samedi 10 juin 2017

Influence satanique (+ 18 ans)

Vous souvenez-vous d’Ernesto Sabato ?
Dans son roman « L’ange des ténèbres », il y a une histoire métaphorique,
suivie d’un dialogue (à mon avis) renversant, des plus surprenants,
que j’ai hésité à publier, jusqu’ici, tant le propos est noir et dérangeant.

J’ai ajouté à l’intitulé « + 18 ans » car, si vous êtes Bisounours ne voulant considérer
que le verre à moitié plein en lisant de la poésie et en écoutant de la musique classique,
ou si vous êtes religieux pratiquant au sein d’une Église ou d’une secte,
je vous conseille de ne pas lire ce qui suit (pour vous ménager
et vous permettre de continuer votre voie, les yeux fermés et les oreilles bouchées).

Avec Daniel Quinn, nous en sommes au début du règne de Ceux-qui-prennent.
J’ai fait des parallèles avec la Genèse (avant le monde, un Eden…)
et ai expliqué que j’y voyais, également, la genèse de la violence…
Une chose : une tribu, certes devenant de plus en plus nombreuse et organisée,
a pris le pouvoir sur, de nos jours, quasiment toutes les tribus Ceux-qui-laissent du monde entier !
On peut imaginer qu’au début les Ceux-qui-prennent n’étaient pas que fourberie,
ambition et cupidité.
Qu’est-ce qui les a rendu tricheurs, retors et, surtout, anéantisseurs du vivant (et de la liberté) ?
Et encore, qu’est-ce qui ou comment ont-ils réussi ce tour de force ?
D’où leur est venu tant de pouvoir, au point qu’une tribu a fait plier
un nombre invraisemblable d’autres tribus ?

En lisant ce qui suit, peut-être comprendrez-vous pourquoi je me suis décidé à recopier
cet extrait de E. Sabato et à le publier maintenant (n’ayant pas terminé avec D. Quinn).

Vers la fin (de l’extrait copié), le dialogue (du roman) revient sur des sujets actuels,
où vous attend une autre "surprise" de taille… (Un indice : vaccins, un Ordre intouchable)



Le contexte du roman d’E. Sabato :
Des personnes sont réunies dans un bureau. L’une d’elles interpelle un professeur
et lui demande de s’expliquer concernant une affaire qui les concerne tous.
Le professeur d’expliquer : 

- À une époque très lointaine, l’humanité habitait la sphère céleste.
Elle constituait une immense famille entourant Dieu le Père. Nous n’avions pas de corps,
nous étions une communauté d’anges. Ces anges étaient dirigés par une hiérarchie
spirituelle appelée Satan, qui avait un très grand pouvoir. Des pouvoirs d’exception,
comme en temps de guerre. La soif du pouvoir, cependant, est ce qui perd les êtres,
de quelque nature qu’ils soient.
(…)
L’ambition commença à troubler la conscience de Satan, qui finit par se croire tout-puissant
comme Dieu le Père, alors qu’il manquait en réalité de faculté créatrice.
Et il se mit à œuvrer avec ruse pour détourner l’organisation qui lui était confiée,
en promettant de l’avancement et du pouvoir.
- Donc comme un officier ambitieux de n’importe quel petit pays, n’est-ce pas, professeur ?
- Ni plus ni moins. (…)
- Mais, professeur, excusez-moi. Je suppose que Dieu le Père ne pouvait pas ignorer le complot.
Du fait de son omniscience, je veux dire.
- Bien sûr que non. Il était au courant, il le suivait. Et, loin de l’empêcher, il laissait cette idée
prendre corps et fermenter. La liberté de penser et d’agir, instituée par Dieu le Père,
est aussi sacrée que le Créateur lui-même. Dieu n’a pas voulu enchaîner notre esprit
et notre volonté de puissance, car c’eût été nous priver de liberté
pour le développement de la conscience, de cela qui nous fait progresser dans l’ordre spirituel.
Il connaissait donc le plan des rebelles, mais il a fait face aux événements en instaurant
la division du ciel et de la terre.
- My God ! Et dans quel but, mon cher professeur ?
- Vous allez voir. Les cieux ont été divisés en régions pour y placer les différentes familles d’âmes,
selon leur qualité spirituelle. La terre, elle, est destinée aux êtres égoïstes.
Pour réaliser cette idée, le Créateur a utilisé ses hiérarques. Entre autres, Satan en personne,
dit encore Jéhovah.
- Jéhovah !
- Oui. C’est le nom sous lequel il est devenu célèbre par la suite dans les Écritures. (…)
- Vous avez bien dit que Satan et Jéhovah sont un seul et même être ?
- Sans aucun doute. Je dois vous dire qu’il est nécessaire ici de révéler un secret fondamental.
L’Ancien Testament n’est pas la parole divine, comme le soutiennent presque toutes les doctrines
religieuses, y compris la doctrine catholique.
Il n’y a là-dedans qu’une part de vérité, ce qui a rapport aux étapes de la Création.
Le reste est l’œuvre de Satan, qui l’a imposé aux patriarches sémites qu’il dominait,
et ceux-ci se sont fait les hérauts de ses pensées et de ses actions,
sous le masque du Créateur suprême.
- Un travesti ! Mais voilà qui est diabolique. Très pervers !
- Comme vous dites. Pareille audace est caractéristique de cette entité puissante et invisible :
prendre l’apparence du Dieu Véritable et lui faire assumer son rôle d’entité satanique !
(…)
On n’aurait pas dit qu’il démontrait que c’est le Démon qui gouverne le monde,
mais plutôt le théorème de Pythagore dans une salle de classe propre et ensoleillée,
(…)
- Satan a pu mener ce jeu à partir du moment où il a été chassé de la région céleste
pour se changer en Dieu de la Terre. De la Terre qu’il gouverne par le biais de nos passions,
de notre égoïsme et de notre ignorance. Vous n’avez qu’à voir ce qui s’est passé pour l’élevage.
- Pour quoi, docteur ? demanda X.
- Pour l’élevage. Abel représentait l’ange gardien de l’élevage, Caïn était celui de l’agriculture.
Jéhovah, c’est-à-dire Satan, a soufflé à Caïn d’assassiner son frère.
Et pourquoi cela, allez-vous vous demander.
- En effet, pourquoi, professeur ?
- C’est très simple. Une fois éliminé le gardien du bétail, celui-ci deviendrait la victime
désignée de l’abattage pour la consommation humaine. On annulait ainsi l’alimentation
végétarienne, instituée par Dieu le Père, et on la remplaçait par le produit de l’abattage.
- Remarquable. Caïn se trouve donc être le proto-boucher. Sans lui,
il n’y aurait pas d’entrecôtes sur le marché, remarqua X.
- Bien sûr que non. Ce changement avait pour but de neutraliser le Plan divin,
car l’alimentation végétarienne conserve la santé, elle favorise en outre la spiritualisation
de l’humanité. L’alimentation animale ou cadavérique apporte les maladies,
raccourcit la vie, abrutit la conscience, engourdit les sens, fomente les passions,
augmente l’égoïsme. C’est non seulement immoral, car tout ce qui attente à la vie d’un être
est une immoralité, mais c’est un crime. Voilà à quoi on en arrive avec le régime carné ;
c’est ce qui maintient l’humanité dans l’obscurantisme le plus complet,
l’empêchant d’entrevoir la vérité et de s’élever spirituellement.
- Intéressante théorie, professeur.
- Ce n’est pas une théorie, c’est un fait. Autre chose : prenez Noé et le Déluge.
Voyez à quel point tout confirme ce que je viens de dire. Comme Satan était incapable
de créer des êtres humains ou des animaux, il a mis de côté Noé et ses descendants
avec leur progéniture respective, et un certain nombre de représentants de toutes les espèces,
pour la reproduction. Combien faut-il que les hommes soient naïfs pour attribuer à Dieu le Père
une œuvre aussi monstrueuse, criminelle et grossière !
Evidemment, Satan n’avait pas le moindre intérêt à sauver les espèces végétales,
mais comme la Terre était saturée de graines depuis la Création,
le règne végétal a tout de même reparu, en vertu de son essence spirituelle.
- Un bon tour joué à Satan.
- Sûrement. Et ceci montre, au passage, combien facilement il se trompe.(…)


(…) Il y avait en lui (en le professeur qui raconte) quelque chose d’artificiel ou d’irréel.
Pourtant, on éprouvait la réalité de son message, malgré son ambiguïté ;
on le sentait redoutable, malgré son tour amusant.


- Très intéressant, professeur. Mais à quoi sait-on que l’auteur des forfaits est effectivement
Satan et non Dieu le Père ? Ne pourrait-on expliquer aussi bien tous ces méfaits
par quelque Père sanguinaire ? interrogea X.
- Non, parce que Dieu le Père est parfait et que la perfection suppose le bien.
Mais il y a une autre preuve impressionnante. C’est le récit assyrien du Déluge.
Il coïncide point par point avec le récit juif, mais il montre que c’est l’esprit du mal
qui gouverne la Terre.
- De sorte que les mensonges des Juifs remontent au Déluge. C’est eux qui ont inventé
la presse à scandales ! Inouï ! intervint X.
- Sans aucun doute, monsieur. Depuis le Déluge, Noé et les siens ont servi à la multiplication
de l’espèce. La consanguinité était inévitable,(…)
- Les Juifs.
- C’est ça. Et il a choisi un représentant de cette race comme porte-parole terrestre.
C’est ce que Jéhovah a dit à Abraham : je rendrai ta nation puissante.
Ainsi, il l’a ébloui et l’a acheté.
- Ne le prenez pas mal, professeur, s’il vous plaît, mais j’aimerais savoir si vous êtes antisémite.
- Nullement, monsieur. Disons à l’honneur de cette race qu’elle a été trompée par le démon,
et c’est cette tromperie qui a servi à établir le lien entre Israël et Satan. Ce lien s’est perpétué
à travers les siècles, par le pacte de la circoncision, la liturgie et autres mandements
lucifériens, comme la Pâque pour les événements d’Egypte.
- Les événements d’Egypte, professeur ?
- Mais oui, des événements évidemment sataniques. Nous avons déjà vu que le Démon
avait commis des monstruosités comme le Déluge, l’engloutissement des Atlantes,
la destruction de villes entières par le feu. (…) Mais tout cela n’est rien en comparaison
des fléaux qu’il a envoyés sur l’Egypte : les grenouilles et les poux, la grêle et les sauterelles,
les mouches et les parasites du bétail. (…)
Maintenant, voyez ce qui se passe en ce qui concerne le Christ.
Le Christ était un des hiérarques spirituels qui aidaient Dieu le père.
Les moyens utilisés par Satan pour réduire en esclavage le peuple hébreu (en échange
de la richesse et de sa protection) ont déterminé le Père Céleste à envoyer le Christ
sur la Terre, incarné en Jésus (…), pour émanciper ce peuple de l’horrible tutelle,
quoique le bénéfice de cette mission dût s’étendre aussi bien au reste de l’humanité.
L’œuvre du Messie devait réveiller la conscience. Sans cela, nous serions restés dans l’ignorance
la plus crasse, nous aurions ignoré la domination de Satan et continué de la confondre
avec l’ordre de la Divinité. Satan s’est aperçu de la manœuvre ; il a donc d’abord essayé
de suborner le Fils de Dieu en lui offrant les royaumes du monde et leur gloire,
comme il avait déjà suborné et trompé le peuple juif. Mais comme le Christ
repoussait ses offres avec répugnance, il s’est proposé de rabaisser sa mission
par les moyens les plus iniques. La prédication du Christ avait ouvert des sillons
très profonds dans le cœur du peuple hébreu, et cette réaction salutaire constituait
le plus grave péril pour le règne de Satan. C’est alors que le Dieu de la Terre a divisé
l’opinion des hommes et fait taxer le Christ d’hérétique, choisissant Judas pour le livrer.
Le vil métal fut le moyen employé pour corrompre la conscience de ce disciple,
de même qu’il a été le corrupteur de tous les temps et que l’Eglise a dévalué
sa propre mission en subordonnant à l’argent les charges religieuses.
Mais je reviens à la mission du Christ. En réalité, elle était particulièrement destinée à réveiller
le peuple juif, parce que c’était le peuple le plus asservi à l’influence satanique,
même si c’était à son insu. Et il y est toujours asservi, d’ailleurs.
C’est pour cela que le Christ s’est incarné dans le corps d’un juif,
pour influer sur l’esprit de la race et provoquer la réaction si ardemment désirée de ce peuple
contre la tromperie satanique.
- Mais, professeur, permettez-moi, comment le Père Céleste a-t-il pu ne pas prévoir que cette mission
allait échouer ? Ne savait-il donc pas que le peuple juif persisterait dans son erreur ?
- Mais si, bien sûr que si. Ce ne fut d’ailleurs qu’un échec partiel, car la Vérité a gagné
une bonne partie du peuple élu et de l’humanité tout entière.
Quant au reste, quant au peuple hébreu qui continue de croire en Jéhovah,
il suit jusqu’ici la même trajectoire, sous la suggestion satanique. (…)
- Ne trouvez-vous pas, professeur, que pour une race élue et protégée par le Dieu
de la Terre, ils n’ont guère eu de chance ? Les camps de concentration et tout ça…
- Mais oui, c’est justement parce que ce peuple n’a pas été suffisamment fidèle à sa religion,
c’est-à-dire aux pactes, que Satan a décidé de le punir par l’Inquisition, les exécutions,
les camps de concentration. Vous avez dû entendre dire plus d’une fois qu’Hitler était un envoyé
de Satan, un Antéchrist. Quelle vérité inconsciente dans de telles affirmations !
- Nous sommes convaincus, professeur. Mais quelles autres preuves pourriez-vous donner
que les Juifs sont esclaves de Satan ? demanda X.
- Beaucoup de preuves, énormément. Souvenez-vous de ce passage dans lequel Saül
reproduit les paroles du Christ, dès lors changé en l’apôtre Paul, pour qu’il prêche l’évangile
chez les Juifs et les gentils : « Que tu leur ouvres les yeux, que tu les convertisses des ténèbres
à la lumière et substitues la puissance de Dieu à celle de Satan. »
Il y a aussi, dans l’évangile selon saint Jean, ces paroles du Christ s’adressant aux Juifs :
« Vous appartenez au Diable votre père, et vous voulez accomplir ses désirs. »
On ne peut pas être plus explicite.
D’ailleurs, Satan a dit au Christ : « Je te donnerai tout cela si tu m’adores à genoux. »
C’est ce que font les Juifs sans le savoir. Ils adorent Satan, car toute leur liturgie a pour but
de demander des richesses matérielles et la rémission des péchés quotidiens.
Dieu le Père ne distribue pas de biens matériels.
C’est ce que les croyants de toutes les religions, y compris les catholiques,
devraient garder présent à l’esprit : quand nous demandons des richesses ou quelque chose de mal,
c’est Satan qui reçoit nos requêtes, c’est lui qui les exauce pour ceux qui ont de l’affinité
avec le mal et se comportent ainsi en instruments de ses desseins pervers.
Or les principaux instruments dont se prévaut Satan pour exercer sa puissance sont :
d’abord, la science, la science médicale

- La science médicale ?
- Oui, la science médicale. Deuxièmement, le clergé. Troisièmement, le catholicisme.
Quatrièmement, le judaïsme.
- Pouvez-vous nous expliquer, professeur, pourquoi la science médicale ?
- Bien volontiers. Le mal que Satan a fait par l’intermédiaire des médecins est peut-être
le plus grand de tous. Ni les guerres, ni les fléaux, ni les crimes, ni les tremblements de terre
envoyés par Jéhovah ne sont comparables à la monstrueuse extermination perpétrée
par la médecine grâce à la consommation de la viande. C’est ainsi qu’elle a abruti
la conscience individuelle et multiplié les maladies.
- Excusez-moi, professeur : pourquoi Satan veut-il nous rendre malades, si nous sommes
ses alliés ? Ne lui serions-nous pas plus utiles en bonne santé ? (…)
- Vous allez voir. Satan n’a aucun intérêt à ce que nous nous portions bien,
car la santé physique coïncide avec la santé spirituelle,
et nous ne pouvons apercevoir la vérité que si nous sommes en bonne santé.
En mangeant le cadavre de nos frères inférieurs, nous ne commettons pas seulement
une sorte d’anthropophagie, puisqu’il s’agit de nos frères, mais nous nous abrutissons
et notre propension au péché s’accroît, comme le prouve la corruption sexuelle,
qui est infiniment plus développée chez les mangeurs de viande.
Mais pour en revenir aux crimes que nous commettons contre les animaux,
j’ai des expériences très intéressantes. Les animaux sont comme les enfants,
ils apprennent par le langage humain et la discipline de l’éducation.
Les essais expérimentaux que j’ai réalisés peu à peu ont donné des résultats splendides
et j’ai pu m’assurer que tous les animaux sans exception s’élèvent et s’identifient à l’homme
dès qu’on les soumet
à une telle discipline. Il suffit d’y employer le langage humain,
auquel ils répondent d’une manière qu’on ne saurait qualifier que d’admirable ; les chiens,
les oiseaux, les chats, les pigeons et les poules, tous s’identifient à qui fait leur éducation.
- Faut-il utiliser une langue en particulier ? interrogea X.
- Non, n’importe quelle langue est bonne, n’importe laquelle,
à condition qu’on leur parle précisément et avec patience.
(…)
- (…) Le règne animal est un arcane profond voilé par le Divin Créateur.
Or nous avons eu l’intuition que ce règne est si sacré qu’immoler les êtres qui en font partie
est un crime, une immoralité, un acte monstrueux, un attentat contre la loi naturelle
de la coexistence terrestre et contre le but même de l’évolution.
Que penseriez-vous d’un monstre qui mangerait les petits enfants qui ne peuvent encore parler ?
J’ajouterai qu’alors que la viande étouffe la conscience, comme je l’ai déjà expliqué,
les végétaux la sensibilisent.
(…)
- De sorte que les guerres et les assassinats sont dus à la consommation de la viande ?
- On ne saurait, madame, avoir le moindre doute à ce sujet. Non seulement la viande rend insensible
aux souffrances d’autrui, mais elle nous enchaîne encore davantage au monde physique.
Tel est l’objectif du plan satanique : nous empêcher de connaître la vérité,
donc éviter notre émancipation.
- De sorte que la science médicale, cher professeur…
- Je pourrais passer des journées entières à vous parler des crimes effroyables commis
par la prétendue science médicale fondée sur la consommation de viande,
sur l’idée des microbes et des sérums. Dans un passage de l’Ancien Testament,
il est dit que Jéhovah, c’est-à-dire Satan, a créé les fléaux : les poux, les mouches
et les sauterelles, pour punir l’Egypte. Jésus-Christ, le Maître des Maîtres,
guérissait les maladies en expulsant l’esprit immonde du corps du malade,
c’est-à-dire les démons, qui sont les vrais responsables des maladies.
Toutes ces monstruosités que les médecins appellent des bactéries ne sont autres
que des créations ou des manifestations de Satan.
On n’est attaqué que par de tels microbes, qui vivent en marge de la Loi divine.
Ce qui fait que la science médicale ne guérit pas,
elle se prête seulement au jeu satanique en créant et fomentant des maladies.
(…)
- (…) Passons maintenant au second instrument que j’ai cité, c’est-à-dire le clergé.
C’est la pierre angulaire la plus solide sur laquelle repose l’emprise de Satan,
à cause de son emprise sur une partie de l’humanité.
- Evidemment, c’est comme quand on fait confiance à la police,
et puis il s’avère qu’elle est de mèche avec les voleurs. (…)
- Ni plus ni moins, monsieur. Une preuve suffira : ils font tout pour de l’argent.
Du baptême à l’exrême-onction. Et l’argent est l’instrument type du démon. (…)
Les catholiques : la conduite de la majorité des catholiques est la négation absolue
de leurs passions et leur égoïsme. Les uns et les autres sont avides de richesses matérielles
et ne reculent devant aucun moyen pour les obtenir.
Quant aux Juifs, j’ai déjà dit l’essentiel sur eux. (…)
La lutte actuelle est une lutte satanique contre la Divinité, une lutte cruelle et impie
qui a pour but de sataniser le monde.






5 commentaires:

  1. Eric,
    Wahou c'est diablement lucide !
    Ça donne envie de lire (et relire) ce livre.
    Bon week end.

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    1. :) Merci Thierry, à toi aussi, un w-e agréable

      Concernant le roman de E. Sabato : je l'ai trouvé ce printemps dans un vide-grenier. Je le précise car c'est une trilogie, et ce roman en question est le troisième. Or l'auteur fait souvent allusion à des personnages et situations de ses deux romans précédents. Cela m'a gêné.
      Donc, pour les intéressés : il faut lire, dans l'ordre, "Le tunnel", "Alejandra" et enfin "L'ange des ténèbres".

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    2. Merci pour la référence ! Je note.

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  2. Ok je note l ordre .... pfiouuuu c est chaud . Curieuse je vais chercher à trouver le premier

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  3. Ce que j'ai compris en lisant le 3e : "le tunnel" a été bien accueilli, autant dans le public que par les critiques ; "Alejandra" (traduit différemment en français)a déclenché des passions, autant positives que de haine. L'auteur a écrit "l'ange des ténèbres" pour répondre aux vilenies qui lui ont été envoyées (voire des menaces, si j'ai bien compris). C'est pourquoi réapparaissent des personnages et situations des 2 premiers volumes.
    E. Sabato a précisé qu'il n'écrirait plus ensuite...

    Je suis également curieux des deux premiers de la trilogie...

    Salut Saby

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