samedi 14 octobre 2017

Démence

Introduction

La démence altère nos fonctions psychiques :
- l’intellect (les activités de la tête),
- l’émotion (le sentiment en tant qu’impression générale et affect, sis dans le cœur),
- la sensation et l’instinct (le corps).
L’activité mentale, que nous désignons couramment par « la pensée »,
compulse, traite, à partir de ces quatre fonctions majeures.


Déséquilibre – une psychopathologie

À l’équilibre me semble s’opposer la démence.
La démence serait due à un mode de vie déséquilibré.

La démence est obstination, ce qui tend à figer les choses ;
obstination à ne considérer que le rationnel, l’argent,
la sécurité, les apparences, la bienséance, etc.

La démence attire les extrêmes
et/ou génère des comportements illogiques et insensés
paraissant normaux à la personne malade.

Une personne démente agit à l’encontre de son propre équilibre,
c’est-à-dire à l’encontre de son intérêt vital, de son bonheur.
Elle agit également à l’encontre du bonheur de ses proches,
qu’elle s’efforce de contrôler, en voulant diriger leur vie.
Pour autant que la personne démente soit influente socialement,
ses décisions mettent en péril l’équilibre de chacun, de toute la communauté,
voire, de nos jours, de toute vie sur notre planète Terre.

Le dément ressent le besoin irrépressible de contrôler,
de manipuler, d’arranger les choses et événements à sa manière ;
pour y parvenir le dément triche avec ses propres souvenirs.

Le dément entretient de fausses image et opinion de lui-même.

En la personne démente, scission entre l’intellect et le sentiment.

Le dément a l’esprit confus et il est particulièrement influençable.
Il rejette tout lien affectif, qu’il perçoit comme dangereux ou faiblesse.

Le dément est complètement égocentré et déconnecté de l’émotion,
qu’il théâtralise sur commande par souci de n’en laisser rien paraître.

Le dément ne parvient pas à être affectueux, même avec ses enfants.

Le dément pratique une mauvaise ou fausse lecture de son sentiment
ou sinon, il le dédaigne ou le dénie, le refoule.
Cependant,
on ne peut pas tricher avec le sentiment comme on le fait avec l’esprit,
tout au plus on peut l’ignorer, le contenir, ou le travestir.

Le dément est incapable d’interagir sainement,
ainsi que de se remettre en question, de prendre du recul.
Lorsque quelque chose ne va pas, c’est toujours la faute d’un autre.

Le dément se ment à lui-même et ment aux autres.
C’est le cas de la plupart d’entre nous, pensez-vous peut-être ?
Oui, mais à cette différence :
le dément croit en ses mensonges ou, pour le dire autrement,
le dément rend ses mensonges réels et indiscutables, quitte à se battre.

Le dément lutte contre sa nature, sa vérité, sa condition, son genre.
Défaut d’acceptation de soi
et défaut d’adaptation au monde tel qu’il est, avec ses diverses particularités.

La lutte intérieure du dément est projetée dans le monde extérieur,
ce qui fait qu’il y reproduit sa dynamique consistant à mépriser
et accuser des gens de nuisibilité et autres,
tout en cherchant des alliances avec les gens conciliants.

Sur le plan relationnel,
en interaction avec un dément les parasitages et incohérences sont importants.
Cependant, dans notre monde où la communication reste sommaire,
la démence passe inaperçue, voire parfaitement civilisée.
Un exemple :
un journaliste (ou intellectuel) s’est demandé si D. Trump n’est pas un dément.

Socialement, il arrive qu’une démence ne se remarque pas de prime abord.
Un arbre met du temps à se déployer et à se révéler (dans la métaphore qui suit).


Métaphore

Le bulbe de démence semble se former dans le cœur
à un moment ou l’autre de l’existence,
parfois dès le plus jeune âge (démence précoce).
Du cœur, les racines pathogènes s’enfoncent
dans les fonctions sensation et instinct du corps,
alors que les tronc et branches de la démence se déploient dans la tête,
ce qui provoque des déconnexions ou connexions partielles
entre les divers éléments et fonctions intérieurs
ainsi qu’entre l’intériorité et l’extériorité.
Le dément peine à relier les choses et fonctions entre elles.
Interférences relationnelles continuelles.


La santé – équilibre

La Nature est Réalité.

La Nature n’est ni perfection ni figée.

La Nature est équilibre – déséquilibre et rééquilibrage constants.

La Beauté réside dans l’harmonie entre toutes les formes, par exemple d’un corps,
et aussi, entre les divers animaux et végétaux, tout étant relié avec tout.

La perfection dans la Nature n’existe pas,
rien n’y apparaissant absolument droit,
et, que je sache, rien n’y étant carré
(à part l’esprit labyrinthique de l’animal humain).

Naturellement, la perfection se trouve au sein d’une imperfection chaotique,
en perpétuel mouvement.
La Beauté n’est jamais pareille, Elle est éphémère et imprévisible.
La Beauté est multiforme imparfaite et mouvante, équilibrée en son ensemble.

Dans un tout, lorsqu’une partie vient à manquer, les autres parties de compenser.

La recherche consciente d’équilibre consiste à rétablir une fonction défectueuse,
afin de soulager la suractivité des autres fonctions du tout (du psychisme, par exemple).

Notre psyché repose et fonctionne sur ce principe :
l’utilisation équilibrée de nos diverses fonctions.

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4 commentaires:

  1. Eric,
    Intéressantes précisions. On a tendance à minimiser voire à remplacer certains maux par d'autres sur lesquels on "communique plus" mais la démence est bien là, souvent. Ta conclusion est éloquente de simplicité et pourtant tellement vrai.
    Bon dimanche.
    Thierry

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    1. Merci pour ce retour, Thierry, c'est bien de cela qu'il s'agit
      (que je me suis efforcé à formuler dans cette publication).
      A +

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  2. Mon ex collègue souffrirais donc de démence ??? cela expliquerais beaucoup de choses...parce que l'explication de la démence que tu fais est le portrait même de cette personne. Et en effet j'ai mis du temps à voir tout ça . Qu'est-ce que tu causes bien ! ;)
    j'aime cette phrase :"La Nature est équilibre – déséquilibre et rééquilibrage constants."ça me parle ! pourquoi l'être humain ne fait-il pas le même travail que la nature pour se rééquilibrer ?

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    1. C'est possible, oui, pour l'ex collègue.
      J'aime bcp ta question finale, Vi.
      A +

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