mardi 6 mars 2018

Refuser de souffrir

Souffrir,
mal-être,
souffrance intérieure,
souffrance psychologique.

Pourquoi est-il normal, accepté, cela va de soi,
que nous ayons à souffrir ?

Mis à part pour l’industrie pharmaceutique, quel intérêt ?

Il n’est pas question, ici, des souffrances de la vie, naturelles,
comme le décès d’un proche cher à notre cœur, un accident, etc.

Il est question des souffrances infligées par certains,
volontairement,
pour leurs intérêts personnels, égotiques et financiers.

La souffrance, non naturelle ni accidentelle,
infligée par autrui, devrait être inacceptable, non ?

Qu’est-ce qui nous fait accepter d’être pressurisés ?

Influence et mode de faire (souffrir des milliards d’individus) :
Toute classe qui aspire à la domination
doit conquérir d’abord le pouvoir politique
pour représenter à son tour
son intérêt propre comme étant l’intérêt général.
– K. Marx
N’est-ce pas exactement ce qu’il se passe partout dans ce monde ?

« Représenter son intérêt propre comme étant l’intérêt général ».
Défendre l’intérêt des multinationales, de leurs actionnaires.

Violence contre la Terre.
Violence contre les êtres sentients.
Violence contre les humains les plus démunis.
Violence contre les réfugiés et immigrants.
Violence contre les résistants.
Violence contre les femmes.
Violence contre les enfants.
Violence pour imposer un mode de vie rempli de publicités suggestives.
Violence pour imposer des valeurs, croyances, coutumes et cultures modélisés.
Violence contre le sensible, le créatif, le nouveau, l’inconnu
et, pire que tout, contre le vivant !

Non-violence implorent certains opposants,
en réponse à cette violence inouïe, sans limite.
Non-violence pour faire face, se confronter,
à une légion de personnes hyper armées
obéissant à des chefs dépourvus de bon sens,
trop soucieux de plaire pour grimper un échelon et ne pas être congédiés,
afin de satisfaire des politiciens refusant d’écouter, de remettre en cause et de négocier,
rêvant de devenir des richissimes-qui-décident-et-en-veulent-encore-davantage.

Et nous acceptons.
Et nous souffrons,
pour un peu de confort, et une voiture,
en ânonnant en société, au travail, à ses enfants,
♫ « tout va très bien Madame la Marquise » ♫ ♪ ♫
en attendant le moment de se torcher la gueule ou d’avaler un psychotrope,
le ventre plus que tendu d’avoir englouti on ne sait trop quoi au juste,
les yeux rivés sur un écran, ou passant d’un écran à un autre.


6 commentaires:

  1. Eric,
    Plus qu'un droit, une nécessité. Vive la résilience.
    Cela n'empêche pa de chanter.
    Thierry

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    1. Attention avec l'emploi de ce terme "résilience".
      La résilience ne se programme pas comme un ordinateur.
      La résilience n'empêche pas de souffrir (au moment des faits).
      La résilience consiste, après les faits violents, à rebondir avec force...

      Pour l'instant, il y a abus des richissimes et politiciens,
      causant d'innombrables souffrances, injustices, déséquilibres...
      Abus, et violence avec leur méthode policée très armée.

      :) oui, chanter, danser, malgré tout,
      et résister, s'opposer à l'insensé qui fait souffrir.

      A + Thierry

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    2. Eric,
      Oh oui tout à fait il ne s'agit pas d'une baguette magique
      Juste une alternative tout à fait d'accord
      Disons que c'est un chemin qui peut aider ou pas
      Belle journée.

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    3. Salut Thierry, du coup je vais penser un texte à ce sujet
      (je croyais en avoir publié un, mais ne le trouve pas)
      A toute

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  2. je vais mettre le pied dans la fourmilière en posant une simple question.
    N'y a t'il pas violence car nous sommes trop nombreux à l'accepter ? l'accepter comme un fait immuable, comme quelque chose qu'on ne peut pas changer ?

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    1. A mon avis, oui.
      C'est exactement pour la fourmilière que tu soulèves que j'ai écrit ce propos. Cessons d'accepter de souffrir, ça suffit !
      ;)
      "Fait immuable" : avant l'Eglise nous le martelait,
      maintenant la science, les raisons politiques,
      souffrir pour plus de soi-disant "croissance"...
      A + Virevolte

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