mardi 26 septembre 2017

Echanges entre inconnus

Comme déjà écrit, il est vain, parfois plus destructeur qu’autre chose,
de chercher le positif (selon une idée de ce qui devrait être bon et positif).

Ce que je trouve positif, l’est-il forcément pour toi (qui lit) et pour un autre ?

Il vaut mieux apprendre à voir et considérer les choses, le monde,
tel quel : avec ses mauvais et bons côtés.

Lorsqu’on observe et s’informe, il s’agit de considérer autant ce qui dysfonctionne
que ce qui fonctionne, autant les sources de désordre que d’ordre, etc.

Discernement, faire la part des choses,
et ne rien laisser dans l’ombre, le moins possible.

Il en va de même dans notre esprit :
s’efforcer de regarder et penser uniquement positif
est un leurre n’attirant que futures déceptions,
sans parler de l’aveuglement ou, pour le moins,
des œillères que ce mode de faire nécessite de mettre en place.
(Se rappeler le mouvement du balancier : plus je veux du positif,
plus j’attire son inverse, opposé).


Cette introduction pour aborder un fait que je trouve positif.
Par ici (Sud-Est), dans les gares routières, des bacs ont été mis à disposition,
dans lesquels les gens peuvent prendre et laisser des livres.

Un magasin nommé Bio-Coop (je ne sais s’il y en a dans toute la France ?),
vendant des produits locaux et du commerce équitable,
laisse en libre-service, à l’entrée,
deux panneaux d’affichages et, entre deux,
des étagères où chacun peut prendre et laisser des livres.
Du coup, quand j’y vais, je prends deux-trois livres avec moi pour les y déposer,
et je reviens parfois avec rien, parfois avec un livre qui m’intéresse.

Ce matin, j’en ai trouvé deux.
L’un des deux s'intitule… « L’ange des ténèbres » !
Non, ce n’est pas celui présenté dans ce blog, le livre de E. Sabato,
mais celui d’un américain (que je ne connaissais pas) : Caleb Carr.
Pas de pitch ni résumé, la couverture est toute noire, mystère…
Curieux, je suis, du contenu.

C’est chouette ces échanges de livres vraiment gratuits,
sans pression ni condition ni inscription ni surveillance ni autre.
Et ça marche, y en a de plus en plus de ces livres à disposition,
de toutes sortes, genres, thèmes, collections.

(L’autre livre que j’ai trouvé traite de la philosophie bouddhiste.
Pour les connaisseurs, il s’agit du
« Testament spirituel du Lama Anagarika Govinda ».
Un chapitre entier est consacré à la morale. J’ai feuilleté.
Il se pourrait que je publie quelques extraits prochainement…)


3 commentaires:

  1. Investigation menée, Watson :
    en fait, le roman de E. Sabato (argentin) ne se nomme pas
    "l'ange des ténèbres" (en espagnol) mais l'ange exterminateur,
    et il a un nom cet ange : Abbadôn, soit : "Abbadôn el exterminador".

    Alors que le noir mystérieux se nomme, en anglais :
    "The Angel of darkness"

    RépondreSupprimer
  2. Eric,
    Inconnu, un connu, qui est qui quand on a l'impression d'avoir vu ou croisé ces mêmes gens ?
    Oui les boîtes à échanges de livres c'est un principe très très sympa. C'est de l'échange, du vrai comme tu dis.
    Thierry

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un nain connu ?
      Pas vu (pas pris)
      A + Thierry

      Supprimer