samedi 9 juin 2018

La vie, et des idées

Les idées ne devraient servir qu’à agrémenter la Réalité (naturelle),
un peu comme les épices qui relèvent le goût d’un repas.

Nous sommes d’accords, je suppose, que
ce sont les aliments qui nourrissent,
et non pas les épices.

On peut manger sans épicer le repas, et l’apprécier,
de sentir le goût de chaque aliment.


Si le plat préparé contient trop d’épices, burk, ça arrache.

Aux amateurs, le repas semble fade s’il manque d’épices.

Que se passerait-il si le repas ne contenait que des épices ?

On peut manger un repas sans épice,
mais pas le contraire.


Vous saisissez la corrélation entre vie/repas et idées/épices ?

Les idées sont comme les épices pour un repas.
Or nous en sommes à préférer des idées à « ce qui est »
(pour des promesses d’un monde meilleur, par exemple,
ou pour une soi-disant « sécurité alimentaire » obtenue
avec des pesticides nocifs anéantissant non seulement la terre,
les petits animaux et insectes, mais aussi les nappes phréatiques, l’eau !)

C’est devenu plus fort que nous, un besoin frénétique et irrépressible
de toujours modifier la Réalité, car nous ne l’acceptons pas telle quelle.

Certains, et je l’ai entendu à de nombreuses reprises, disent par exemple :
« la terre, c’est sale » (heureusement que le goudron est propre et, surtout, sain).


Les idées ne nourrissent ni le corps physique ni l’appareil respiratoire,
et elles ne nous procurent aucune impression (naturelle, spontanée,
reliée à ce qu’il se passe soit, aux innombrables stimuli du monde extérieur).

Penser, imaginer, ruminer, calculer, inventer, établir des plans et stratégies, etc.,
les idées ne nous nourrissent pas, elles pompent notre énergie.

Nous dépensons notre énergie à penser.
Puis,
nous dépensons notre énergie à tenter de mouler la Réalité,
de la remodeler, de la modéliser selon nos fantasmatiques idéaux.

Chacun peut le constater : à l’extérieur c’est la catastrophe
(on croyait l’Antarctique préservé ; or, maintenant que ça fond,
et qu’ils vont y chercher du pétrole et autres,
ils découvrent que c’est pollué notamment de plastique, etc.)
Voilà où nous ont mené nos idées.
Certains préconisent un brainstorming de nouvelles idées,
pour trouver des solutions, pour que ça s’arrange !

... ?

Se demander : qu’est-ce qui me permet de me sentir en vie ?

Les idées ?
Style « je pense donc je suis ». 

Ou, peut-être, ce qu’on éprouve ?
Genre « je ressens donc je suis en vie ».

? … ?

Qu’est-ce qui permet de penser, d’avoir des idées ?

Notre troisième nourriture : les impressions.

L’intellect n'intervient que dans un second temps,
afin de traiter les impressions soit, les informations reçues.
C’est la fonction de l’intellect : traiter et calculer des données,
puis de les conceptualiser, de théoriser, etc.

Comment sont "captées" les impressions ?

Par les sens et l’écoute de soi, de son ressenti ;
c’est-à-dire par les sensations, par l’instinct aussi,
et par l’émotion, par le sentiment général qui nous imprègne.

Je vibre,
je suis vivant,
j’éprouve (quelque chose).


2 commentaires:

  1. Eric,
    Il est bon de vribrer, un peu beaucoup à la folie ?
    Thierry

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    Réponses
    1. Lol, selon ce qu'il se passe,
      comme tu disais sur un autre com : en restant aligné, en soi et avec le Tout.
      ♫ ♪ c'est bon, bon ♫ ♪ c'est bon ♫ ♪♫ ♪
      Bon soir Thierry

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