samedi 1 juillet 2017

Ceux-qui-avancent

Tu me soutiens, je te soutiens – Je te soutiens, tu me soutiens…,
a écrit Daniel Quinn concernant l’état d’esprit des "primitifs".

Cette "politique" est tout à fait intéressante puisque,
en adoptant ce "principe" simple, il n’est nul besoin de s’aimer,
ni d’être sur la même longueur d’onde ni de signer des contrats, etc.
Par exemple, je puis appliquer ce principe avec une personne qui,
physiquement, me déplaît, et que je ne considère pas tel un ami.
Si je m’y tiens, au « je te soutiens », l’autre s’y tiendra également :
« puisque tu me soutiens, malgré nos divergences, je te soutiens ».
De la sorte, nous nous respecterons
non pas pour nos idées ni pour nos modes de vie
mais par un respect qui s’imposera de lui-même
à force de s’en tenir à ce soutien réciproque.
Sans plus.
Mais c’est énorme !

Pour « marcher sa parole », rien de tel.

Bien sûr, il vaut mieux adopter cette politique avec une personne désintéressée,
cherchant une issue à la" bulle coupe-aile-mécanico-industrielle",
car dans l’esprit de Mère Sivilisation : je te soutiens vaut tant d’argent.

Un état d’esprit engendrant ce type de relation « je te soutiens… »
se trouve dans une impasse en présence d’un esprit connecté à Mère Culture,
puisque tout ce à quoi pense un sivilisé doit être rentable, reproductible,
imitable, modélisable, manipulable, redéfinissable et standard.
La volonté d’aimer et d’être aimé, de se trouver des points communs,
de s’entendre parfaitement bien, d’adhérer aux mêmes partis politique et religieux,
tout cela ne sont que leurre et motifs de division, d’incompréhension,
de haine et de guerre (esprit d’anéantissement de la différence).
Ce type de désirs sont des idéaux soit, du vent.

On peut donc considérer Mère Culture comme un état d’esprit.

L’état d’esprit sivilisé est connecté à Mère Société si vile et boulimique,
par l’intermédiaire de ses représentants, ses experts, ses règles, etc.,
dont le rôle consiste à déresponsabiliser chacun en l'abrutissant d'infos,
ainsi qu’à nous guider à travers le labyrinthe de la consommation,
en ne cessant de nous donner des directives très expertes Qualité©ISO666.

Mère Abstraction nous trompe, ment, dissimule, exploite
et pire : elle nous incite à nous déconnecter du vivant,
et à le rester, déconnecté !

Sachons comprendre cette erreur d’état d’esprit,
générant nos rapports faux et destructeurs avec la Nature.

Acceptons cet échec qui peut nous propulser…,
qui sait vers quel nouvel état d’esprit ?

Poursuivons notre route,
sans Mère Sivilisation-Idéelle-qui-prend-toujours-plus.

Voilà le choix de chacun, à notre portée.

L’état d’esprit des primitifs était autre, différent,
connecté avec l’essence de toute chose, la Nature, le vivant.

Sans forcément revenir à un mode de vie primitif,
retrouver l’esprit de « toutes les cultures possibles » ;
et après, faire face à ce qui advient.

Cessons de réprimer nos personnes, notre nature, nos élans,
ainsi que nos instincts (notamment agressifs)
et nos émotions (notamment de colère).
Réapprenons à s’accepter tel que l’on est,
à la fois gentil et méchant, doux et cruel, généreux et cupide,
intelligent et abruti, joyeux et triste (selon les événements), etc.
Et, Mesdames, reconnectez-vous à la Terre, aux éléments, aux vents,
à la magique beauté du monde naturel.

Là est le choix de chacun :
continuer à produire, en prévoyant l’achat de la dernière marchandise à la mode ?
Ou bien, cesser de produire et improviser son existence, en pensant à mesure ?

Vivre au jour le jour, comme nos cellules savent si bien le faire,
en ce soutenant les uns les autres, et en niant Mère Culture,
afin de se rapprocher de Mère Nature, Ge (ou Gaïa).




♪ ♫  Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? 
(Être heureux : sans idéaux, se sentir vivre pleinement, intensément)





4 commentaires:

  1. Eric,
    Vivre au jour le jour en effet on en est là, face à des choix simples.
    Les détracteurs tentent toujours de démontrer que c'est bien plus compliqué que cela mais dans le fond c'est ça.
    Choix simple néanmoins pas évident à faire en tote conscience.
    Bon dimanche à toi.
    Thierry

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les détracteurs rendent les choses toujours plus compliquées,
      effectivement. Et cela devient de moins en moins évident.
      D'autant plus quand on a un petit enfant...
      A toute Thierry

      Supprimer
  2. Cela fait plusieurs fois que tu écris ce genre de chose :" Cessons de réprimer nos personnes, notre nature, nos élans,ainsi que nos instincts (notamment agressifs)et nos émotions (notamment de colère)."
    Au début je ne comprenais pas, je n'adhérais pas, puis je me suis remise en question, j'ai réfléchis. Qu'est-ce que je gagne à ne pas vouloir me confronter à quelqu'un ? Qu'est-ce qui se passe si je laisse faire en apparence mais que ça me bouffe à l'intérieur ? j'ai compris que ce n'était pas méchant de dire ce qu'on pense si on ne pense pas comme l'autre, j'ai compris que la rancœur grandissait à l'intérieur et que finalement ça faisait encore plus mal que de réagir. Une fois de plus c'est la peur qui me faisait réagir comme ça, peur des conséquences de mes actes, de mes paroles, peur du changement. Mais aujourd'hui j'ose dire ce que je pense, j'ose me rebiffer et ça va mieux, ça va aller de mieux en mieux....Quand on accepte ce qu'on est ça ne peut aller que mieux !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton intervention, Vi, car tu y expliques un processus,
      que tu as vérifié par toi-même. Témoignage intéressant pour chacun.

      Comme tu l'as écrit sur ton blog : en se retournant côté passé,
      quand on en vient à se dire "tiens, il y a quelques temps
      j'aurais réagi différemment", on se rend compte de la sorte que, oui,
      on peut changer, répondre différemment et donc, penser et se comporter autrement...

      Supprimer