dimanche 30 juillet 2017

Un tout imbriqué

En ce monde, tout paraît fonctionner en système matriochka :
une vie dans une autre (les microbes sur nous, par ex.),
une dimension dans une autre, un univers dans un autre, etc.

Tout en tout entretient une interaction constante.

Quoi que l’on vive, expérimente, et quel que soit le niveau,
on finit immanquablement par se confronter à des limites,
ainsi qu’à une force, une pression, opposée au désiré.

Tension.

En ôtant les couches qui recouvrent notre être profond,
comme on le fait pour un oignon
(compréhension et prises de conscience),
on perçoit de nouvelles sphères, ambiances ;
et de nouveaux défis, apprentissages, se profilent.

La tension est importante
et sa gestion, déterminante.

Tension.
Confrontation entre deux élans opposés
ou non (fuite de l’un, par exemple).
Tension.
Friction (ou conflit),
rejet
ou attirance et fusion.

C’est la tension qu’il s’agit d’apprendre à maîtriser,
les tensions qui nous animent à chaque instant.

Savoir utiliser la force de la tension
ou savoir résister à l’impulsion ou au stimuli,
selon les circonstances et selon notre intérêt vital du moment.

Voilà ce qu’est le Mal et le Bien.
Le Mal consiste à résister alors qu’on ferait mieux de se laisser emporter,
ou, au contraire, de se laisser emporter alors qu’on aurait mieux fait de résister.
Le Bien consiste à résister quand il faut résister, lorsque c’est sensé,
et se laisser emporter lorsque c’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Sans tension, on tourne en rond, sans surprise, sans émotion, sans stimulation.
Sans tension, pas de possibilité de se surpasser ou de changer ce qu’il y a lieu,
ou de seulement se rendre compte de nos erreurs et faux pas et égarements.

Les tensions révèlent et confrontent.
De la confrontation peut émerger un résultat confortant les élans opposés.

Apprendre à utiliser intelligemment les tensions, et à les dépasser,
permet de progresser vers la neuvième étape donnant accès à tout…




Tout provient de tout et retourne à Tout.
Tout se nourrit de tout.
Tout soutient tout et s'équilibre,
l’intérieur et l’extérieur,
le pauvre et le riche,
le petit et le grand, etc.


L’être et le néant s’engendrent.
Le facile et le difficile se parfont.
Le court et le long se ferment l’un par l’autre.
Le haut et le bas se touchent.
La voix et le son s’harmonisent.
L’avant et l’après se suivent.
 
– Lao Tseu


2 commentaires:

  1. Eric,
    Pas évident à comprendre, puis à accepter. Les chiffres nous guident. C'est vrai qu'on se dit souvent que de toute façon, faut que ça passe.
    J'ai terminé Wang tome 1. Merci du conseil. Intéressant et prenant.
    Thierry

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    Réponses
    1. On ne peut accepter que ce que l'on comprend de toute notre personne.

      Nos plus lointains ancêtres, les primitifs, avaient compris
      que tout - mouvement, force, motivation, projet, idée -,
      tout élan finit par faiblir, flancher et dévier de trajectoire,
      pour revenir vers le point de départ, ou "mourir".
      Sans intervention volontaire, le mouvement forme une spirale ;
      par une intervention appropriée, on peut forcer le mouvement à clore
      le cercle (aboutissement d'une action, d'un projet, individuation, etc.)
      Voilà ce qu'enseigne l'ennéagramme (ce que j'en comprends à ce jour).

      Ciao Thierry-apprenant-le-tao-de-la-survie

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