous le cul entre deux chaises ?

Cool, j’me sens moins seul.

C’est vrai que nous sommes fruits, produits, du Ciel et de la Terre,
évoluant dans la dimension intermédiaire, le cul entre le haut et le bas.
Sur une chaise, les affaires célestes de l’esprit, de l’Amour pulsant, de l’Intelligence.
Sur l’autre chaise, les affaires matérielles du chacun pour soi et des banques.

C’est fou comme il nous est difficile de lâcher prise :
devant l’évidence, nous continuons à faire comme si de rien.
Résistance au changement, dirait un psy.

Au lieu de résister face à la morbide ignominie ténébreuse,
nous résistons à laisser filtrer la lumière bénéfique !

D’un côté, un mode de vie malsain, de plus en plus mortifère,
et de l’autre côté, la possibilité d’assainir et de retrouver la joie de vivre.

À ce niveau, nous n’avons pas le cul entre deux chaises puisque, clairement,
nous choisissons de poursuivre un mode de vie pathologique.

Nous ne pouvons plus arrêter cette Machine infernale que l’on nomme Société,
avec ses Progrès, Industrie, Technologie, Rentabilité, PIB, Inégalités, Amoralité…